‹ Les Supercheries Litteraires Devoilees (volume 5)Chapitre 18 sur 205 · LOYAU DE LACT IM · texte numérisé non relu

LOYAU DE LACT IM

< Les Anges de là terre personnifiés par leurs vertus ou leurs belles actions », â fol. gr. in-8 avec gravures.

YII. Noavellc (la) Antigone. Paris, Ange; Gherest, 1837, in-8^ 5fr. [4351]

Le faux titre porie : Le Vœu des familles^ ou une Digue aux mauvais ro» mans, Ck>llection en ao volumes. Premier de la collection.

YIII. Œuvres (ses) dramatiques : les Français à Naples, tragédie en 5 actes et en vers, précédée d'un prologue ; -— Une invasion de Normands, drame en 5 actes et en prose. Lagny, de riuiprinierie de Leboyer, 1837, in-18. [4352]

IX. Ma défense au conseil de famille. Paris, de Timpr. de Maulde et Renou, 1842, in-8 de 20 pag. [4353]

A partir do cet écrit Tauteur ne signe plus Loyau d*Amboise, comme il l'avait fait jusqu*alors, mais Loynu de Lacy,

X. Lys (le) d*Evreux, tragédie en 5 actes et en vers, représentée au théâtre de rodéon, le 19 janvier 1845. Paris, de l'imprimerie de Maulde et Renou, 18'45, in-8 de 212 pag. [4354]

Pièce représentée et imprimée aux frais de Tauleur et de ses protecteurs; silôt qu*ils ne voulurent plus acheter de billets au directeur de TOdéon d'alors, c'est-à-dire après la 3e ou la 4« représentation, cette œuvre que son auteur trouvait admirable, contre l'opinion de tous les critiques compétents qui ne l'avaient pas trouvée bonne, ne fui plus jouée.

Le compte-rendu de cette pièce par le spirituel et consciencieux M. Rolle, imprimé dans le Constitutionnel du S7 du même mois, fut la source d'un procès très singulier dans nos fastes littéraires. Si le lys d'Evrcux ne mérite pas qu*on garde un souvenir de lui, il n'en est pas ainsi du procès dont Il a été l'occasion, et il faut le conserver, comme preuve des influences déplorables qui pèsent quelquefois sur les tribunaux. Nous le donnerons tlonc ici en entier, avec les réflexions des journaux sur la jurisprudence singulière qui a été inlroduile à l'occasion d'une critique littéraire, jurisprudence à laquelle M. de Ségur d'Aguesseau n'a pas rougi de faire appel à la Gn de 1849, à l'occasion d'un discours de lui à la Gbambre des représentants.

TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE PARIS (7*^ chambre).

Présidence de M. Lepeltier-d'Aulnay. Auâience du 6 mars,

RSPU8 D'INSIBTION. ~ l' AUTEUR DU LyS d'Eweux CONTRE LE GÉRANT

DU Constitutionnel,

M. Loyaude Lacy est auteur du Lysd'Evreux, tragédie représentée kl'Odéon dans le courant de janvier dernier. Le 27 du même mois, M. Rolle,

ihi LOYAU DE LAOY

dans le retiStleton du Constdutionnet, apprécfaU à son point detae ro8ii?re dranialique du jeune auteur. Suivant pas à pas It marche de la pièce, il a fait de nonil)reu3Cs citations. 1x3 feuilleton de M. RoUe consacré à U critique du Lys d'Evreiix n'avait pas moins de huit colonnes.

Dans une réponse adressée au gérant du Constitutionnel, M. Loyan d(S Lacy s* est plaint de ces citations, comme étant inexactes et motiiées à plaisir, et il rétablissait les vers de sa tragédie en regard des vers Imprimés par M. Rolle.

Lo gérant du constitutionnel refusa Hnsertion de cette réponse, qui fui publiée, à la date du 16 février, par la Revue et Gazette des Théâtres.

ce refus a motivé la plainte portée aujourd'hui contre M. Charles Merruau, gérant du Constitutionnel ,

W Johannet, chargé de soutenir la plainte, a pris la parole en ces termes :

Âu premier bruit de ce procès, à la première nouvelle que M. Loyan de Lacy intentait une action contre le Constitutionnd pour refus dlnsertion du sa réponse au feuilleton du 27 janvier* une même idée s*est offerte à tous les esprits. On a pensé que l'auteur du Lys (VEvreux, en demandant justice aux Tribunaux, n'agissait pas seulement dans son intérêt personnel, mais avant tout dans celui de la dignité littéraire, de la loyauté de la critique.

Cette cause est donc, aux yeux de tous, dominée par un noble, un g^ércux sentiment, elle a un but sérieux, utile; elle est, en un mot, digne d'être soumise à votre appréciation.

M. Loyau do Lacy l'a si bien comprise, qu'afin de la dégager de tonte préoccupation pécuniaire, il .s'empresse de renoncer aux dommages-intérêts qu'un insta it on avait songé à réclamer pour lui (1).

Vous avez donc anjounrhui pour mission déjuger si le feuilleton du Consiiiutiimnel, en dénaturant d'une manière quelconque l'œuvre de M. Loyau de Lacy, n'a pas oublié les devoirs imposés par la vérité et la justice, el si le journal ne lui doit pas une réparation.

Au pointde vue littéraire, vous examinerez si dans le fond, et surtout dans la forme, la critique n'a pas abusé de. son droit, et si, pour le bon plaisir, pour le triste besoin de raillerie, il lui était permis d'altérer le sens, de tronquer, de falsifier les vers de M. Loyau de Lacy.

Depuis quelques années surtout, cette outrecuidance a fatalement progressé, et si on ne s'opposait pas à ses efforts, chaque jour plus actifs, elle amènerait une complète désorganisation.

Je ne ferai pas toutefois au feuilleton du ComtitutionnelVXïoxvaeMV de le reconnaître si dangereux. Le lundi 27 janvier, il a manqué pour cela à son auteur deux choses essentielles : le bon goOt, qui sert toujours ; puis la vérité, qui ne nuit jamais. Emporté par une ardeur quelque peu jalouse, dont j'aurai plus tard à dire les motifs, il est à la fois sorti de ses habitudes graves et de cette verve pleine d'éclat et de saillie qui loi est

(i) Il n*cn a pas moins réclamé plus fard 5o,ooo fr. de dommages-Intérêts, ainsi qu*on le verra plus loin.

LOYAU DE LACY U3

familière. Les feuilletonistes apparemment sont hommes; j'allais presque dire que, pour avoir quelque chose de commun avec un autre sexe, ils sont journaliers parfois. Ce jour- là, celui du constitutionnel était mal disposé : il a voulu immolé M. Loyau de Lacy, et il s'est mis à l'œuvre.

Après quelques explications données sur les vicissitudes éprouvées par le Lys d'Evreux avant d'arriver au grand jour de la représentation, l'avocat passe à Tâpprécialiondu feuilleton de M. Rolle, dont il donne préalablement lecture. Le feuilleton commence ainsi :

LE LYS d'ÉVREUX.

Tragédie en cinq actes de M. Loyau de Lacy.

< M. Loyau de Lacy est ce même auteur tragique qui a rempli longtemps la Gazette des Tribunaux du bruit de ses querelles avec l'Odéon, et le Ijjg d'Evreux est cette môme tragédie, ballottée d'audiences en audiences et d'assignations en assignations, qui a fini par trouver un allié dans le Tribunal de commerce, par s'ouvrir les portes du Second-Théàtre-Français, et par s'y faire un passage à grands coups d'un jugement en bonne forme, redoutable bélier. Nous aimions cette humeur tenace et belliqueuse de M. Loyau de Lacy, et nous en aurions volontiers fait l'essai pour nous mêmes; c'était dans cette intention guerroyante que nous avions écrit ces lignes, lundi dernier, en forme de manifeste : «J'ai bien encore là une tragédie en cinq actes, U Lys d*Boreux, qui me sollicite; mais cette tragédie vient d'être jouée par arrêt du Tribunal de commerce, et je me défie des tragédies judiciaires; je ne parlerai donc pas du Lys d'S^ vretix, à moins que l'auteur ne m*assigne à comparoir par devant MM. les président et juges, et que de même qu'il a fait représenter sa pièce, il ne m'oblige à la voir par autorité de justice.

«La déclaration était positive ; M. Loyau de Lacy ne pouvait pas s'y tromper ; quant à moi, le passé de M. Loyau de Lacy m'annonçait sulfrsamment ce que je devais attendre, pour le présent, de ses goûts militaires ; je me préparais donc à voir ma citadelle vigoureusement attaquée par le corps d'armée de M. Loyau de Lacy, commandé par un huissier, et je comptais sur un bombardement do papier timbré : mes mesures étaient bien prises; mon portier, — sentinelle avancée, — était sur le qui-vive, et devait faire feu à l'approche de l'ennemi ; mes magasins se trouvaient CD bon état; j'avais des vivres et des munitions pour plus d'un an ; mes portes étaient crénelées, barricadées, casematées, et mon escalier miné. Que vous dirai je? J'étais résolu à organiser une défense désespérée, et à me faire sauter moi et les miens, à la dernière extrémité, après les prodiges inouis d'une lutte héroïque, plutôt que d'assister volontairement à la représentation du Lys d'Evreux; on ne m'aurait porté à l'Odéon qu'en lambeaux, tout sanglant, à l'agonie, et j'ose croire que Dieu, qui a quelquefois pitié des pauvres mortels, m'aurait permis de ne pas arriver vivant au Second-TiiéMre- Français, et de mourir en route de mes larges blessures. Il y a des malheurs qu'on ne peut éviter que par la mort. Plutôt la mort que TOdéon ! c'est la devise des Français.

Mais M» Loyau de Lacy n*cst pas seulement un grand homme de guerre.

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c'est encore un fin diplomate; et non seulement l'Odéon sonne U charge et descend dans la mêlée, mais il exerce aussi Tart subtil de la plus insidieuse politique. Je m'attendais à trouver deux Napoléon dansâmes deux adversaires ; je n'y ai trouvé que deux Talleyrand. Je comptais sur des lions, ce sont des serpents que j'ai eu à combattre. Convaincus qu'ils n'au- I aient pas bon marché de ma personne par la force, ils ont eu recours à l'adresse; désespérant de vaincre, ils ont séduit. Séduit qui, quand, comment? Je l'ignore. Toujours est-il qu'un des miens m'a trahi, et a laissé Tennemi pénétrer dans la place, sans que j'en fusse averti, sans qu'il me fût possible de me mettre en garde! — Un matin, — l'avenir tressaillera au récit de cette douloureuse histoire, — je goûtais les douceurs d'une sécurité parfaite : mille pensées riantes voltigeaient devant moi, il me semblait que le ciel m'inondait de délices et me libérait de l'Odéon pour toujours, quand tout à coup mon regard, poursuivant joyeusement un pâle rayon de soleil qui perçait les nuages sombres, — inestimable trésor dans l'hiver indigent, — mon regard charmé s'allrista soudainement ; il venait de rencontrer, dans sa course errante, un obstacle inattendu. (Tétait un corps quelconque, revêtu d'un habit couleur café au lait, et qui s'était placé devant lui. En examinant déplus près, je reconnus que j'avais affaire à une brochure de la couleur que je vous ai dite, s'élalant fièrement sur papier satiné. Une forte odeur d'Odéon, mêlée à une odeur de tragédie, s'en exhalait. Joignez-y le parfum du lys.... d'Ëvreux. C'était bien le Lys d*Ètieux^ eu effet : il n'y avait pas à s'y tromper. M. Loyau de Lacy laimême, qui l'a planté et Ta vu naître, ne l'eût pas renié. Ainsi, ce produit végétal, ce lys, que l'Odéon cultive depuis huit jours, et qui semblait n'avoir poussé et fleuri que pour l'Odéon, est arrivé jusque sur ma terre, et y a pris racine malgré moi. Quel vent m'en a envoyé la graine?

« Mon premier mouvement, je ne le dissimulerai pas, fut un monvemeot de désespoir : d'abord mon amour-propre de César fut horriblement blessé de voir l'armée ennemie entrer si facilement dans mes redoutes , malgré l'appareil menaçant d'une formidable résistance ; je fus effrayé ensuite de ces secrètes inlelligences que l'Odéon entretenait parmi mes serviteurs les plus dcvo.iés, cl je me considérai comme un homme perdu et qui n'en réchapperait pas ; peu s'en fallut donc que, dans le premier entraînement de ma rancune, je ne misse le fou à la brochure café au lait, m'ensevelissant, comme une veuve du Malabar, dans la cendre et dans la flamme du Lys d*Ecreux,

« Cependant, avant d'accomplir ce double sacrifice, — on renonce difficilement à la vie, même à la plus amèrc, — l'idée me vint de faire connaisnance avec le Lijs d'Evicux, et de me rendre par là l'existence plus insupportable et la mort plus nécessaire. Soulevant alors du doigt la couverture café au lait, je plongeai courageusement le regard dans les profondeurs de la tragédie de M. Loyau de Lacy , comme une victime sur le point de se précipiter, mesure de l'œil les replis de l'abîme. Mais,— ô prodige! — peu à peu le nuage sombre qui obscurcissait mon visage se dissipa ; mon sourcil olympien adoucit son froncement terrible ; mon œil perdit sa mélancolie ; ma lèvre rigide sourit agréablement ; ma rate se dilata, et

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j*éprou?ai une émotion de joie indicible qui m*enleva toule idée de suicide, et me procura un cbatouillement intérieur que je veux te faire partager, 6 mon cher etbien-aimé lecteur, en te conviant à ton tour aux délassements dn Lys d'Èvreux •.

Ici le feuilletoniste commence une série de citations de la tragédie du Lys tTEvreux, Ces citations étant reproduites avec les rectifications de M. Loyau de Lacy dans la réponse insérée dans la Rewe et Gazette des Théâtres, nous en produisons quelques-unes. Leur rapprochement du texte fera mieux comprendre la différence.

Les citations relevées par M. Loyau de Lacy étaient précédées, dans ^a réponse, de ce préambule :

« A Monsieur le feuilletoniste du Constitutionnel, Tauteur du Lys d'Evreux.

« Vous me rendez fier , Monsieur , moi , pauvre débutant dans la carrière des lettres dramatiques : obtenir du premier, du plus austère de

nos critiques une attention aussi bienveillante un feuilleton de huit

colonnes, et quel feuilleton ! J*en ai gravé dans ma mémoire jusqu'au dernier mot. Il recevra de moi l'honneur qu'Horace veut que nous dissions aux écrits des maîtres }

Noctumâ versate manu , versate diurnâ.

Mais, tout remarquable que soit cet article, vous l'avez écrit trop vile. Il est besoin de porter la lime sur quelques passages. Je m'adresse à un homme qui sait ce qu'il vaut , qui a le sentiment de son mérite et de sa gloire. Corrigez ce feuilleton , Monsieur ; élevez à la dignité de chefd'œuvre ces pages qui seront votre premier titre à l'estime. Vous me permettrez d'être votre guide ; j'ai votre feuilleton sous les yeux, et j'en entame l'examen.

« Le préambule pétille d'esprit ; c'est un défaut : la vérité n'aurait pas autant de malice. Pourquoi ces fables? Je suis allé vous voir, et ne me suis point aperçu que votre Olympe fût inaccessible. Je n'eus point affaire à un Jupiter, mais U un homme fort simple, fort terrestre, qui accepta de ma part une loge, avec la condition de venir à l'Odéon entendre ma pièce, qui n'y vint pas, qui disposa de la loge en faveur de ses amis , qui fit sa critique sans connaître l'œuvre

— ttSans connaître l'œuvre; vous m*aviez présenté votre pièce». — En vous prévenant. Monsieur* que le « Lys d'Évreux » imprimé ressemblait fort peu au < Lys d'Ëvreux » représenté. J'avais fait tirer, pendant la répétition , une vingtaine d'exemplaires de ma tragédie. On m'indiqua des &utes, des longueurs; de là des corrections. Vous les auriez appréciées, 8*il vous eût été possible de vaincre votre répugnance pour un voyage à l'Odéon. D'ailleurs, un Aristarque aussi instruit peut-il ignorer qu'une pièce se juge à la scène , Qt non dans un livre?

— < Dans un livre, répondez-vous , les vers paraissent tels qu'ils sont, et la déclamation est un prestige dont je me défie». —Tels qu'ils sont! je pouvais le croire jusqu'ici ; mais en lisant votre feuilleton. Monsieur, m 10

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je vois au contraire qae les vers dans on livre paraissent ce qa*ils ne sont pas. Allons aux preuves.

« Je suis l'auteur de ces vers :

Mon cœur comprend le v6tre et s'unit à vos larmes ; Mais au livre du sort llnstinct de nos alarmes Ne sait pas toujours lire, et souvent notre esprit S*accable d'uo malheur qui n'y fut pas écrit.

• Et voici ceux que vous m'imputez :

Mais au livre du sort l'instinct de nos alarmes Ne sait pas toujours lire, et souvent votre esprit S*accable d'un malheur qui n'y fut pas écrit.

• Remarquez ce changement d'un N en Y, changement qui transfonne une maxime au moins passable en ce qu'il y a de plus inepte comme peih sée, de plus déplorable comme poésie.

— « Tant de bruit pour une couronne! c'est une faute d'att^lion »• — Je suis heureux que vous me fournissiez ce terme ; j'aurais été on ne peut plus embarrassé pour caractériser ce genre d'errears.

« Passons outre et calculons :

SECONDE FAUTE D' ATTENTION. •— YOUS aVeZ lu :

La mère a survécu, mais en rouvrant les yeux, De les rouvrir, hélas! elle accusait les deux.

• La mère a survécu, Cest le style d'une portière. Aussi avais-Je écrit ces vers :

Sa mère survécut, mais en rouvrant les yeux, etc.

TROisikUE FAUTE D'ATTENTION. — Golle-ci est plus séricuse; et je pense même qu'elle paraîtrait difficilement digne d'indulgence. Mais ponr en faire comprendre la gravité, je suis forcé de citer plus de vers que votre plume n'en défigure.

Rollon, ce conducteur de pirates farouches, RoUon, dont Panathème est dans toutes les bouches. Persécuteur de Dieu, fléau du genre humain, Rollon, aimer ma sœur, et demander sa main 1

BAROLD.

Qu'entends-je?

BOGSB.

Il me rendra raison de cette insulte.

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