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OBSERVATION XXIV

HÉPATO-CHOLÉCYSTITE (PÉRIVISCÉRITE, CRISES DOULOUREUSES), TUBAGES SANS BILE, B. ÉVENTRATION.

Mme Lem.… La malade vient consulter pour des crises douloureuses de l'hypochondre droit. Elle a été opérée le 9 février 1928 d’une cholécystite calculeuse (D' DenickeR). Elle avait eu auparavant des crises douloureuses dans l’hypochondre droit, avec irradiations en ceinture et vers l’épaule, durant 10 minutes à 2 heures, suivies de vomissements bilieux, survenant 4 à 5 heurëés après les repas du midi. Ces douleurs duraient souvent 8 jours de suite, puis disparaissaient pendant des intervalles de 10 à 15 jours.

Jamais avant son opération, la malade n’avait présenté d’ictère.

Les suites opératoires semblent avoir été bonnes malgré un hématome, mais la malade a recommencé à souffrir trois semaines environ après l’opération. Au début, douleurs dans le dos, puis au même siège qu'avant l’opération avec irradiations à gauche.

Trois petites crises : 11 mai, 1° juillet et 1% septembre d’une durée de deux à trois heures, à horaire très variable. Sensation de torsion de l’estomac, nausées mais pas de vomissements. Entre ces crises et même pendant ces crises, la malade digère très bien.

Antécédents : constipation avec parfois crises diarrhéiques.

Bien réglée. Deux enfants bien portants; pas de fausse-couche. En 1915, la malade est mise dans un plâtre pour scoliose.

Examen : éventration au niveau de la cicatrice opératoire.

Douleur vive au point vésiculaire. Sensibilité dans le flanc droit. Douleur au niveau de la fosse iliaque droite. Cœur normal. Douleur vive au niveau de la colonne lombaire. Réflexes vifs. Varices de la jambe gauche. Furonculose.

Le 23/10/28 : l’origine probable de ces crises parait relever d’une péri-duodénite résiduelle. Essai de traitement par drainage biliaire et ultérieurement, duodénographie.

16/1/29 : Réopérée pour éventration ?

9/#/29 : Guérison après drainage biliaire. Vient au tubage le 17/4/29.

Le 13/5/29 : de nouveau état nauséeux. Deux petites crises biliaires douloureuses. Reviendra au tubage à 15 jours de distance.

1 juillet 1930 : tubages réguliers toutes les semaines.

Jusqu'au milieu de Juin, la malade n’a plus souffert, plus de nausées.

Depuis trois semaines, les tubages ramènent très peu de bile noire. En même temps réapparition des douleurs sourdes, intermittentes dans lhypochondre droit et la région lombaire. Etat nauséeux constant. L’appétit est conservé. Les selles sont régulières actuellement.

Examen : Toute la région de l’hypochondre droit est sensible, plus sensible dans la région vésiculaire, et aux inspirations fortes.

Le 20 octobre 1930 : revient après traitement par liqueur de Schoum, teinture de belladone.

A été soulagée par douze séances de diathermie (la dernière 18/4).

Il y a un mois, épisode grippal qui a laissé de l’asthénie; depuis elle se plaint de points douloureux variables. N’a plus de véritables crises douloureuses dans l’hypochondre droit mais l’état nauséeux persiste. Pas de diarrhée, légère sensibilité douloureuse dans lhypochondre droit (reprise des phénomènes douloureux de périviscérite) avec troubles gastriques intermittents.

Dosages fréquents et sels biliaires avant traitement.

Le 5 janvier 1931 : la malade doit avoir maigri de 15 livres depuis Novembre.

2 septembre : aucun trouble digestif. Obésité.

Epreuve de l'excrétion vésiculaire: pas de réponse vésiculaire (11/10/28).

16 mai 1933 : la malade vient de nouveau consulter.

A la suite d’une grippe en Janvier 1933, elle a eu de la périphlébite (douleurs persistantes avec œdème du membre inférieur gauche à la fatigue). Depuis elle se sent très fatiguée, se plaint de palpitations, d'arrêt du cœur. Les crises douloureuses se sont atténuées, en barre dans la région épigastrique.

Examen : grands droits très écartés l’un de l’autre. Hypochondre gauche très douloureux à la pression. Sensibilité sous-hépatique. Foie de dimensions normales. Fosse iliaque droite sensible.

20 décembre 1934: normal.

Radio. Lavement. Flexuosites pelviennes un peu trop accentuées. Gros et long cœco-ascendant, réflexe iléal.

Petit estomac hypertonique, horizontal, attiré vers la droite.

Bulbe duodénal caché par derrière le pylore et difficilement accessible à l’examen radiologique. L’opacié et les contours du bulbe sont réguliers, le transit duodénal est facile.

La palpation de l’estomac et de la région pyloro-duodénale est douloureuse.

18/12/34: revient pour deux crises douloureuses post-prandiales survenues depuis une semaine,

Une demi-heure après le repas, douleur vive, pongitive dans l’hypochondre droit avec irradiations inter-scapulo-vertébrales.

Nausées, mais pas de vomissements.

Pas de constipation, ni de diarrhée.

Le lendemain de la crise, subictère.

En même temps, depuis trois semaines, asthénie intense, amaigrissement progressif.

11 septembre 1935 :

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Urée sanguine 1, SRI SR OR 1 gr. 20

Epreuve de l’excrétion vésiculaire : Pas de Bile B. D) Eventrations :

Il semble enfin que la périviscérite joue un rôle primordial dans les douleurs provoquées par les éventrations.

Certaines éventrations considérables sont admirablement supportées par les malades, tandis que d’autres sont le siège de douleurs presque permanentes. Cependant les unes et les autres s’accompagnent de périviscérite ainsi qu’en témoigne l’examen radiologique. |

Voici une observation d’éventration avec énorme déplacement des organes, ne se manifestant par aucun trouble.

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