DILATATION DE LA VOIE BILIAIRE PRINCIPALE
Si nombreux sont les résultats et les interprétations, qu’il est nécessaire de les exposer schématiquement. Les auteurs ne sont en effet d'accord ni sur la fréquence ni sur les causes de la dilatation de la voie biliaire principale.
L'opinion la plus habituelle depuis Opn1, est que la cholécystectomie détermine une dilatation de l’hépatocholédoque, avec un maximum au niveau du confluent du canal cystique, s’accompagnant ou non d’une dilatation du moignon cystique que l’on a considéré comme une néo-vésicule.
Les trois chiens de l’expérience d’Oppr présentaient cette modification, si bien qu’on la considéra comme constante. HauTEroRT en 1900, la trouve chez deux chiens sacrifiés 36 et 48 heures après l’intervention. Cependant, la majorité des auteurs s’accorde à ne fixer son apparition qu’à partir de 35 à 90 jours (CANAVERO, HABERER et CLAIRMONT), quoiqu'il en soit c’est une lésion constante à partir d’un certain laps de temps, quelle que soit l'étendue de fa résection du canal ceysiit ic Cette manière de voir raillie de nombreux suffrages : RosEu- BERG, HABERER ét ÆCLAIRMONT, LAPENTA, IWANAGA, VAN HEGEL, Jupp et MANN, KÉISENDRATH et DUNLAWY, PAGGr.
A l’opposé, d’autres auteurs, tels que MASssE, considèrent comme exceptionnelle cette modification.
. SPECHT sur 8 chiens opérés, ne la trouve que deux fois. Dax IVERSEN ne l’a rencontrée qu’une seule fois, très légère,
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circonscrite au confluent hépato-cystique. Un chien de Trorrsky, sacrifié au bout de trois mois, avait ur canal hépato-cholédoque doublé de volume, une papille de Vater sail- Jante, avec hypertrophie du spiuncter d’Oppr Mais les six autres chiens en expérience conservaient des voies biliaires normales, alors qu’ils furent autopsiés dans des délais variant de un à trois mois. Il semble donc difficile d’assigner une fréquence précise à la dilatation de la voie biliaire principale. Mais plus intéressantes sont certaines recherches qui ne se sont pas contentécs de noter la présence ou l’absence d’une dilatation, mais qui ont essayé de préciser dans quelles conditions elle apparaissait.
RosT a observé que les animaux à voie biliaire dilatée, avaient un sphincter d’Oppr très développé, tandis qu’il était faible chez ceux où ne s’observait pas d’ectasie, Il en conclut
que cette augmentation de calibre était régie par la pression biliaire lorsque la tonicité du sphincter d'Oddi maintenait fermée l’extrémité inférieure du cholédoque, et qu’il n'existait plus le réservoir élastique pour annihiler les variations de pression. Trorrsky fait une constatation identique sur un cas unique. PHEDOROFF objecta qu’il avait vu une atonie de toute la voie biliaire principale cœxister avec un spasme du sphincter d’Oddi.
Dans un mémoire récent, CANAVERO, suit l’évolution de l’ectasie biliaire : il n’en trouve pas trace chez les animaux sacrifiés 15 jours après l’opération. De 35 à 90 jours, la lésion s’insalle. Une 3° série d’animaux sacrifiés de 90 à 15 mois montre une dilatation notable, qui augmente en allant de l'extrémité inférieure du cholédoque, au confluent hépato-cystique. Ces recherches faites à l’aide de radiographies de l’arbre biliaire après injection d’iodure de sodium, montrent parfois l’atteinte des voies biliaires intrahépatiques et un recessus au niveau du moignon du cystique.
Il semble donc que la dilatation de la voie biliaire principale soit fréquente, qu’elle soit progressive, vraisemblablement due aux effets d’une hypertension biliaire. Dans un travail récent, BUCALOSSI confirme ces résultats : dilatation nulle au
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15 jour, et au 30° jour; nette au 9° puis augmentant progressivement. Un seul de ses chiens ne présentait qu’une dilatation infime, mais il nota que le sphincter d’Oddi était incontinent.
Enfin de nombreux auteurs ont constaté une hypertrophie du sphincter d’Oddi, notion qui concorde parfaitement avec la dilatation de la voie biliaire principale. BucaLossr estime que le sphincter devient appréciable chez le chien, un mois après cho- Kécystectomie et que son hypertrophie est évidente au bout de trois mois.