‹ Les Supercheries Litteraires Devoilees (volume 5)Chapitre 80 sur 205 · MIOT · texte numérisé non relu

MIOT

Que vuus grifTouDicz des' libelles au lieu de faire des lois, tous d'od devez compte qu*au pays qui vous paie 2*> francs par Jour pour le servir; mais que vous calouiDiez un bomme que vous ne connaissez pas, ceci mérite une leçou. — Telle est la nécessité à laquelle vous me rédniseï^

Je vous répondrai donc pacifiquement, n*eniamant pas avec vous te 4]uestion de principes, pour laquelle je vous renvoie à la préface de mon livre i je vous dirai seulement que si vous aviez lu mon ouvrage, vous n*auriez pas écrit que le dépit « d* avoir été évincé de rBôlel-dê-ville, mms récompense de mes services,» avait conduit ma plume. — Le feries-vous donc, que vous m'en jugez capable?

On signe au moins son œuvre, citoyen Jules Miot, quand ou injurie oa liomme tel que moi ; n'avez-vous pas votre titre de représentant du peuple pour vous sauver des poursuites avec lesquelles seules, on peut voo^ demander raison.

Je vous pardonne, du reste, en faveur de votre déclaration : « Que je n'ai point été. soupçonné encore d'être un mo.ucbard ; cela viendra peut-être. Lorsque des individus de votre force nous gouvernent, ne doU-on pas s'attendre à tout?

Quant aux coups de bâton que certaines gens promettent si libéralement aux l)êtes fauves qui les attaquent, j'y répondrai avec le bout de ma boite vernie.

J'ai bien l'honneur de vous saluer.

Ch. UB LAVÂRENNE, ex-ofQcier au service sarde.

On ne peut guère passer sous silence les étrivières que le représentant pourfendeur de la Nièvre a reçues ce matin du Corsaire» Combien de coups de fouet lui faut-il pour le réduire au silence?

Le pain sec a rendu le jeune Miot féroce. Cet aimable bambin déclare, dit-on, qu'il veut donner du hàton au Corsaire, Cela nous parait étrange de la part d'un petit mioche (\{ï\ est notoirement d'un caractère fort doux; mais enfin on nous a fait voir une brochure difticile à trouver, où ce bipède bavard perche sur son bâton. Il n'est pas beau, mais son cri est désagréable comme celui d'un ara. S'il vient s'abattre dans nos bureaux, nous prenons l'engagement d'en faire don au Jardin-des-Plantes.

Le Corsaire voudra-t-il nous dire h quel titre il veut envoyer au Jardindes-Plantcs le citoyen Miot et s'il prétend le deslin(;r aux loges ou aux collections ?

« Le bâton î. . . dit le citoyen Miot, c'est le seul instrument dont l'homme t qui n'a pas eu le loisir de passer sa jeunesse dans les salles d'armes. « se serve contre les bôles fauves qui l'attaquent ».

Ah! citoyen! quand vous auriez passé cinquante ans dans les salles 4*armes, vous auriez pu peut-être y gagner un peu d'adresse; mais vous n'y auriez pas acquis ce que les maîtres d'escrime du monde entier ne peuvent donner: je veux dire DU COEUR.

( Assemblie nationale y 5 avril 1850).

Encori: la visite des sans-culoites. L'histoire dos coups de bàloo. •juc nous avons recueillie hier comme un éclio, se trouve couiirmée a»-

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jQurd'bui par le Corsaire, dans an article qall n'est guère possible de IMSser sous silence.

Deux frères et amis se sont présentés dans nos bureaux porteurs d*unc Retire d*un sieur Castéra, rédacteur en chef d'un prétendu correspondant dfi Paris,

Dans cette lettre, entremêlée des insultes les plus grossières, le citoyen Gastéra prenait d'abord la responsabilité des deux brochures attribuées par toute la presse au citoyen Miot, dont elles portent la signature, et dont celui-ci ne serait, au dire du sieur Gastéra, que le collaborateur. C'est an débat à vider entre ces deux honorables citoyens, si bien faits pour s'entendre. Puis la lettre se terminait par le passage que voici :

« Aussi, messieurs les écrivains royalistes, vous pouvez vous attendre il une rude guerre de ma part. Je vous suivrai pas à pas sur le terrain des heures, puisque vous ne savez tremper votre plume que dans la boue. Je publierai des brochures à 5 centimes dans le seul but de vous flageller. Vous aurez beau me menacer, je rirai de pitié tant que vous vous tiendrez ^ distance. Mais si vous vous permettiez de venir me demander trop impoliment des explications, ma foi ! je me verrai forcé d'inscrire à coups de bâton ma réponse sur le dos de vos soudards! »

A la lecture de cette épltre, nous nous sommes permis de demander aux deux ambassadeurs qui attendaient la réponse, s'ils avaient connaissance du contenu de leur message. Sur leur alûrmation, nous nous sommes permis de leur dire que lorsqu'on écrivait une pareille lettre, c'était à la condition d*cn venir chercher la réplique soi-même; et lorsqu'on s'en faisait sciemment le porteur, l'on n'avait droit qu'à uno seule réponse : c'était de prendre immédiatement la porte, ce que nous les invitions à faire à rinstant. Ces messieurs ayant cru devoir résister à notre invitation, la jpatience, il faut le dire, nous échappa, et nous nous livrâmes envers eux à certains gestes désordonnés dont nous préciserons la nature, en affirmant que, si nous ignorons encore comment ces messieurs donnent les coaps de bâton, nous savons parfaitement aujourd'hui comment ils les reçoivent.

Nous ne regrettons aujourd'hui qu'une chose : c'est d'avoir oublié de leur demander un reçu.

Ce que nous croyons apercevoir de plus clair dans le petit drame qui vient de se dénouer sous nos yeux, c'est que le cito^^en Miot avait tiré sur nous un billet au proUt du citoyen Gastéra. Le citoyen Gastéra, de sou côté, a jugé convenable de l'endosser au profit de nos deux visiteurs d'hier, et ceux-ci ont eu Tincroyable imprudence de se présenter au reuiboursemenf.

Ce ricochet drolatique fournira, nous n'en doutons pas, le sujet d'une scène assez neuve à la prochaine pantomime du théâtre des Funambules.

Nous comprenons très bien que les Sans-culottes miotius aient reçu à la rédaction du Corsaire les coups de bâton qu'ils avaient promis de donner, mais, ce que nous comprenons bien moins, c'est lu signature do la lettre remise au Corsaire le G avril.

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