MES DS
en dehors de ce symptôme primordial, il n’existe pas d’ictère chirurgical ». Il va même plus loin et estime que le volume du foie est proportionnel au degré de la rétention. « Il doit y avoir concordance entre l’amplification hépatique et le degré de la rétention ». Si l’on « trouve un foie trop petit pour un ictère trop intense... il ne peut s’agir que d’hépatite ictérigène» . Il en est de même s’il existe un « ictère trop léger pour une augmentation trop considérable du foie ».
Voici quelques renseignements sémiologiques sur le gros foie des cholostases :
Le bord antérieur n’est jamais dur et tranchant, il ne fait jamais saillie en avant comme dans la cirrhose ou le cancer. « Son bord inférieur, loin d’être tranchant et saillant est, au contraire, assez mousse et doit être recherché dans la profondeur » (BRULÉ).
Cependant il existe des causes d’erreurs. Un ictère léger au cours d’une hépato-cholécystite, s'accompagne toujours d’une légère intumescence hépatique. De même certains ictères par hépatie, lorsqu'ils se prolongent peuvent déterminer une hypertrophie du foie assez considérable.
Il faut en somme retenir comme argument clinique, l’allure évolutive de l’ictère, et surtout l’hépatomégalie des cholostases.
B) LES EXPLORATIONS BIOLOGIQUES ont été multipliées pour venir en aide à la clinique défaillante. En effet, on ne trouve guère dans les cas qui nous intéressent d’ictère cholostatique pur, presque toujours s’ajoute une note d’hépatite.
1° Un tubage duodénal est indispensable pour montrer sil s’écoule de la bile dans le duodénum. Il faut bien savoir néanmoins que dans la plupart des ictères par rétention, on peut recueillir de la bile. Son absence totale constatée à plusieurs examens, permet évidemment un diagnostic ferme d’ictère par rétention, mais répétons-le, ce cas est rare : il se réalise en cas de compression extrinsèque du cholédoque.
2° Le dosage des pigments et des sels biliaires, du cholestérol sanguin vont apporter par leur évolution des renseignements précieux.