‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 250 sur 1082 · H. A. K. S; [Henri-Alexis Cahaisse · texte numérisé non relu

H. A. K. S; [Henri-Alexis Cahaisse

Pour la liste des ouvrages qu'il a publiées sous les initiales H. A. K. S., H. A K...S, H. A. K....S, voy. la « France littéraire », t. XI, p. 76.

+ HALBEER [Albert de la Salle, né en 1833, littérateur et compositeur].

Pseudonyme adopté par cet écrivain, qui est chargé au « Monde illustré » de la chronique musicale. Il a publié divers ouvrages indiqués dans le * Catalogue général » de M. 0. Lorenz. 1. 111, p. 464.

HALLER (le baron Albert de), apocr.

[Georges-Louis Sciimid].

Traités sur divers sujets intéressants de politique et de morale. 1760-61, 2 vol.

C'est par erreur que ces Traités sont assez généralement indiqués comme des productions du savant Haller, qui les a désavoués en indiquant leur véritable auteur. Annie littéraire de Fréron (1761).

-4- HALLER [Baroud].

Sur l'arriéré et la dette non consolidée, par—. 22 ventôse an IX, in-8.

Une note manuscrite porte que Baroud, ami de Haller, est le véritable auteur de cet écrit (01. Baibier).

-4- HALLIDAY [Eugène Dezeimeris].

Considérations pratiques sur les névralgies de la face. Paris, 1832, in-8, 175 p.

Six exemplaires seulement ont été tirés avec le non de l'auteur.

HALLY PIFPOUF, pseudonyme.

L'Accoucheur par supercherie, dialogue entre Bredouille et Latronaux. 1782, in-8. Mastricht, 1789, in-8.

-+- HALM (Frédéric) [le baron Muncb Bellinghausen, poète et auteur dramatique allemand, né àCracovie en 1806].

Ses œuvres jouissent d'une grande réputation en Allemagne. Sa tragédie, le « Gladiateur de Ravenne », offerte au public en 4856, sous le voile de l'anonyme, a obtenu un éclatant succès. Quelques fragments de ce poêle ont été traduits ou analysés o*ans des périodiques français.

« Griselidis », poème dramatique, a été traduit par Millenet. Paria, Curtner, 1840, in-18.

HALMA GRAND (le doct.), superfetation nominale [N. Grand, médecin, neveu du chanoine liai ma, dont il a pris le nom].

« France littéraire » à Grand.

-h H. A. L. P*** [Henri-Augustin le PileurJ.

Coup d'oeil sur l'état des lumières et de l'instruction publique en Hollande, depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours. Paris et Atnst., 1810, in-8, II et 59 p.

-4- HALT (Robert) [Charles Vieu, né à Montpellier en 1837].

I. Une Cure du docteur Pontalais. Paris, Faure, 1865, in-18, 324 p.

Roman de controverse philosophique el religieuse à l'égard duquel on peut consulter « l'Année littéraire » de M. Vapereau, 1800, p. 04.

IL Madame Frainex. Paris, libr. inttrn., 1868, in-18, 300 p.

Ce livre a fait du bruit au moment de sa naissance; l'estampille du colportage lui a été refusée avec un certain éclat ; cette interdiction a soulevé des débats orageux dans la Société des gens de lettres. Les préocco-

HAMBRELIN

HAOTLTON

patioDS philosophiques et religieuses tiennent la pins grande part dans ce roman, à l'égard duquel nous renvoyons à « l'Année littéraire » de M. Vapereau, 1868, p. 53 et suit.

HAMBRELIN (maistre), serviteur de maistre Àliborum, cousin -germain de Paccolet, pseudonyme.

La Navigation du compaignon à la bouteille, avec les Discours des arts et sciences de maistre Hambrelin... Rouen, Dugort.

1547 ; Paris, Mieard, 1576, in-16 ; Troyes, s. d., in-12.

Cet ouvrage a été faussement attribué à Rabelais. Voyez Barbier, n<> 10,382.

Il existe des réimpressions de ce livret, sons les divers titres suivants :

1° t Le Voyage et navigation des isles incongnûes », contenant choses merveilleuses et difficiles à croire. Lyon, Benoit Bigaud, 1556, in-12.

2» Le même ouvrage, sous le titre de « Bringuenarilles, cousin-germain de Fesse-Pinte », revu el corrigé par H. D. G. Rouen, l'Escuyer, 1578, in-16.

Cb. Nodier en possédait un exemplaire, intitulé : « Bringuenarilles, cousin-germain de Fesse-Pinte ». Rouen, 1544, in-12 (Voy. Catalogue de la vente Nodier, n° 869). Ce qui établit l'antériorité de ce voisine sur celui intitulé « la Navigation dn compaignon à la bouteille > .

3° « Le Disciple de Pantagruel », ou le Voyage et navigation de Panurge aux isles incognûes, et de plusieurs choses merveilleuses qu'il dict avoir veûes. Paris, Ben. Janot, in-12.

4o c Rabelais ressuscité », récitant les faits admirables de Grangosier, roi de la place vnide ; traduit du grec en français par N. de Horvy. Rouen, J. Petit, 1611, in-12, et Par», 1614, in-12.

Voyez la Notice bibliographique des éditions de Rabelais, dans le 3e volume des Œuvres de Rabelais (édition dirigée par M. de l'Aulnaye). Paris, Desoer, 1820, 3 vol. in-18. — Autre édition (dirigée par le même). Paris, Louis Janet, 1823, 3 vol. in-8.

Nodier possédait l'édition de 1644 du n<> 4, et à sa vente son exemplaire fut acheté 30 fr.

Dans son « Extrait des Tablettes d'un bibliophile » , Vente Nodier (« Bulletin du bibliophile belge », I. 270), M. Gustave Brnnel, de Bordeaux, a donné une note sur trois de ces volumes, qu'il ne considère point comme autant de réimpressions, mais bien comme des ouvrages différents. Voici la note du spirituel et érudit bibliophile sur ces trois volumes.

« Rabelais ressuscité », où Von retrouve le genre d'idées qui inspira, dans les vingt-cinq premières années du xvir* siècle, tant d'écrits facétieux, aurait mérité d'être indiqué avec quelque détail par les éditeurs de l'immortelle épopée de l'Homère bouffon; il est divisé en vingt-trois chapitres ; nous transcrirons les sommaires de quelques-uns :

Chap. 1. Comment Trousse viande, père de Grangosier, fut marié avec la fille du roi Malengeance, et somment ils ne pouvaient avoir d'enfants.

Chap. VI. Comment Grangosier beut toute l'eau de la mer et mangea tous les poissons de là qui y estaient.

Chap. xm. Comment Grangosier reçut nouvelles de sua père, comme sa mère estoit morte, dont il lut joyeusement fasehé.

Chap. XV. Comment Grangosier avait pris l'église de Notre-Dame de Sens en intention de la transporter

en son j>ays, et comme il fut descouvert par un crocheteor qui l'en empescha.

L'action se passe au pays de Veautneire, qui est situé environ demi lieue au-delà du bout du monde. Le palais du père de Grangosier était assez spacieux pour y loger deux mille mouches ; lorsque ce fils tant désiré vint au monde, son père témoigna sa joie en rendant un édit qui portait que tous les prisonniers seraient élargis, soit pendant leur vie, soit après. — Grangosier faisait disparaître, à chacun de ses repas, deux mille bœufs, huit mille montons, six mille veaux, dix mille chapons, vingt-cinq mille perdrix, quarante-deux mille alouettes et plusieurs autres choses ; il avait un verre de bois qui tenait quatre cents muids de vin, qu'il vuidait tousjours douze fois pour le moins à chacun de ses repas. — Un jour, il ne fit qu'une bouchée de deux baleines... — Sa mère s'étrangla en mangeant une poire cuite fricassée dans du beurre vert. — Lorsqu'il se maria, son beau-père lui donna en dot la somme de trois cent mille livres, sauf à en rabattre cent mille écus ; un beau chapeau tout neuf n'ayant été porté que dix-huit ans ; une bonne cruche de terre qui n'estoit qu'un peu cassée , deux torchons aussi blancs que l'encre, etc. A cette occasion furent promulguées des lettres patentes ainsi conçues : « A tous aveugles que ces présentes verront, et à tous muets qui d'i celles parler vouldront, salut... »

I N'oublions pas un autre volume indispensable à . toute collection rabelaisienne, « Bringuenarilles, cousin- I germain de Fesse-Pinte ». Rouen, 1544, in-12 (vendu 220 fr.) (Voy. le n» 2). Récit du voyage imaginaire d'un géant. Exagérations démesurées et tout à fait dépourvues de sel. Bringuenarilles rencontre un navire chargé de douze cents tonneaux de vin ; il avale le navire et la cargaison. Un autre jour, il engloutit dans son estomac un moulin, le meunier et son chien. Le vent de ses narines jette par terre une tour aussi grosse que celle de Notre-Dame. 11 aborde dans un pays où croissent dans les champs, fromages, épées et couteaux, où les arbres fruitiers sont chargés de florins et de ducats. Il se fait servir des anguilles de mille toises de long. Toutes ces inventions sont d'une platitude désolante, dit M. G. Brunet. A la fin du livre se trouve une liste de danses alors en vogue : la frisque ; mal maridade; c'est à grand tort; touche luy l'anticquaille; la marquise; curez, venez donc, etc. Et pourtant cette platitude a trouvé acquéreur à 220 fr.! Ah! bibliophiles, où placez-vous vos affections !

c La Navigation du compaignon à la bouteille », est, à de légères différences près, le même ouvrage que * Bringuenarilles *. Vendn, édition de Troyes, s. d., 40 fr. à la vente de Ch. Nodier.

HAMILTON (Emma Harte, depuis lady), aut. supp. [ 1.

Mémoires de [Emma Harte, depuis] lady Halmiton, ambassadrice d'Angleterre à la cour de Naplos ; ou Choix d'Anecdotes curieuses sur cette femme célèbre, tirées des relations anglaises les plus authentiques, orné de son portrait, par le célèbre Romney (Trad. de l'angl, par Picot, de Montpellier). Paris, Dentu, 1816, in-8.

Cette femme, qui a joué un rôle si magnifique en Europe, qui avait soumis à l'empire de ses charmes le vainqueur d'Aboukir et de Trafalgar, avait commencé sa carrière par l'humble emploi de nonne d'enfants et de servante d'auberge. Un jeune libertin, le chevalier Featherslon, fut le premier qui découvrit ce trésor de

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