‹ Les Sulfocyanates en ToxicologieChapitre 26 sur 31 · D) END · texte numérisé non relu

D) END

x élant un facteur de correction qui correspond à la quantité de réactif argentique nécessaire pour percevoir le louche.

En effet : si: a — volume du liquide alcalin cyanuré introduit

dans la prise d'essai,

n — volume en en d'iodure d'argent nécessaire pour obtenir l’opalescence.

a On 5 0

a + n —= 10 5e ils

Identificalion et dosage des barbituriques (Cas d'empoisonnements par les véronalides). — Dans un certain nombre de nos experiences, nous avons dû également mettre en évidence et doser les barbiluriques : Pour cela, nous avons utilisé la méthode PAGET el DEsopr (1), applicable au sang et à l'urine. |

(1) DESsonr : Thèse Doctorat Pharmacie Nancy 1932, p. 83.

UT

Prendre 50 em° de sang, les verser dans un ballon jaugé de 500 cm, y ajouter 50 cm d'eau distillée et XX gouttes d'acide acétique ; agiter ; additionner le mélange de 50 cm° ferrocyanure de potassium à 15 % ; mélanger, ajouter ensuite 50 cm° de solution d'acétate de zinc à 11,2 % ; mélanger énergiquement, compléter à 500 em°, agiter vivement et longuement, filtrer. On obtient d'emblée un liquide limpide et incolore: vérifier son acidité et, au besoin, l'obtenir par quelques gouttes d'acide acétique ; mettre la totalité du filtrat dans une grande ampoule à décantation, ajouter sans mélanger 75 cm° d'éther sulfurique, mélanger avec précaution d’abord, puis plus vivement ensuite, au bout de quelques minutes soutirer lentement la portion aqueuse ; décanter avee beaucoup de soin, en la versant par l'ouverture supérieure de l'ampoule, la solution éthérée dans un ballon qui sera ensuite bouché : refaire ensuite successivement 4 épuisenients éthérés du filtrat sanguin, employer chaque fois 75 cm° d'éther et recueillir toutes les solulions éthérées dans le ballon précédent. Dessécher les solutions éthérées sur sulfate de soude anhydre, prolonger le contact 20 minules après quelques agitalions souvent répétées, filtrer l'éther sur coton dans un grand erlenmeyer ; exprimer le coton, distiller l'éther au B. M.; traiter le résidu obtenu par l'alcool bouillant (10 à 20 cm° d'alcool suivant l'importance du dépôt), maintenir l'erlenmeyer au B. M. pendant quelques minutes, filtrer la solution alcoolique et recueillir le filtrat dans une capsule tarée ; évaporer la solution au B. M.

Deux éventualités sont alors possibles :

1° Le résidu est blanc ; peser la capsule ; un calcul très simple permet de remonter au taux de barbiturique par litre de sang.

2° Le résidu est coloré ; le reprendre par 25 à 50 cm° d’eau bouillante ; y ajouter quelques grammes de noir animal finement pulvérisé, maintenir en contact 20 minutes, filtrer, évaporer la solution aqueuse ; le résidu est alors fréquemment incolore.

Sur le résidu ainsi obtenu après pesée, nous avons toujours effectué les réactions d'identification, notamment la réaction de W. Pari (1) modifiée par DEsopr.

Mode opératoire : 2 ou 3 cm° solution alcoolique de barhiturique + 1 goutte solution azotate de cobalt à 10 % + 1 goutte solution de cyanure de potassium décinormale, agiler el ajouter 1 goutte d'ammoniaque dilué au dixième : on obtient une coloration variant du rose au rouge groseille, suivant la concentration barbiturique de la solution envisagée ; nous avons utilisé cette réaction parce qu'elle s'applique à tous les barbituriques.

Lorsqu'il nous a semblé intéressant de voir quel composé de la série se trouvait en expérience, nous avons opéré une idenlification immédiale par microcristalloscopie, selon le procédé de DEXNIGÈS (2) :

« Si, au centre d’une lame de verre, on dissout dans l’ammo-

(1) PARRT W. BELL : Chem. Farm., t. LXIII, p. 401; 1924. (2) DENIGES : Bull. Soc. Pharm. Bordeaux, 1929, p. 165 et suivantes.

EM

niaque dilué une petite quantité d’un dérivé barbiturique pulv. et qu'ensuite on ajoute une gouttelette d'acide sulfurique dilué au dixième, le dérivé barbiturique se sépare de la solution ammoniacale sous forme de cristaux qui, vus au microscope, présentent un aspect différent et caractéristique pour chaque composé ; c’est ainsi qu'il nous a été donné d'observer des formes en feuilles de fougère (véronal), en oursin (gardénal), de larges lamelles hexagonales et même des groupements rappelant ceux du cholestérol hydraté (dial).

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