‹ Les Suites Medicales de la CholechystectomieChapitre 80 sur 137 · II — NOTIONS ANATOMO-PATHOLOGIQUES · texte numérisé non relu

II — NOTIONS ANATOMO-PATHOLOGIQUES

Outre les renseignements parfaits fournis par l’étude radiologique, d’autres arguments anatomo-pathologiques militent en faveur du spasme du sphincter d’Oddi dans la genèse des crises douloureuses.

Les autopsies ou les interventions ont montré combien fréquents était l’hypertrophie du Sphincter après cholécystectomie, Parfois cette hypertrophie s'accompagne de signes d’inflammation subaiguë et certains auteurs comme Mrrizzi se demandent s’il ne s’agirait pas parfois d’oddite.

Cependant. le caractère passager et paroxystique des douleurs, l’action presque immédiate du tubage incline plutôt vers la possibilité d’un spasme. Le sphincter entrerait en contracture à l’occasion d’une minime lésion de voisinage telle qu’une cholédocite, une pancréatite (PAVEL) sans traduction clinique, de même que la moindre érosion du canal anal entraîne un spasme douloureux du Sphincter ou bien encore on peut admettre à un trouble purement dynamique. Il est possible que la blessure des plexus nerveux qui règlent l’ouverture du sphincter d’Oddi intervienne. C’est surtout la suppression opératoire d’une vésicule non exclue qui doit être incri-

minée. En temps habituel la vésicule, outre son rôle de concentration et de vidage agit comme régulateur des à-coups de pression du système biliaire. À l’intervention on la voit se gonfler sous l’influence de la toux, d’un effort de vomissement qui augmente la pression dans l’arbre biliaire. On conçoit que la suppression brutale d’une telle soupape de sûreté bouleverse le mécanisme du Sphincter d’Oddi.

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