Conseil de Genève, 173 mercredi 2 juillet
0. François Turretin, recttur de l'Académie de Genève en 1668, né en 1623, mort en IrtST, il professait la théologie depuis 1618; sa famille était originaire de Lucques.
fortement. Et de François Bonvard, s'il no luy a pas dit qu'il n'y avoit pas tant de mal en l'Eglise Romaine comme l'on disoit et diverses autres choses qui marquoyent le peu de fermeté qu'il avoit pour la Religion^
Grâce à la contre-enquête, les dires de Foigny perdent beaucoup de leur importance, ils apparaissent comme de simples boutades excusables dans le milieu où il s'y est livré.
Le premier témoin nest plus le sieur Ramondon, mais le sieur de Bary, il confirme les confidences de Ramondon au sujet de l'Evêque de Genève et de l'Eglise romaine, mais nie absolument les propos de Foigny sur la lâcheté des Suisses; il se serait seulement étendu sur la guerre de Hollande. Foigny, d'ailleurs, excellent père de famille, fait lire journellement la parole de Dieu à ses enfants, et lui-même Ramondon a prié quelquefois Dieu avec eux !
François Bonvard, second témoin, est complètement d'accord avec de Bary. Il n'a jamais rien vu que dhonnête dans la maison de Foigny, et celui-ci lui a fait le plus grand éloge de sa propre femme.
Avec Ramondon nous avons, au contraire, la justification complète du rapport Turretin comme on va le voir dans « l'information » de J. Dupan :
Information prise par nous Jean Dupan, ancien Syndic, commis par arrest de nos Seigneurs le (la date manque) juin 1615 contre le sieur Fougni et suivant le mémoire à nous donné par Monsieur le Professeur Turretin de la part de la Vénérable compagnie des Pasteurs et Professeurs de ces te Eglise. Du 2 juillet J 673.
Et premièrement le sieur Nicolas, fils de feu 'Jaques De Barri, citoyen, maîti'e orlogeur, aagé de 48 ans, après avoir preste serment de dire vérité, interrogé sur les faits contenus dans ledit mémoire a dict et déposé estre vray que le nommé Raymondon, peintre, luy dict, il y a environ quatre jours que le sieur Foucigny, luy parlant des affaires du temps, luy avoit dict que Messieurs de Genève ne pourroient pas éviter de recevoir l'Evesque si le Roy le vouloit, mais quant au surplus dont il a esté interrogé contenu audict article concernant les Suisses principalement, n'en avoir rien ouy dudict Raymondon, ne luy ayant dict autre chose sur ce subject que ce qu'il a déclaré ci-dessus.
Item a dict et déposé estre vray que ledit Fougni est assez libre à parler sur tout quand il parle de la guerre d'Holande.
Item que discoui'ant ensemble il luy dict qu'il y avoit beaucoup de bonnes choses en l'Eglise Romaine et qui n'estoyent pas à rejetter, ce que pourtant fust sans conteste de part ny d'autre.
Item a dict n'avoir remarqué que le dict Fougni vivoit bien en sa