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J. ATKIN (The Lancet, 3 novembre 1945), rapporte le cas d’une femme de trente-huit ans, ayant reçu une dose de 24,4 gr. de Thiouracil en trois mois, chez laquelle apparut de la confusion mentale, avec hallucinations visuelles et auditives. Les troubles mentaux disparaissent complètement vingt jours après la cessation du traitement.
Dans ce cas, la confusion mentale peut, en toute certitude, être attribuée au Thiouracil et non à la toxémie thyroïdienne puisque, d’une part, on avait noté une amélioration importante de l’état basedowien et que, d’autre part, l’arrêt du traitement avait entraîné la cessation des hallucinations.
Différents auteurs ont signalé des cas semblables.
Chez une femme de trente et un ans, ayant obsorbé 22 gr. de Thiouracil en sept semaines, le M. B. de + 42 % était tombé à + 5 |(%; des troubles mentaux apparurent. L’interruption du traitement entraîna le retour de l'intégrité mentale. Dès la reprise du traitement, les troubles psychiques réapparurent, il fallut cesser définitivement chez cette malade, l’administration du Thiouracil.
R. KEATING a observé de la confusion mentale accompagnée de myoclonies de la face.
Plusieurs cas de somnolence ont été rapportés.
Les troubles psychiques dus au Thiouracil sont, dans l’ensemble, peu graves et cèdent toujours quelque temps après la cessation du traitement.
Connaissant les divers accidents, les uns bénins, les autres sévères, de la Thiouracilthérapie, il convient, au cours de l’application de cette thérapeutique, afin de les dépister précocement, de surveiller très attentivement les malades. On ne doit pas entreprendre une cure si l’on n’a pas la certitude que le malade se soumette à des fréquents examens.
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Cliniquement, il faut rechercher les réactions cutanées discrètes, surveiller le pharynx. Le patient devra prendre sa température de temps en temps, il devra signaler au médecin toute sensation anormale (prurit, setc);
Les examens de laboratoire répétés devront porter :
a) sur le M. B. pour dépister un début de Myxœdème au cas où le traitement aurait dépassé le but.
b) Sur la formule sanguine : si la leucopénie s’accentue progressivement, il est indiqué de suspendre le traitement momentanément et d’administrer des extraits de foie, si on ne l’a déjà fait.
En observant strictement ces règles, on peut réduire au minimum les accidents de la Thiouracilthérapie; on enregistre cependant, nous l’avons vu, en moyenne un cas de mort sur 1.000 et des incidents dans la proportion de 13 %.