‹ Les successeurs de Sir John Franklin [microforme]Chapitre 8 sur 28 · DR 2 SEEN LE · texte numérisé non relu

DR 2 SEEN LE

1 (M de longitude ouest, la Germania hissa le pavillon ] | l national aux trois couleurs, en mémoire du géoi graphe allemand Mercator. L Lil Le 5 août, on toucha enfin la côte groënlandaise. 1 ù dl C'est avec le sentiment d’une joie indicible que le I lil capitaine Koldewey annonce cet événement. Il I [il avait accompli la première partie de sa tâche. Il l [l À était sur le terrain qui allait servir de base à ses I L opérations. La Germania était approvisionnée de c l tout pour deux ans. Enfin, malgré la séparation d de la Hansa , on se sentait de force à accomplir de LL

grandes choses. 1

Avant de reprendre le récit des aventures de la P

Germania, il est bon de donner à nos jeunes lec- a

[1h teurs une idée de la configuration géographique f [I h de la partie de la côte groënlandaise visitée par L } le capitaine Koldewey. Cette partie comprise entre 8 les 72° et 76° degrés, se découpe en baies larges et F

embarrassées d'îles ou bien en fjords sinueux et d

profonds, en sorte qu'elle présente un contour el

déchiré et comme tourmenté par tous ces acci- u

dents. Voici, du sud au nord, le nom de tous les P

fl enfoncements creusés par lu mer : c'est d'abord n

l le fjord François-Joseph, le plus long de tous; g ensuite la baie de Gaël-I1lamle, qni communique a

avec plusieurs fjords plus étroits et moins pro- n

fonds que le précédent; puis la baie d'Ardencaple; la

enfin la baie Dove, la plus septentrionele, Toutes n

él

es baies sont presque fermées à la mer par des iles qui en embarrassent l'entrée. La grande île

d et 16° 6’ e pavillon > du géo-

nlandaise.

ble que le \ement. Il 1 tâche. Il ase à se8 ionnée de séparation >2omplir de

ures de la eunes lecgraphique isitée par prise entre larges et sinueux et n contour ces accile tous les st d'abord de tous; nmunique joins prordencaple ; le, Toutes r par des grande Île

Clavering , presque arrondie, remplit cette baie au point souvent de ne laisser qu’un étroit )assage entre elle et le continent. Un de ces passages se nomme le fjord Fligely, un autre le fjord Tyrolien, un troisième le fjord Loch-Fine. À l'entrée de la baie d'Ardencaple se trouve l'ile de Kuhn » AVEC sa muraille noire, montagne de basalte de onze cent trente et un mètres de haut. Enfin, devant la baie Dove, s'étend, suivant une ligne droite, le groupe des îles Kold :wey. Des presqu'iles assez irrégulières de forme et d'aspect se profilent sur la carte, séparant les baies les unes des autres. Il y a la presqu'île de Hochstesten , qui protège la baie d'Ardencaple, et la presqu'île de Haystack, toute petite, de forme arrondie, et me tenant à la côte que par un isthme fort étroit. Les îles sont en général voisines de la côte. Celles qu'on rencontre «en allant du sud au nord sont : l'île Boutchaë, à l'entrée du fjord François-Joseph; l'île Jackson, à l'entrée de la baie de Gaël; l'île Sabine, très rapprochée de la côte, dont elle est séparée par l'étroit canal de Clavering; et un pou plus au nord, l'île du Petit- Pendule, C'est la première de ces deux îles qui a été le port d'hivernage de la Germania. La seconde joue aussi un grand rôle dans le rapport de l'expédition. Nous avons nommé l'ile Kubn et les îles Koldewey; il ne nous reste plus à mentionner que l'île Shannon, la plus grande de toutes, et qui sera souvent nommée par la suite. Fort irrégulière et assez élcignée de la côte, elle fut souvent l'objet des explorations des hommes de la Germania. Mais

RS A orne | 2 “ Reg mar DA Er

il est temps de reprendre le récit des événements 14 dont ces parages furent le théâtre. 4

C'est le 7 août que les marins de la Germania 1 allèrent faire en canot une reconnaissance sur la terre ferme.

Le 10, conformément aux instructions reçues au départ, ils élevèrent une pyramide de pierre É sur la pointe orientale du pays, et, à vingt mètres 4 au nord de cette pyramide, ils déposèrent dans un 4 trou un document où étaient inscrites les dates principales du voyage.

Quelques jours après on reconnut l’île Shannon, On trouva sur le rivage des traces de tentes a d'Esquimaux, et comme les hommes gravissaient

| | une colline, ils aperçurent de loin un gros animal e” L d'une forme inusitée, ne ressemblant ni à un ours, “ L ni à un renne, ni à aucun autre animal décrit dans La 1h les précédentes explorations polaires. C'était un s. ‘4 bœuf musqué. Ses longues cornes, son abondante LE fourrure, son odeur de musc que l'on reconnut

È aisément après qu'on l’eut tué, tous ces carac- 4

fl tères frappèrent les marins de la Germania, qui n'avaient jamais assisté à une chasse pareille. Ils reconnurent même que les bœufs musqués sont communs à une latitude très avancée, sous un climat où le renne ne se montre plus.

Le 12 août, le soleil commença à se lever et à se coucher pour les hommes de la Germania. Les | étoiles commencèrent à paraître; mais à l'aide du crépuscule, se prolongeant fort avant dans la nuit, on pouvait lire l’imprimé le plus fin.

Pme MD

événements

a Germania ance sur la

tions reçues le de pierre vingt mètres ‘ent dans un es les dates

l’île Shanes de tentes gravissaient gros animal ai à un ours, | décrit dans . C'était un n abondante on reconnut s ces caracrmania, qui pareille. Ils usqués sont fe, sous un

se lever et à rmania. Les s à l’aide du dans la nuit,

Après avoir reconnu que toute tentative au nord était impossible pour le moment à cause des glaces, on comprit qu'il n'était que temps de mettre la Germania à l'abri dans un ben mouillage, et l'on choisit, à cet effet, l'extrémité sud de l’île Sabine.

Le 13 septembre de cette même année 1869, la Germania fut dirigée vers l’île Sabine, et à dix heures ct deiuie du matin on jeta l'ancre dans un petit havre, où le navire devait séjourner durant dix mois.

Le traîneau allait désormais être le véhicule à l'aide duquel on explorerait la terre et les champs de glaces. Une tente y fut jointe pour abriter voyageurs et chasseurs pendant les stations et pendant les nuits. Les courses devenaient dangereuses. Un jour, pendant qu'on était à table, c'était un renard qui venait audacieusement, sous la tente, demander sa part du festin; une autre fois qu'on avait décampé, un ours dépité de ne plus trouver que les débris insignifiants du festin s'était bravement mis aux trousses des fuyards. On tua l'un et l'autre.

Un des savants de la Germania qui devait rendre son nom illustre dans les voyages arctiques, Julius Payer, fit dans l'île de Kuhn une découverte d'une importance capitale, Il remarqua sur le côté sud de l'île une masse d'une couleur brillante qui tapissait une vallée assez spacieuse, sur une étendue de deux mille pieds, Ce n'était rien moins que d'épaisses couches de “’.arbon alternant avec

MR a nd

à © : Las pen mme

Page 1