ET ES
hépatique lui montre que des travées épithéliales adjacentes (périportales) sont plus ou moins dissociées. La cellule hépatique est sensiblement bien conservée. Hyperplasie diffuse des cellules de KUPFFER »,
Ce compte-rendu histologique est en faveur d’une hépatite.
Certes qu’il existe des cas de spasme du sphincter d’Oddi, notre intention n’est point de le nier, mais il nous paraît abusif de lui faire jouer un rôle aussi important. On a comparé le sphineter d’Oddi au pylore. Il n’existe pas de spasme pylorique absolu durant des mois, ne cédant à aucun antispasmodique; ou alors on est en présence d’une lésion pylorique aggravée de spasime.
Or l’auteur admet que le spasme du sphincter d’Oddi est une manifestation refiexe d’une lésion cholédocienne, duodénale ou pancréatique.
On conçoit que les notions expérimentales d’après lesquelles la cholécystectomie détermine une hypertrophie du sphincier aient exercé une influence sur cette doctrine. Mais néanmoins ce spasme devrait céder aux antispasmodiques comme on l’observe expérimentalement et comme PriIBRAM l’a démontré après injection opaque intracholédocienne. Or, l’atropine n’a jamais guéri un ictère. Les tubages duodénaux améliorent des ictères de tous ordres. Le traitement chirurgical préconisé par PAVEL, consiste en une dérivation : cholécystectomie ou cholécystoduodénostemie. Mais c’est le traitement chirurgical des ictères par hépatite (CAROLI et BENOIT).
MarGras qui a bien étudié le transit biliaire par cholangiographie conclut : « nous avouons ne pas avoir découvert les critères sur lesquels s’appuient les auteurs pour affirmer un tel diagnostic. Il importe donc à l’avenir de ne parler de spasme du sphincter d’Oddi qu’en indiquant la durée pendant laquelle on assisté au remplissage de tout l’arbre biliaire sans que le sphincter se laisse forcer ».
Mirizzi a placé la discussion sur un terrain plus positif : il a observé une malade qui présentait des crises douloureuses, mais surtout des poussées d’ictère fréquentes et fugaces. La