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avec irradiations dorsales et scapulaires droites. Ces douleurs sont augmentées par le fait de lever le bras en l’air. La malade vient de faire une poussée d’angiocholite avec fièvre, douleurs, ictère franc, et vomissements bilieux. Le 15 juillet se déclare très améliorée par des tubages en série. S’alimente facilement et mange de tout sans douleurs. Léger élément psychique: ne pouvait monter dans le train sans de terribles souffrances.
21 octobre : Se plaint du retour des crises douloureuses avec subictère et vomissements bilieux qui terminent parfois la crise douloureuse.
27 avril 1928 : Après plusieurs mois d'amélioration se plaint de nouvelles crises, au moment de ses règles.
Examen : Cicatrice verticale adhérente, douloureuse dans la région vésiculaire. On fait une cholécystographie le 19 novembre 1927. On ne voit pas d’opacification des voies biliaires, par contre, le bord inférieur du foie est particulièrement visible, comme s’il existait à ce niveau, une opacification due au tétraiode.
Estomac : spasmes durant quelques minutes; image de périviscérite
17 avril 1935 : Entre dans le service pour un ictère intermittent datant de 6 semaines.
Depuis 4 mois souffre dans l’hypochondre gauche surtout dans la station debout. Somnolence après les repas, appêtit capricieux, pas de vomissements sauf lors des poussées d’ictère. Constipation opiniâtre.
Examen : Malade amaigrie; ictère très léger, selles légèrement décolorées. La partie gauche de l’épigastre est contracturée et douloureuse. Le foie déborde d’un travers de doigt les fausses-côtes; le rein droit est ptosé, pas de splénomégalie.
Système nerveux : abolition des réflexes achilléens et médio-plantaires.
Signe d’ARGYLL ROBERTSON.
Antécédents personnels : première grossesse, vomissements continuels, douleurs de l’hypochondre droit pendant toute la grossesse. Poussézes d’ictère très fréquentes.
Deuxième grossesse : phénomènes identiques, arrêtés au 4° mois par une fausse-couche.
Pas de syphilis avouée. Pas de fièvre typhoïde.
Quatre jours après son entrée, la malade sort sur sa demande, en proie à une crise de désespoir. Elle avait apporté son révolver à lhôpital pour se suicider ou tuer quelqu'un « pour ne pas mourir seule ».
Un tubage duodénal pratiqué le 13 mai ne ramène pas de bile B. Pas de microbes.
Après sa sortie de l'hôpital un B. W. fait en ville est positif. Elle reçoit, 18 injections de iodobismuthate de quinine, qui fait disparaître les douleurs et les poussées d’ictère. Augmentation de poids de 2 kgs. La malade se sent plus forte.
Une série de Novar s’accompagne à chaque piqûre de nausées et
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d’asthénie. À la 3° injection, la malade ayant constaté une diminution notable de l’ictère, exige de son médecin qu’il continue ce traitement.
On doit interrompre le traitement et le remplacer par des injections de bismuth. L'ictère a complètement disparu mais la malade refuse de se laisser soigner et présente des crises de dépression.
B) L’ICTERE GRAVE.
L’ictère grave par hépatite semble rare.
Le seul cas que nous connaissions a été rapporté par P. Harvier et J. CAROLI à la Société médicale des Hôpitaux.