II. -— LES PERIVISCERITES A MANIFESTATIONS CLI- NIQUES
Mais la plupart de ces périviscérites constatées à l’examen radiologique resterait latentes. Henri BEGLÈRE reconnaît que ces adhérences ne sont pas tout et qu’un facteur moral vient souvent jouer dans le déterminisme des troubles. GossEr et PETIT- Duraizis écrivent tout net : « On observe ces modifications indifféremment chez ceux qui souffrent et ceux qui se déclarent guéris ».
Voyons rapidement les troubles qui relèvent de la périviscérite post-opératoire.
A) La sténose pylorique s’observe assez rarement. Il est inutile d’insister sur ses symptômes cliniques et radiologiques classiques. C’est le seul cas où les constatations radiologiques ont toute leur valeur.
B) La sténose duodénale. On peut rencontrer une sténose bulbaire qui se manifeste exactement par le même syndrome clinique qu’une sténose pylorique et qui comporte d’ailleurs le même traitement chirurgical : la gastroentérostomie. Mais le seul aspect d’un bulbe sténose ou dilaté n’a aucune valeur par lui-même. Très rarement le chirurgien trouvera une bride unique, en ficelle, barrant le bulbe et dont la section supprimera les troubles. On a décrit exceptionnellement des sténoses duodénales sous vatériennes avec de grands vomissements bilieux.
C) Douleurs permanentes. Certaines douleurs permanentes peuvent être attribuées à la périviscérite, encore que l’on n’en ait guère de preuve. Un des meilleurs tests thérapeutiques est l'amélioration par des séances de diathermie ou d’ondes courtes répétées.
Voici une observation où il semble que les douleurs soient liées à des adhérences. Mais il existe, en outre, une hépatite.