‹ Les Suites Medicales de la CholechystectomieChapitre 49 sur 137 · ENS NES · texte numérisé non relu

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comprendre la possibilité d’un tel incident. Il faut y ajouter les bouleversements anatomiques causés par la péritonite plastique qui sclérose tous les organes du pédicule hépatique.

Le danger d’une blessure de la voie principale amène M4- THIEU à conclure : « il'est préférable de laisser un très court moignon cystique portant la ligature, la crainte d’une néoformation de la vésicule étant bien exagérée >. BONNEAU signale Île danger d’une cholécystectomie « trop parfaite », avec résection complète du cystique. Il met en garde le chirurgien contre la trop grande élasticité du cystique qui se laisse étirer puis se rétracte après section. La sténose siège soit au niveau du confluent cystico-hépatique, soit parfois au dessus (T. DE MARTEL). Mais l’attention des opérateurs a été si bien attirée sur ces points que l’on a rarement à déplorer de tels incidents. La plupart des chirurgiens qui en ont observé un cas (Von BERGMANN, T. DE MARTEL, CHIFOLIAV, BONNEAU), l’ont jugé digne d’être publié. Dans sa statistique, portant sur 129 interventions pour lithiase biliaïre, LAUWERS n’a eu qu’une sténose. Jupp en a décrit 3 aspects cliniques.

Dans une première forme, l’ictère apparaît peu après l’opération, il est indolore, progressivement, il fonce et apparaissent des coliques hépatiques. Un autre aspect typique serait celui de la fistule biliaire qui, ne se fermant pas, détermine l’apparirition d’ictère de coliques.

Enfin, après des suites opératoires normales, les signes de dyspepsie s’accroissent pendant des semaines, voire des mois. Enfin, apparaît un ictère par rétention fébrile.

Il faut bien reconnaître que c’est bien un diagnostic clinique presque impossible à poser, sauf si le chirurgien se remémore un incident opératoire qui aurait pu motiver une blessure de la voie principale.

Le traitement chirurgical consistera à rétablir la continuité de la voie biliaire principale par une anastomose avec le duodénum ou bien tout autre segment du tube digestif à la demande des lésions. BEYE qui a eu l’occasion de réintervenir chez 11 malades, a toujours pratiqué des hépaticoduodénos-

tomies avec succès. Nous rapportons à titre d'exemple l’obser-

vation de Madame ANCELLE qui après de multiples interventions a eu un excellent résultat.

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