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relèvent pas du système hépato-bilio-pancréatique. En effet, les idées sur la pathogénie de la colique hépatique et des crises douloureuses hépatobiliaires, se sont beaucoup modifiées au cours de ces dernières années. On n’admet plus l’équation commode : colique hépatique — migration d’un calcul biliaire.
De même, la participation vésiculaire ne paraît plus être un élément indispensable. La formule de CHAUFFARD : « toute colique hépatique est une colique vésiculaire », ne saurait être acceptée. Le simple interrogatoire de quelques malades privés de vésicule et qui se plaignent de colique hépatique indiscutable, vient démontrer le caractère trop absolu de cet adage.
Les études récentes sur les hépatites ont montré leur extrême fréquence au cours de la lithiase ou de la cholécystite simple. L’emploi de biopsies opératoires et plus simplement l’épreuve de la galactosurie provoquée ont mis en lumière son rôle considérable.
Enfin il est tout un ordre de troubles fonctionnels du système hépatobiliaire, que les auteurs modernes s’attachent à élucider et qui semblent, surtout dans nos cas, à l’origine de la plupart des crises douloureuses : qu’il s’agisse de spasmes des voies biliaires, ou de modifications vasomotrices du foie, on trouve souvent un primum movens endocrinien, neuro-végétatif ou allergique.
Certes ces faits là restent encore obscurs sur bien des points. D’aucun discutent même leur existence. Mais force est bien de reconnaître la rareté des lésions hépatobiliaires à l’origine des crises douloureuses : près de 30 % des cholécystectomisés souffrent ou ont souffert. C’est à peine si l’on découvre 5 % de calculs oubliés ou de formation nouvelle.
Il faut donc bien admettre l'importance primordiale des troubles hépatobiliaires ressortissants à une origine neuro-végétative.
D'ailleurs les études actuelles sur la physiologie biliaire sur la pathogénie de la colique hépatique viennent confirmer toutes ces notions. De plus en plus la colique hépatique apparaît comme un spasme des voies biliaires, qu’il s’agisse de la vésicule ou du cholédoque et du sphincter d’Oddi. On peut provoquer des
crises typiques par injection intra-duodénale du sulfate de magnésie ou bien après avoir éliminé ces phénomènes anatomiques, nous rechercherons des troubles d’ordre dynamique : une crise de foie ou un spasme des voies biliaires, selon le plan que nous indiquons ici.