IL: = LES ICTERES PARMEAEPRAMNELE
Nous étudierons d’abord les ictères par hépatite, car ce sont les plus fréquents, et ceux dont l’aspect clinique est le plus simple. Certes leur diagnostic donnera lieu à de nombreuses erreurs, car ils peuvent accompagner un obstacle sur la voie biliaire principale ou même en constituer la principale manifestation. Il importe au plus haut chef d’en poser le diagnostic, Car une intervention se montrerait dans un tel cas inefficace, voire dangereux. On peut en décrire deux variétés :
a) L’ictère bénin.
b) L’ictère grave.
A) L’ICTERE BENIN.
Cest le plus fréquemment observé. Il évolue sous l'allure d’un ictère catarrhal.
a) Symptômes. — Le début en est généralement brusque,
ere nee
précédé de nausées, de douleurs épigastriques. Parfois l’intensité des douleurs évoque une douleur hépatique et viendra orienter vers le diagnostic d’ictère par rétention.
Souvent on le voit survenir à l’occasion des règles, sans qu’il soit toujours possible de préciser à quel moment : certains précèdent d’un jour ou deux l’époque des règles, d’autres surviennent en cours des règles ou bien leur succèdent. Il est rare d'observer chez la même malade un horaire constant. Quoi qu’il en soit il serait difficile de ne pas incriminer le rôle de l'ovaire et peut-être de l’hypophyse dans son déterminisme et le terme de syndrome hépato-endocrinien proposé par M. E. BixeT et R. JAHIEL semble tout à fait justifié.
Nous ne décrirons pas l’aspect clinique de cet ictère. Rappelons seulement que ce peut être un ictère foncé, s’accompagnant parfois même de prurit, ou bien un ictère prolongé durant plusieurs semaines. Ces éventualités ne doivent pas faire à priori adopter l'hypothèse de cholostase.
L'évolution se fait vers la guérison en 2 ou 3 semaines.
Le pronostic immédiat ne revêt aucune gravité, mais il faut noter pour l’avenir cette atteinte brutale de la cellule hépatique qui reste grave bien qu’éphémère.
Le moyen de diagnostic le meilleur sera l'épreuve de la galactosurie provoquée. Si l’on a la chance de voir le malade dès le début de son ictère, une épreuve galactosurique donnera d'emblée une formule d’hépatite : forte concentration proximale, concentration distale nulle, faible quantité de galactose total éliminé : moins de 1 gr. 50. Si l’on répète cette épreuve de semaine en semaine, on observe les mêmes troubles. Au contraire, un ictère cholostatique présente au début une galactosurie sensiblement normale, et ce n’est que progressivement, au fur et à mesure que l’infection gagne le foie, que pourra se développer une hépatite se traduisant par des troubles de la galactosurie.
On ne peut guère tirer de renseignements précis du tubage duodénal, car les obstructions calculeuses laissent presque toujours filtrer de la bile. BRULÉ, BENGOLEA, dans les calculs du cholédoque ont toujours ramené de la bile.
Nous possédons une observation d’ictères par hépatite récidivant à l’occasion des règles et qui sont actuellement en voie de disparition maintenant que notre malade s’achemine vers
la ménopause.
Une fois même posé le diagnostic d’ictère par hépatite, LÉ nouvelles causes d’erreur peuvent surgir : témoin cette observation d’une malade qui, après un ictère mécanique par blessure du cholédoque, présentait des poussées d’ictère douloureux que fit disparaître un traitement antisyphilitique. Il devait s’agir vraisemblablement, d’une hépatite syphilitique, car une série de Novarsenobenzol, bien qu’elle fut mal supportée, arrêta les poussées ictériques.