DE LA LANGUE AUSTRALIENNE ET DES ÉTUDES DE CE PAYS
Ils se servent des trois façons d'expliquer leurs pensées qui sont en usage en Europe, à savoir des signes, de la voix et des lettres formées^'. Les signes leur sont fort familiers, et j'ay remarqué qu'ils passent plu sieurs heures ensemble sans se parler autrement jaarce qu'ils sont fondez
a) Var. 1692 : prodigieuse que leur adresse. — b) certaines baies. — c) dix et douze.
— d) danseur de corde, ou voltigeur parmi nous. — e) agilité. — f) m'excusois sur.
— g) grossière. — fi) de l'écriture.
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sur ce grand principe, « que c'est en vain qu'on se sert de plusieurs moyens pour agir, quand on peut agir avec peu. »
Us ne parlent donc que lors qu'il est nécessaire de lier un discours et de l'aire une longue suite de propositions. Tous leurs mots sont monosyllabes, et leurs conjugaisons sont les mêmes pour la méthode. Par exemple ; al", signifie aimer; leur présent est « la », « pa », « ma », j'ayme, tu aymes, il ayme; « lia », « ppa », « mma », nous aimons, vous aimez, ils aiment, lis n'ont qu'un prétérit que nous appelions parfait, « Iga », « pga », « mga », j'ay aimé, tu as aimé, etc.; « llga », « ppga », « mmga », nous avons aimé, etc. Le futur « Ida », « pda », « mda », j'aimerai, etc.; <( Uda », « ppda », mmda », nous aimei'ons, etc. « Travailler » eu langue Australienne c'est « uf », « lu », « pu », « mu », je travaille, tu travailles; « Igu », « pgu », « mgu »; j'ay travaillé, etc.
Us n'ont aucune déclinaison, ny même aucun article, et très peu de noms. Ils expriment les choses qui nont aucune composition par une seule voyelle, et celles qui sont composées par les voyelles qui signifient les simples principaux'"^ dont elles sont composées. Ils ne reconnoissent que cinq corps simples, dont le premier et le plus noble est « le feu » qu'ils expriment par « a »; le suivant est « 1 air » signifié par « e »; le troisième « le sel » expliqué par « o »; le quatrième « l'eau » qu'ils appellent « i »; le cinquième « la terre » qu'ils nomment « u ».
Pour faire les distinctions individuelles, ils appliquent des consonne^ qu'ils^' ont en bien plus grand nombre que les Européens. Chaque consonne signifie une qualité qui convient aux choses signifiées par les voyelles : Ainsi B. marque clair; C. chaud ; D. désagréable; F. seC, etc.; suivant ces explications, ils forment si parfaitement leurs noms qu'en les entendant on conçoit aussitôt V explication et la définition de ce'^ qu'ils nomment. Ils nomment les Etoiles « Aeb », mot qui explique leur composition de feu et d'air avec la clarté'^. Ils appellent le soleil « Aab » ; les oyseaux « Oef », marque de leur solidité, etàc leur matière aérieone" et 8èche< L'homme « Uel »^ qui signifie sa substance partie aérienne, partie terrestre, accompagnée d'humidité, et ainsi des autres. L'avantage de celle façon de parler est qu'on devient philosophe en apprenant les premiers éléments'^, et qu'on ne peut nommer aucune chose en ce pays qu'on n'explique sa nature en même temps, ce qui passeroit pour miraculeux auprès de ceux qui ne sont pas avertis du secret dont ils se servent à cet e/fet^\
Si leur façon de parler est si admirable, celle d'écrire l'est encore davantage. Us n'ont que des points pour expliquer leurs voyelles, et ces points ne se distinguent que par leur situation. Ils ont cinq places, la supérieure signifie l'A, la suivante l'E, etc., par exemple :
.1) Var. 4692 : principaux d'entre les corps simples. — h\ Tous leurs adjectifs et leurs •'•pitlièles se marquent par une seule consonne dont ils. — e) la nature de la chose. — d) l'ait entendre tout d'un coup les doux cor])s simples dont cites sont composées et qu'elles sont avec cela lumineuses. — <•) piquante. — f} Uez. — g) mots qu'on prononce. — fi) de leur alpliabcl et de la cumposiliou de leurs mots.