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sable que par une action très brutale, en faisant agir du sodium Na ou du potassium K métalliques à température assez élevée. ,
Nous ne eroyons pas un milieu comme l'organisme, quoique riche en catalyseurs de toutes sortes, capable d'opérer cette transformalion d'un véronal en cyanure. Le mécanisme en resterait mystérieux, et pourquoi ne mettrail-on pas en concurrence une autre thèse envisageant la combinaison des barbituriques avec les sulfocyanates normaux ou engendrés et aboutissant à la formation d'acide sulfocyanobarbiturique : loin d'en engendrer, ils les capteraient el expliqueraient peut-être, par une dissociation ultérieure sous l'influence d'agents indéterminés, la présence simultanée des dérivés sulfocyanés et de ces uréides hypnotiques, cela dans le sang et l’urine en particulier.
Ce serait une thèse difficilement explicable, car l'acide sulfo-
NH— CO H
NH—C07 NSGN laboratoire : il se forme à l'état de sel de potassium ou de sel d’ammonium par laction de l’acide dibromobarbiturique en solu- Lion alcoolique sur le sulfocyanate correspondant. La réaction se fait à froid: le produit, insoluble dans l'alcool, est purifié par cristallisation dans l’eau bouillante. Les sels de potassium et d’ammonium ainsi préparés se présentent en [lamelles orthorhombiques incolores.
Lorsqu'on traite un des sels précédents par l'acide chlorhydrique concentré, il se fait un précipité cristallin se décomposant lentement par l'eau froide, rapidement par l'eau bouillante, avec formation d'acide cyanhydrique, d'acide sulfocyänique, d'acide sulfodialurique, et d'un corps insoluble dans les acides et les alcalis.
Cette hypothèse doit-elle être rejetée sans examen. puisque l'on à attribué quelque valeur à la thèse de transformation directe des véronalides en cyanure ? Non, car elles nous semblent pratiquement aussi irréalisables l’une que l’autre dans l'organisme.
cyanobarbiturique coT n'est qu'un produit de
Résultats obtenus. — Nos expériences ne nous permettent donc pas de voir, en la présence simultanée des barbituriques et des sulfocyanales, une relation directe : les véronalides n'engendrent pas de composés sulfocyanés : les essais négatifs constants que nous avons obtenus el qui confirment en tous points les résultats obtenus par Mile PLESSISs, après trois mois de travaux, possèdent une valeur probatoire.
S'il est délicat de trancher le problème du mécanisme de la transformation des barbituriques au cours de l'action cadavérique, nous nous refusons à admettre le stade sulfocyanique comme étape ultime de leur désintégration.
Nous allons montrer, d’ailleurs, dans l'étude clinique qui suit, que, pratiquement, un expert toxicologue consciencieux ne peut confondre intoxication cyanhydrique et barbiturisme, la science médico-légale étant basée sur une association judicieuse de chimie pure et de symptomatologie clinique.