ONE
dehors de la grande courbure une collection paraît représenter l’angle splénique.
En position latérale droite le mucilage opaque se répand dans un estomac qui est très allongé et dont les 2/3 supérieurs s’appuient sur le médiastin contre le bord gauche du cœur. L’estomac forme une vaste poche unique; il n’est pas biloculaire. Il ne semble pas traverser d’orifice herniaire diaphragmatique. La coupole diaphragmatique apparaît plus nettement encere qu’en position frontale omme séparation entre la masse abdominale et le poumon gauche. Dans cette position, le pylore fonctionne abondamment et le mucilage passe avec la plus grande facilité dans le duodénum dont les 3 premières portions sont rectilignes et se dirigent en droite ligne vers la 4° qui est très courte et de là à l’angle duodéno-jéjunal qui paraît être resté à son siège habituel. De profil et en position debout l’estomac apparaît toujours très haut et très postérieur. Il est logé à la base de l’hémi-thorax dans la gouttière costovertébrale, Il faut noter en dernier lieu qu’en position debout le pylore est situé très haut dans l’hémi-thorax gauche et que l’évacuation gastrique est de ce fait très gênée. C’est dans la position latérale droite que l'évacuation se fait le mieux, le pylore étant dans cette position au point déclive de la poche gastrique. Toujours debout et dans la position frontale on aperçoit dans la moitié inférieure de l’abdomen une masse sombre à contours supérieurs arrondis, encadrée dans le gros intestin rempli de gaz. Cette masse paraît correspondre au fibrome déjà perçu à la palpation.
Conclusion : Refoulement de l’estomac et de l’angle colique gauche dans l’hémi-thorax gauche vraisemblablement par éventration diaphragmatique très large car il n’y a pas d’orifice herniaire visible.
Cette hypothèse est appuyée d’autre part par le fait que la coupole diaphragmatique apparaît au-dessus de la collection hydro-aérique et ne paraît pas l’étrangler en son milieu ou en tout autre point comme on peut l’observer dans la vraie hernie diaphragmatique de l’estomac ou du colon soit à travers l’orifice œsophagien, les trous de Morgagni ou un hiatus anormalement large.
29/9/37 : La malade est revenue de sa saison à Vichy calmée de sa
douleur vésiculaire fixe. Elle ne souffre plus et n’a été revue qu’à l’occasion d’une diarrhée passagère.
DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
Le diagnostic étiologique des crises douloureuses survenant chez les cholécystectomisés ne laisse pas d’être extrêmement délicat, même après avoir éliminé toutes les affections qui ne