‹ Les Suites Medicales de la CholechystectomieChapitre 79 sur 137 · OBSERVATION XVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVI

G. R., 40 ans.

Première opération, juillet 1933: Appendicectomie, Cholécystectomie sous séreuse difficile du fait des adhérences nombreuses.

Mai 1934: se plaint de crises douloureuses immédiatement après l’opération, les médicaments, les régimes ayant été sans effet. Depuis quelques mois les crises douloureuses sont subintrantes. La malade a un état général médiocre et présente le tableau clinique de lobésité. Elle a observé le repos pendant un mois en suivant un traitement médical sans obtenir d’autre résultat qu’une légère diminution de douleurs qui ont tous les caractères de la colique hépatique.

Seconde opération 5 juillet 1934. — Femme obèse rachianesthésie laparatomie médiane sus-ombilicale. Le duodénum est libre de toute

adhérence; sa paroi antérieure est absolument normale. Il existe une neo vésicule avec un cystique dilaté de la grosseur du petit doigt.

Cholangiographie durant l’opération : avec tous les signes de dyskinésie : cholédoque de contours sinueux, pénétration du lipiodol dans le canal de WirsuNG; dilatation du cystique et des conduits intrahépatiques. On pratique une cysticoduodénostomie, une injection de lipiodol faite ensuite par la sonde vésiculaire montre le passage de la presque totalité du liquide par l’anastomose; le cholédoque qui contient un peu de lipiodol est au repos et apparaît de contours et de diamètres normaux. La cholangiographie a permis en effet de voir le spasme du sphincter d’'Opp1 ou de toute la voie biliaire principale. On peut ainsi préciser le mode de remplissage du cholédoque qui est irrégulier, l’aspect des parois souvent ondulées, floues. L’extrémité inférieure se montre souvent coupée net. » Avec ces documents radiographiques le spasme des voies biliaires cesse d’être une vue de l’esprit.,

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