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IT. — LES RESULTATS SELON LA NATURE DE LA CHOLECYSTITE OPEREE

Les statistiques publiées dans cet esprit revêtent un tout autre intérêt.

Deux chapitres sont à distinguer :

1° résultats selon l’importance des lésions vésiculaires.

2° résultats dans les cholécystites avec ou sans calculs.

1° RESULTATS SELON L’IMPORTANCE DES LESIONS VESICULAIRES.

HARTMANN, GOSSET, PETIT-DuTAILLIS ont, les premiers, montré que les résultats étaient d'autant meilleurs que la vésicule enlevée était plus gravement lésée. Les cholécystites suppurées donnent des résultats admirables, tandis que la cholécystite légère expose aux pires complications. Cette notion s’explique d’elle-même : dans un cas, on enlève un foyer purulent, une vésicule exclue, ne fonctionnant plus depuis longtemps : l’opération n’apporte que des améliorations. Dans l’autre cas on enlève une vésicule, à la limite du pathologique, on supprime un organe en plein rendement, d’où perturbation. Par ailleurs, les troubles étaient dus à une autre atteinte viscérale, maïs non à la vésicule d’où persistance des troubles antérieurs. GOSSET et PEerir-DuraizLis obtiennent 60 % de très bons résultats et 30 % de bons après cholécystectomie pour cholécystite grave. KUNATH étudiant deux séries de 100 cholécystectomies pour lithiase et pour cholécystite simple rapporte les chiffres suivants : les vésicules non calculeuses légères donnent après intervention 24 % de guérison complète, celles à lésions moyennes 37,5 %, les cholécystites avec forte atteinte de la paroi vésiculaire 100 %. Les proportions restent les mêmes dans la lithiase. Lésions minimes : 33,3 % de guérison, lésions moyennes 52,6 %, lésions importantes 59,4 %.

WILSON, LEHMAN et GOODWIN rapportent une statistique tout à fait concordante, 82 % de succès en cas de fortes lésions vési-

culaires, 76,6 % en cas de lésions modérées et 57 % en cas de lésions légères.

Comme l'écrit KunNaTH « Les résultats sont d'autant meilleurs que la vésicule est plus atteinte ».

Par contre, on ne peut se fier absolument à la cholécystographie pour préciser l'importance des lésions vésiculaires. GRA- Ham et Macxey, KunarTx constatent des discordances entre les résultats opératoires et cholécystographiques. Les vésicules invisibles, après absorption de trétraiode, donnent 49 % de succès complets, celles qui sont faiblement visibles n’en donnent que 19,1 %. Mais les vésicules parfaitement visibles fournissent 35,7 % de résultats excellents, alors que, en principe, le chiffre devrait être plus bas puisqu'il s’agit de vésicules à parois saines. KunarTu incrimine le diabète qui favorise, par son hyperglycémie, on le sait, la coloration de la vésicule. L’ulcère duodénal ou les spasmes du tube digestif lui semblent jouer également un rôle. Cet auteur a constaté que sur 51 vésicules visibles : 3 étaient normales à l’examen histologique, 14 présentaient des lésions minimes, 1 était une vésicule fraise, 19 avaient une inflammation modérée et 14 des lésions importantes. Par contre dans une série de 18 vésicules bien visibles, on ne trouvait qu’un seul cas avec lésions sérieuses, 6 avec lésions moyennes. Les autres étaient normales ou subnormales.

Il ne faut donc pas tenter d'établir un parallélisme absolu entre la visibilité après cholécystographie et les lésions pariétales. Si la vésicule est bien visible, il est vraisemblable qu’elle est normale. Si la cholécystographie se montre négative, il ne faut pas se hâter sur ce seul signe de conclure à des lésions importantes du cholécyste, mais songer aux causes d’erreur, telles qu’une non-absorption intestinale ou qu’une hyperglycémie qui rend visible la vésicule avant même que l’on prenne le cliché.

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