III. La Maison aux miracles
Impr. dans f l'Univers», n» du 3i aoM 4843. et réimprimée pages 8S et 93 de l'écrit de M. l'abbé Bonix.
ly. Opuscule sur les communications annonçant TCEuvre de la Miséricorde, par
d I l'abbé Alexandre Charvoz. Paris, de rimp. de Locquin, 1811, in-8, 72 p.
M. l'abbé Bouix nous apprend que ce furent les demoiselles Gamier, de Saint-Cloud, qui, sur l'ordre de Dieu, transmis par le prophète, donuèrent 3.000 fr.. pour l'impression de « l'Opuscule sur les commanicaiioos de l'Œuvre de la Miséricorde» (de 78 pages in-8). Les frais d'impression s'élevèrent à 4,S00 fr. environ. La prévention reproche à Pierre-Michel d'avoir empoché la pins grosse part du reste. Lemeneur aurait lai- mène détourné & son profit une partie de la somme qui lai avait été confiée ponr la publication (p. 94).
V. La Voix de la septaine. A la gloire du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et à la gloire de la Vierge immaculée, pure et sans tache. De i'tmp. de Locquin à Paru. Tilly-surSeulle, 184246, 48 livraisons formant 4 vol in-8.
Cette pnbiicaUon périodique a commencé à paraître dans le dernier trimestre de 1842. La première livraison est annoncée dans la c Bibliographie de la Pnaee •, C n» du 4«r octobre 4848. article 4878.
VI. Plaidoyer (non prononcé) pour Pierre-Michel Vintras, nar M. Bérara, de PontrLieu, avocat du narreau de Paris.
Caen, 1842, in-8.
Dans ce plaidoyer. M. Bérard a encadré des analyses de toutes les opinions erronées émises en laveur de Na&ndorff par ses Ikuteurs et ses dupes.
VIL Le Prophète Vintras et Charles- Guillaume NaUndorff, duc de Normandie, par M. Barthélémy Pont, rédacteur en chef du « Haro » de Caen. — Imprimé dans le * Haro », n"" des l*', 3, 6, g et 10 décembre 1842.
C'est une analyse critique fort bien faite du plaidoyer de M. Bérard. L'auteur l'a Aiît précéder de judicieuses réflexions sur NaûndoriT et le propbète Pierre-M:cliel Vintru: nous avons reproduit les dernières dans la notice précédente.
e VIII. Les Prisons d'un prophète actuel, poursuivi par tous les pouvoirs, par M. l'abbé La Paraz (M. Fabbé Alexandre Charvoz). Caen, Ch. Woinex, 1846, in-li, 342 p.
Ce Une est publié dans le but de montrer qne M. Vintras (condamné à cinq années d'emprisonnement et 100 fr. d'amende pour abus de confiance) a été injustement flétri, qne sa mission est certainement dîTiae. et qne la condamnation de l'Œuvre, soit par la circa- . laire de Mgr l'érèque de Bayenx, soit par le bref de / Grégoire XVI, n'a aucune valeur.
Voici le court prospectas de l'ouTrage, dft aussi à M. Charvox:
Les t Prisons d'un Propbète » sont un Une saisissant d'intérêt, qui fixera l'attenUon an plus haut degré. Rien ne lui manque, ni le fond, ni la forme, ni l'importance du sujet. Un propbète aux prises avec toute la hiérarchie gouvernementale et judiciaire qui s'efforce ea min d'élonffer sa voix ; un prophète que ses écrits placent, sans blasphème, I c6té d'Isafe.puisqn*ils viennent du même inspiralenr; un homme, simple onnier. sans in*tracUoB, qui désespère les Uiéologieas et les académi-
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PIERRE-MICHEL
PIERRE-MICHEL
eiens. et dont la itinteté désespère ses ennemii; nn prodige enfin dont ons'oecnpeaojoiird'buienhaats lieux, de Londres jusqu'à Rome, et qve l'on cache soigneosemenl an public ; Toilà. certes, une histoire qui ne laissera pas de regrets à son acheteur.
Nous allons Toir, an sujet de ce livre, jusqu'où l'on poussait la dissimulation dans celte c Œuvre de la Miséricorde ». Nous devons le renseignement solvant k notre savant ami, M. G. Mancel, bibliothécaire de la Tille de Caen, qui a étudié toutes les mystiflealions que cette Œuvre a voulu propager.
On lit aux pages 10 et sui^'antes de ces t Prisons d*nn Prophète *, à propos de l'élévation du style des prétendues communications du ciel à l'inspiré. « Ce n*est point à l'ouvrier Pierre-Michel qu'on en faisait honneur, c'est aux habiles qu'on supposait cachés derrière la toile, et notamment à un certain abbé Charvos, curé d'une paroisse appelée Mont-Louis, au diocèse de Tours , connu par diverses publications , entre autres le • Précis d'antiquités liturgiques », et la « Fille du Mandarin *. C'est à cet ecclésiastique qu'on attribuait ces fl Prétendues communications «, pour employer le langage des opposants. G'éuit une supposition à vériOer... Je voulus interroger l'abbé qui avait le bonheur d'être accusé d'écrire comme un ange du ciel... I>éjà riche de renseignements, fûllai le trouver, feuê avec cet ecelMattxque de longe entretieni, etc,, etc..
Voici bien deux individus distincts. Ions deux partisans de Vintras. M. Charvoz, anteui, interrogé par M. La Paras, auteur aussi, et dont l'un ne devait pas être plus pseudonyme que l'antre.
Mais voici aussi que nous trouvons dans la quatrième livraison, première année de la < Voix de la Septaine », page 144, une lettre datée du 10 novembre 1848, et signée Charvoz La Paraz, curé de Mont-Louis, et cela nous dévoile un mystère facile à uisir. Dans ces divers écrits, M. Charvos La Paraz n'était connu que sous son premier nom. 11 était maltraité par l'autorité ecclésiastique suitérienre de son diocèse pour ses opinions religieuses ; il n'était pas moins compromis dans les affaires diverses suscitées par les autorités du Calvados à t l'Œuvre de la Miséricorde » ; il avait donc besoin d'un avocat pour loi et pour son culte. M. Charvoz l'a trouvé dans M. La Paraz , en partie son homonyme, et peut-être son parent, qui, converti par lui, lui a prêté par reconnaissance son nom et sa plume (1). Ceci est une preuve de fraternité que nous sommes loin de bUmer ; nous trouvons seulement que le style des deux écrivains se ressemble singulièrement; ce n'est pas à nous de critiquer cette ressemblance : c'est peut-être encore un miracle de c l'Œuvre de la Miséricorde».
IX. Les Saints de Tilly-sur-Seulle. Paris, de limp. de Maistratse, 1846, in-8, 48 p.
Réimpression de plusieurs pièces lithographiées & petit nombre. L'explication (ou préface), est signée: A. Gozzou.
X. Les Aveux de Fabbé Charvoz et les saints de Tilly-sur-SeulIe, par l'auteur des brochures portant cette épitaphe : Ils ont élevé un autel au démon de 1 impureté, et
(1) M. l'abbé Booix, dans son écrit sur l'Œuvre de la Miséricorde, établit que M. La Paras n'est antre I que M. Tabbé Charvos. '
ils en ont fait un Dieu. (Par M. A. Gozzoli). Caen, février 1817. Paru, de Vimp. de Maistrasse, 1848, in-8, 12 p.
XI. Lettre à un croyant en TCEuvre de la Miséricorde, par M. A. Gozzoli. Caen, 1847. Le Havre, Lamy, 1847, br. in-8.
M. A. Gozzoli a été un aveugle croyant en Nailndorff comme ais de Louis XVI, et il a publié plusieurs écrits pour Justifier sa conviction ; mais aussi U fut un des premiers partisans de cet imposteur qui contribuèrent le plus à le démasquer (Voy. tom. n, col. 881). Ses illusions sur la secte de t l'Œuvre de la Miséricorde * durèrent plus longtemps, et tout doit faire penser qu'il est encore an nombre des croyants en cette jonglerie.
< M. Gozzoli se donne pour un des plus zélés dis* ciples de Vintras, et ce n'est pas ce litre que nous lui contesterons en nous plaignant, au nom de la morale, des étranges écrits qu'il a jetés dans le public *.
« On en croit è peine ses yeux quand on lit les énormes imputations dont il n'a pu craint de charger ses confrères de l'Œuvre. Et quelles ont été les raisons de u conduite r 11 a cru avoir découvert, il y a quelques années, que les nouveaux apôtres, tombés misérablement sous le pouvoir de Satan, se vautraient dans la fange des plus criminelles impudicités, et dans le désir de les ramener à leur devoir afin qu'ils remplissent leur mission divine, il a eu recours (sous prétexte que ce moyen seul lui paraissait pins efficace) i une complète publicité. Tel est le but des brochures intitulées f les Saints de Tilly-snr-Sealle » , portant cette épigraphe : Ils ont élevé un aatel an démon de l'impureté, et ils en ont fait leur Dieu ».
M. Gozzoli entreprend l'apologie de ces inconcevables publications dans sa f L,ettre & un croyant de l'Œuvre « ; et ce qu'on n'imaginerait pu, c'est qu'après avoir flétri les principaux personnages de la secte par l'accusation des plus hideuses orgies, il ne laisse pas de les regarder comme des apAtres suscités de Dieu, et de protester de son inaltérable attachemeat aux révélations dont le ciel a favorisé le prophète Vintru ».
f Puisque M. Gozzoli a cm devoir s'adresser au public pour accuser ses confrères de l'Œuvre , nous lui dirons que le public ne peut ni ne doit croire à de si énormes imputations qu'autant qu'elles auront été vérifiées et reconnues par les tribunaux.
ff C'est aux tribunaux seuls, et à huis-clos, qu'il devait confier u plainte, s'il la croyait fondée.
ff Le tableau des abominations prétendues de Tilly, en tant qu'il afflige la religion et la pudeur, en tant surtout qu'il atteint non-seulement les viaimes désignées en toutes lettres ou par des initiales fadles à compléter, mais encore les honorables familles dont elles sont membres, nous a fait la douloureuse impression d'un outrage à la morale publique.
< Mais si les brochures de M. Gozzoli ont échappé sous ce point de vue à l'attention du ministère public, comment s'expliquer qu'elles n'aient pu été poursuivies en diffamation par les intéressés, sur l'honneur desquels elles tirent à bout portant? Gomment s'expliquer surtout le silence de deux prêtres de l'Œuvre qu'elles incriminent, l'un avec trois initiales comme auteur, l'autre en tontes lettres comme fiiuteur d'abominations si hideuses qu'elles le disputent k tout ce qu'on rapporte des tnrpitades des anciens gnostiqnes?
c Q|K>iqae l'histoire soit là pour montrer dans quels
PIERRE-MICHEL
PIERRB-iaCHEL
abîmes peuvent descendre, malgré leur caractère sacré et leur vertu d'aotrefois, les honimes qni se séparent de l'Église catholique, nons refusons de croire aux accusations de M. Gonoli. et nons ne prétendons combattre ici, dans les partisans de t l'Œuvre de la Miséricorde « qu'on système erroné, qu'un égarement en matière de doctrine religieuse ». (M. l'abbé Bonix, « rCEuvre de la Miséricorde », p. 81.)
Xn. Lamentations prophétiques mises en vers, par M. La F... (1 abbé Alexandre Charvoz). De Vimp, de th. Woimz, à Caen; Paris, Doyen (sic). Palais Royal, 1847, in-8, 24 p., dont d feuillets blancs.
Un prophète, plongé depuis quatre ans dans un cachot, voit l'Ange de la France pleurer sur Ninive. et lui adresser ledit discours des hauteurs de Montmartre.
XIII. Enquête au sanctuaire des révérends pères, etc., pr l'abbé Alex. Charvoz. Paris, Doyen (sic), vers 1847.
Écrit que nous ne connaissons que par la citation qu'en fkit rauteur, page 35 de l'opuscule suivant.
XIV. Appel aux Israélites dispersés par Panathème, par un Lévite (masque de Tabbé Alexandre Charvoz). De l'impr. de Ch. Woinez, à Caen; Paris, Doyen (sic). 1847, in-12, 60 p.
En faveur de < rCEuvre de la Miséricorde ».
An verse du titre on trouve une pièce de vers en quatre strophes de huit vers de huit et neuf syllabes ; elle porta pour suscription : P.-Jf , au feupU Juif.
XV. Lettre de Grégoire XVI à Mgr de Ba};eux (sur l'Œuvre de la Miséricorde), écrite de Rome le 8 novembre 1843.
Publiée par Mgr Moriot, évoque de Tours, dans la circulaire à son clergé, du 85 octobre 4848.
XVI. Le Livre d'or. Révélations de l'archange saint Michel (du 6 août 1839 au 10 juin 1840). Publié par M. Alexandre Charvoz, Tun des nombreux témoins. Paris, Ledoyen, au Palais-Royal; Éhiminerave 1849, in-8, 440 p.
Avant la publication du * Livre d'Or >, les doctrines avaient été recueillies sous le titre « d'Opuscule » (Voy. len«IV), écrit porUnt pour épigraphe ces mots de l'Évangile: Bt renovabiâ fadem tetrœ. C'est par ordre du Ciel, au dire de M. Vintras, que ce livre a été imprimé.
Le c Livre d'Or * est comme la reproduction de c l'Opuscule » avec addition et commentaire. M. l'abbé Charvoz, qui l'a édité, dit précéder d'une diaserution théologique et apologétique la collection des révélations et des visions dont le Ciel a favorisé M. Vintras, et qui forment le corps de l'ouvrage. A la fin du volume, M. Tabbé Charvoz discute les diverses otigecUons qui se sont élevées contre te doctrine de l'Œuvre, et prétend, bien entendu, y répondre victorieusement. Le « Livre d'Or i remplace ainsi toutes les brochures publiées précédemment par les apôtres de l'Œuvre, et il est regardé par eux comme l'exposé le plus authentique. (L'abbé Bouix, p. 33.) Les Viatiasiens disaient que Maiiiidorff n'était pas
d mort; que ses fldèlet avaient oèlenn de loi qu'il ae
dissimulât pendant quelque temps, afin d'échapper aux rédamanU de toute espèce qui tourmentaient œ Messie. mais qu'il reparaîtrait en temps opportun et que Dien ressusciterait des personnages vénérables poar étatkUr la vérité sur son illustre naissance, mais anjouni*ftst ce sont d'autres intérêts que ceux de Naûndorff qa'ils souUennent: ce sont ceux de Claude Peirin. fils da boucher de Ugnieu (Ain), qu'ils prennent. • L'Œuvre de la Miséricorde » paraît devoir s'appuyer sur un imposteur quelconque.
XVII. A M. le directeur de la « Gazette de France ». Les Merveilles de Tilly, source de toutes les autres, par M. Ant. MadroIIe. Parts, imp. deJ.-B, Gros, s. d., in^, 4 p.
Cet écrit est signé : L'auteur de la f LégîslaUon générale de la Providence, da Prêtre devant le Siècle de la Feuille éternelle, et de la Démonstration eucharistique *. Or, dans ces titres bizarres, on a reconna l'extravagant M. Antoine Madrolle. qui, en 1830, fut, par ses conseils injensés, la cause de la chute de la branche aînée, laquelle eut le tort d'avoir foi dans les idées de fanatiques de la trempe de M. Madrolle, de cerveaux télés. Depuis 1830, M. Ant. Madrolle a foulé aux pieds tout ce qu'il admirait auparavant. Non-seulement il est aujourd'hui un bon républicain religieux de la veille, mais encore un des plus fanatiques admirateurs du prophète Vintras et de « l'Œuvre de la Miséricorde I .
L'écrit que nous citons est trop court pour que nous
ne régalions pas nos lecteurs des excentricités de cet
I écrivain théocratique et de ce pathos qui lui est habi-
loel. Nous supprimerons seulement les quelques moU
d'envoi au directeur de la « Gazette de France » :
t Dussent-ils cesser aujourd'hui, perpétuels et de plus en plus éclatants (1) qu'ils sont depuis dix années, qui sont dix siècles, nous croyons encore plus, en un sens, aux miracles de Tilly qu'à ceux même de Jérusalem ; car ceux-ci, après tout, il nous a suffi de les lire; et les autres, nous les voyons.
!• El les miracles de Tilly sont formellement prédits comme les plus grands et les plus nombreux (parce qu'iU doivent être les derniers) par tous ceux de Jérusalem, qu'à leur tour ils démontrent mieux que jamais tous (V. Jkan, XIV, 12 ; ACT. H. 17).
Les premiers miracles, de l'enfance du Christianisme, furent plutôt matériels; les derniers, de sa force ou de son afTaiblissement, devaient être plutôt spirituels : et la parole de plus en plus Prophétique, et le Sang, et le Vin en sont lesfigores(2) (V. Jean*
(1) On les compte par milliers, et Ils se manifestent publiquement, et tous les jours, admirablement proportionnés aux grandes fêles de l'Église, depuis suriout U Pentecôte de l'année jubiliaire de 4850.
En sorte que l'évêque, le concile ou le pape qui condamnerait aujourd'hui l'Œuvre de la Mitéricorde, se serait condamné lui-même à Tobligation de la réexaminer demain. (Pie IX reftise depuis quatre ans de la contredire; et un seul concile sur 50, un seul évoque sur près de 700, n'ont consUté que sa falsification par deux abbét à la suite de f l'Univers*, condamné lui-même depuis par son archevêque I)
Note de M. Ant. Madrolle.
(2) Concurrentes avec la vapeur : Et signa iu tcrrd, Sanguinem et Vaporem fumi.
Par une c«)încidence curieuse,. Salomon de Gaus,
1S7 PmRRE-WCHËL
XVI. iS. 13. îiPiiRM.I.lî; ACT. n, )8-,Hatth. XXVI, Î9 ; Hakc, XIV, SS ; Luc, Xxn, 18). - Et eett U frtM». tu dihnt d« l'iulie , ipi» ï'élernellB ProiMcDM prMnliiiail 1 en tin la Cénacls Iraniiloirc (V- inilaDuil le XLVD' rliip. d'EiMi>el|. — El le PiDpbito iBi-nènie ttl fcmellonïnl wwiot* ptr nlnl Plem en particaltn (V. Acr. lli. SO-a*].
IP Et ili DOui huent alteitU d'ibord |Ur lu Umotau it vin que noii idiiiiriou le plu (lei mlncla ■ont liiti pour Hre emt de con&anre, bien plm que pont tin wu {MaMc, XVI, 1*; Jïak, IV), 8; et il bit utarellement 1e> enire linu, dit uinl Pinl aux CarliuhlcRi. xm, 7).
m» El hdu De lei "on« çu Kgleneot od rapporter on lu penoonellemeDt, nou les iiou mu, iitjt. VKt. it noi propTf» yeax vut, tfiqdi*i, enleodu, ITilli, etnitmeinbcmmilleade Paiiad) etk SIdu i et uni, qui tloai on gemlMOU un lemoni det Luurdilre du jour (cA l'on ne démontre... qne ce qne penonne ne nie , el ne lalue enl^ndte que re qui pUll ax puilonide loai lu pirUi), dix» neu wm-
snnd iDditatte cïoisl. ra iltTalioni inceuiEunent dirinei de Pierre-Uidiel. uni aeinple duii rtlilain de râgliie, et mime du» lei innalei de l'hnnanîU.
IV> El m mindet-ll, étant conleinponint, pu ta demiire et plm grande misécicoide de Dlta, ton! <iidemnieat soiclléi par Dienpnir noiu-mAnu.
V> Et ili wnt accsaplia, ceu-ll encore, pu dD Propbtlc isolé tl cm (le Sanieiir n'a pu été en diffé-
rtmnienl) par i
du Grani-HBitlt, qae nona ne Jonn iprti, par It Bn tngîqu elfet, de l'trclwrtpe Aa Puit.
PfEBRK-HICEŒL 1S8
I VIU» Et Ils démontrent, comme Riaon pétemptcire dn DEHHIEH AVÈNEMENT DE JÉSU3-CHR1ST, le ! plu KfiDd tgaautiement de Fol et de diltctlon qni
mlei (V. Luc, XVm, 8. etc.) ; tt qni ne Hiinll l'impnlei. Ihéalogiqnemeiit et It^iqnement, qn'l l'un de* deu ordres de penonnei aniiuti : on 1 li ping (Tinde majorité des Paiieors ef^iAeit it loni lea slèciei, et snriont dei derniers, qne Dieu i reodua Re9pmualilM it TOUT It Iroupeou, c'esM-dire de (ont le mande (V. lei rinilre gruidi Pmpbttei et les donie lutns de It SjntitaBiie. qne looa ■ '"
Bitjpee «1
SI Faux ProplUiei. on si l'on leot. de ces taO-ProfhiUi (cet KH. renTetraltnt Tolonliers ]'Api>ealift elle-ntme... à l'ilemitél) DOmbreDX {KuUL.. Uatth. XXIV, 11), nnis, titrai. Impoitnti, bonorablei. hoonétu rn^me et de bonne foi; el. pu 11 même, ■^lulniri, prédiU ptr le SanTcur. prédséaenl poui lee temps rù uou sommet t
Vli El ili dimontrent, ce qil a lut betolB.d'ttn dAnonlié, la deioir, tons peine de mort, de réitrer, et presqne d'idorer comme Dieu lui- même, ai Iribonal de 11 pitnilence, le préira tatboliqoe le plna cootnln atii Apdtrea, et le pins boslile aux mincies de Tlllj '
VII» Bt Ils dtmoDltenl, tomme seule raison pjremptoire det dani plu pinds deieiit de l'hamme (mieni qne l'amotir det ennemii , la bontd qni prérlent lei eanemti : mien qne l'amonr des panirei : la plu pe- Ula propritK et le pain quotiditn. qni prérienneDt lei pinnei) le plu grand illribot de Dîen: sa Hii^ri- (orde dant le tempi, el juque dut l'âleralté. qne li ttterie et It piitlqu nlg^rei lemblent prendre I UdiBdeiUniinnerl
rinrenleir de h npear, et Plerre-Hicbel, le pnpbtli eacbariitiqiM, reçurent U»s deux la jour en !ftut4rii {Terrt mnivttle).
Il ji anjoerd'hoi. dans la seile Fnnte, juqa'l 300 Vo^noti, plnt on moins cwmu, plni oi moim itifniilitéi, tons lalqnei, et li plupart rtrélti el an-
Done<< à TiHj. on qni j coirequodent Et Rosi
Timiilar (de Stlgnon), 1 Saint-Slinroln, n'ett pit b
'luflDlment petit nombre det dissidents i^Ôk^i<Kx. erliuent 1e> Pasleora, et qni loni npréienlts inlooTd'hoi par tontes les aortu d'oppotltiont relleniea nlaonrablei, et plu pirlicnlitrement ptr les liltt de VŒvvrt it la Kittricorit.
1X° Et ils ont poni ttoction le cbllimant temporel, Jntqa'l It Dort sobile, et mtme titgiqoe. Incfoyible. presque tonjonn prédite, de Idui lu ilibét. de loiit let Prélats qui ont reTuié d'en (tie lémoiot ; de laut lu
. [imeni ptr u jeTiililt perpétuelle, qui arait
El MU tiiODS en le droit de glcrifler. de diille fiHilej las fa(OPE le plui liminl, le plu aimé, I gnod. le plm uint peut-tue, le plm crojable . Ina incroyable de Ions lu bommu. enln Piirrt- MkM (le plm beau nom debi terre et le plut b«an du :iBl). nou tnrioDt commencé pir la procèt dei Caïu le Clin, et Uni par lei lonruni et lu libellet du ibbéi... dont It Pruiidence même «imbla tiolr Délrilet noDt (Srai», aie... ■ On ne doit tu morta que la
I nou ne londriooi enOn, pou démontrer s en qneMïon, qne l'ignominie de ti mïisa ne Jepblé. ion Icmonoce complète du letlrei
iPt».
Clerfé Tnigtiri nntet, ne *eut pu même l'entendra..
]ngere
..Il le
Ke pi
par froturtvT.
C« lleuieuri, plu coimlncu ipptramneDt deriu-
Mdllté du siècle que de la miséricorde deDien, elqii
lemblent us mesurer la pnisstcce divine qa'l tt Inr.
dTet, de la meillenre foi du monde (et c'est
!nt la pins griDde loormité et It demiéru
période do mil, util mui la plu grande praniarlnre'
ne leur élut plm pot-
.ibluli
inlïillibin. If
iunt, jusque dtnt leniiooBCilu,qnei le Démon est pludéchitné, et que la religioD est pltu iiuonniw que jamait; qu 1 e monde ae me uri, qn'it ul murt: • oablitnt, lu malbeoreu. qne nos un Dieu Tltiot, rien, al Siilont le minde, ne saunil moirir qne pour lanallm
nsti, et par nn denier nùrtrle non moina remrli que tou lu anicu, on ne tube pu un laïque, m prttie. même qli toit allé, el qni toit deaenié
(1) V. l'inilnclble llne de la Gran4e Apottane dons la tint lOinl (ptr M. AU. lUroUe). In-S de plulann lolamu en nn, pi pinll enfla cbu Hinn. qnal du Angullu, 33 , et Gunier, an PiUt-Ht*
PIERRE-mCHEL
PIERRB-MICHEL
trois jours sealement à Tilly, sans y laisser son cœur, et sans cq emporter l'esprit à jamais. Les trois derniers plus mémorables, tous connns dans la cbiôlienlé, tons les trois ecclésiastiques, tou» les trois vertueux, tous les trois frères (l'aîné surtout, vénéré dans le pays comme un saint), priés par nous, y sont allés pour un jour, et en incrédules, l'un de 150 lieues, et les autres de 300 et même de 400 ; Us y sont demeurés trois mois ; et ils en sont revenus enfin dans la Lorraine et les Vosges avec des cris d'admiration, auxquels MU. les hauts du clergé répondent encore en ce moment par d'infimes TolU, aussi démonstratifs de V Œuvre de U Mitiricorde que les propres merveilles de celte Œuvre finale et immortelle •.
XVni. Le Précurseur de ravènement intermédiaire de Jésus-Christ, par 1 abbé Héry. Paris, imp, de J.-B, Gros, 1849, iii-8, 132 p. avec une planche.
Cet écrit de l'abbé Héry, ancien cnré dans le diocèse de MontpeUier, est l'œuvre d'un nltra-croyant en Vintras, qn'ij nomme Elie, an moins en grftce et en vertu, et en qui il voit un pontife.
Nous ferons connaître les si^ets abordés par le pauvre prêtre en donnant ici la table des matières de son écrit, divisé en trois parties.
Dédicace à Marie, vierge immaculée, pure et sans tache. Notre-Dame des saintes clartés, Notre-Dame de l'unique science ; & la reine du Midi, — Introduction préliminaire.
Première partie, t Faits surnaturels à Tilly, en 4848. — Procès -verbaux des faits relatés dans la première partie.
Deuxième partie, t Pontificat de SthrathanaSI (Vintras) j>. Prières révélées du sacrifice chrétien, Ch. I. Possibilité de la présence réelle de Jésus-Christ an ucriflce chrétien. — Gh. II. Du sacerdoce on du pontificat. — Ch. III. Le sacrifice nouveau est l'extension on le développement du droit on du devoir de lont chrétien de s'offrir à Dien. — Gh. IV. Prééminence du ucerdoce ecclésiastique sur le sacrifice chrétien.
Troisième partie, i Mission d'Elie *. — Ch. I*'. Jour dn seigneur, mission d'Elie. — Gh. II. Mission d'Elie depuis saint Jean-Baptiste. — Ch. IH. Nécessité de la mission d'Elie pour l'ère nouvelle. — Gh. IV. Mission d'Elie en StbrathanaSl. — Ch. V. Rétablissement de toutes choses par la mission d'Elie. — Ch. VI. Conclusion.
La planche qui se trouve à la page 59 donne la configuration de seize hosties ensanglantées par le procédé Vintras.
XIX. L'Étoile polaire de la France, ou Rêveries d'un solitaire catholique sur rénigme providentielle du présent et de l'avenir, par P.-F. D*** (Delestre). Cahors, Brasseur; Paris, Dentw^ Lyon, Pélagaud; Toulouse, Ansas, 1849, m-lâ.
XX. L'Œuvre de la miséricorde, ou la Nouvelle secte dévoilée, par M. l'abbé Bouix (aumônier à Marie-Tnérèse). Paris, A. LecUre et C, 1849, in-8, 86 p.
Ecrit fort instructif pour les personnes qni veulent bien connaître les antécédents du prophète Pierre-Michel et ses Jongleries actuelles, ainsi que les doctrines religieuses dn grand apôtre de l'Œuvre, M. l'abbé Charvos, doctrines qui sont ici combattues par un prêtre sincèrement catholique et bon théologien. Voici le aomnuiiv
de cet écrit : Première partie, c Exposé historique de la Miséricorde ». Gh. L Idée générale de l'ŒvTre. Cb. n. Antécédente de Vintras. Gh. m. Organisatk» de l'Œuvre. Gh. IV. Costumes. Emblèmes. AmaleUes. Ck. V. Travaux et opérations de Pierre -Michel. L'Oradecn défant. Gh. VI. La Maison aux miracles. Gh. VII. Aadience dn 19 aoftt 4842. Ch. VHL Sentence de coddamnation. Ch. IX. Histoire des hosties pnK^n^awÈtAMt. Ch. X. U généalogie de VŒuvre de la Miséricorde, Gh. XI. Une scission dans TŒuvre. Gh. XH. Le grand apôtre de l'Œuvre, M. l'abbé Gharvoz. Gh. XUL Les écriU de l'Œuvre. Ch. XIV. Ce qu'a d^à fait l'aatorité ecclésiastique. — Secùnde partie : « Erreurs dogmatiques de la Secte. * Gh. l*'. Première erreur, l'avènement ou le règne prochain du Saint-Esprit. Ch. II. Exposé d'une seconde erreur : l'homme trinitaire. c'està-dire composé d'un ange déchu, d'une &me et d'an corps. Gh. m. L'opinion d'un ange déchu en nous est contraire & deux conciles généraux. Gh. IV. L'opinion de rbomme triniUire est opposée à la Sainte-Ecritnre, an Symbole de saint Athanase et an quatrième concile de Latran. Ch. V. Combien M. Gharvoz s'égare en voulant appuyer sur saint Augustin et sur quelques antres Pères de l'Eglise son erreur de l'homme triniUire. Ch. Vf. Troisième erreur dogmatique: Jésns-Ghrisl n'aorait pri« qu'une portion de la nature humaine. Gh. VU. Quatrième erreur : la Sainte Vierge émanée de In nature divine. Gh. Vm. Condamnation de l'Œuvre de la Miiéricorde par Grégoire XVI. Ch. DC. Vaines tenuUves de M. Gharvoz pour éluder ranlorité du bref de Grégoire XVI à Mgr. l'évèque de Bayenx. Gh. X. Condainnation de VŒuvre de la Mitérieordepufâ^. Tévèqne de Bayeux. Gh. XI. Gomment les partisans de TŒavre désobéirent k la circulaire de Mgr de Bayenx. Gh. XII. Condamnation de VŒuvre de la Miséricorde par Mgr l'archevêque de Tours. — Note sur les prétendus crimes d'immoralité dont les principaux personnage^ de l'Œuvre ont été accusés par leur confrère M. Gozzoli.
Nous avons beaucoup utilisé la première partie de celte brochure pour les particularités que nous avons données snr le prophète et sa secte.
L'antenr a fait précéder son écrit de ce court avertissement :
f Quelque peu dangereuses que puissent paraître des rêveries, non seulement condamnées par l'autorité ecclésiastique, mais frappées même par les tribunaux civils comme un ignoble moyen d'escroquerie, l'histoire est là pour attester combieji il fut lacile à diverses époques d'en imposer aux âmes droites par l'apparence d'une mission divine manœuvrant à l'aide de révélations et de miracles ».
« La secte nouvellement formée sons le nom ti' Œuvre de la Miséricorde n'est pas sans doute de nnture à étendre bien loin sa séduction : cependant elle a fait quelques ravages parmi les laïques. Quant aux membres du clergé (4) qui, indociles aux avertissements de leurs évèqnes, se sont déterminés à devenir les disciples de l'escroc Vintras et les apôtres d'une doctrine dont le ridicule surpasse l'hétérodoxie, l'opinion publique jugera de l'état normal de lenr esprit on de»Ienr cœur ».
f Gomme les nouveaux sectaires ont recours i de continuelles protestations d'orthodoxie, pour s'insinuer et gagner dn terrain, il fallait surtout dévoiler ce stratagème et mettre à nu leurs erreurs doctrinales » .
(4) M. l'abbé Gharvoz, l'apôtre zélé de l'œnvre. prétend qu'ils sont très nombreux ; il nous permettra d'en doster Jnsqn'à ce qu'il bods en soit donné la preuve.
PIERRE-MICHEL
PIERRE-MICHEL
ff Noos avons essayé de remplir cette tâche dans le Journal » la Voix de la vérité », mais le défaut d'espace et la nécessité de morceler les discussions qnl ronlent sur un même sujet noas ont forcé, comme on le pense bien, de passer sous silence des points importants, et de ne traiter les antres que d'ane manière incomplète ».
« Plusieurs personnes qui ont suivi cette discussion avec intérêt nous ont engagé à régulariser ce travail, en réunissant dans un opuscule les principaux documents propres à faire connaître la nouvelle secte » .
XXL Les Nouveaux illuminés, ou les Adeptes de la Miséricorde convaincus d'extravagance et d'hérésie, par A.-B. Caillau, docteur en théologie, oo la société des prêtres de la Miséricorde, sous le titre d'Immaculée Conception. Orléans, imp.
d Alexandre Jacob, 18i9, in-8, 5i p.
L'anteur termine ainsi le coart averUssement qu'il a mis à la tète de son opuscule :
« Pour procéder dans cet examen avec une méthode aussi claire que décisive, considérons cette Œnvre infernale dans son origine, dans ses pratiques, dans sa doctrine, dans sa jnstiOcation, et noos verrons que. dans son origine, elle est suspecte et corrompue ; dans ses pratiques, schismatiqne et impie ; dans sa doctrine, fausse et hérétique ; dans sa justiflcation, dissimulée et scandaleuse. Reprenons et justifions notre jugement «.
Voici, en effet, l'ordre que l'auteur a suivi dans cet opuscule : g 1. Cette Œuvre est eutpecte et corrompue danê ton origine, g II. Cette Œuvre est sehitmatique et impie dans ses pratiques : 4» Sur le Clergé; S° Sur la Confession; 3» Sur la Mission légitime; 4" Sur la Liturgie; 5« Sur la Sainte-Eucharistie, g m. Cette Œuvre est fausse et même hérétique dans sa doctrine : 1» Erreur du salut des démons ; S<> Erreur d'une triple substance dans la composition de la nature humaine ; Z^ Erreur d'un règne nouveau appelé le règne du Saint-Esprit ; A° Erreur de l'émanation divine de Marie et de son union à un esprit préexistant et non déchu, g IV. Dissimulée et scandaleuse dans sa prétendue justification : l" Mépris scandaleux de l'autorité de l'évèque dans le diocèse duquel la secte a pris naissance ; 2<> Mépris scandaleux des décisions de plusieurs autres prélats; 3« Mépris scandaleux du Pape lui-même, dont on cherche par de vains subterfuges à éluder l'autorite. g V. Supplément,
XXII. Réponse de P.-M. Vintras à M. Fabbé Caillau. 1850, in-8.
Est -il bien sur que cette Réponse soit du prétendu prophète? Ne lui aurait-elle pas été dictee pendant ses extases par l'archange saint Michel ou saint Joseph? Dans tous les cas, l'abbé Caillau est meilleur catholique que ces deux uinU.
XXni. Les Erreurs du concile synodal de Paris en son troisième décret contre rOEuvre de la Miséricorde, par M. Charvoz et autres théologiens, avec cette épigraphe : Expectavimus lucem, et ecce tenebrae.
Is. 59-9. De l'imp, de E. Poisson, à Caen\ Paris, Ledoyen, Ihiminerei (sic), décembre 1849, in-8, 36 p.
Le parti de ces nouveaux sectaires ne pouvait pas laisser sans réponse les deux écrite de MM. Bonix et
T. III
Caillau, accablants pour les hommes, les opinions et les œuvres de la secte; aussi l'écrivain ofBciel, le réné^ gat Charvoz les a-tril aUaqués tous deux dans son écrit intitulé « Les Erreurs du Concile synodal de Paris », Voici en quels termes le président de la Septaine sacrée (M. Charvoz), parle (page 8) des écrite de MM. Bouix et Caillau aux membres du Concile synodal de Paris, qui ont condamné l'Œuvre de la Miséricorde.
t Devons-nous rdever ici ce qu'osent dire deux pamphléuires, que Dieu n'eût pas choisi un tel homme (Vintras-Sthratanaèl) pour de semblables révélations? II le faut, puisque ces deux pamphlete ont été l'unique source que vous ayez consultée, puisque c'est sur ces deux oracles que vous avez prononcé. Us ont l'un et l'autre copié le réquisitoire de 4842, du procureur du roi, contre l'organe de Dieu, Pierre-Michel, et l'ont copié sans dire un seul mot de la défense qui a détruit si bien toute l'accusation (1), que le jugement ne mentionne que deux faits, contre lesquels encore les prétendus lésés ont proteste hautement et devant le tribunal et par la presse (S).
« Donner aujourd'hui ce réquisitoire comme le portrait véritable de l'accusé, c'est une diffamation calomnieuse, c'est un acte de la plus insigne improbite, c'est un crime peutp^tre sans exemple en polémique. Cependant deux prêtres, l'un naguère jésuite. M. Bonix, l'autre père de la Miséricorde, M. Caillau, s'en font honneur (3) et cela devant vous 1!1
c Passons vite... Quand ce persécuté Unt calomnié à dessein aurait éte antérieurement ce qu'ils disent, ce n'est pas vous, Pères, qui diriez jamais que Dieu ne l'eftt pas choisi pour en faire son organe. Sachant qu'il faut plus de saintete au pontife qu'au prophète, vous mettriez humblement la main sur voire conscience, vous regarderiez votre passé et même votre présent, et vous diriez avec Justice : Seigneur, si vous n^avez pas dédaigné de m'élever jusqu'aux divines hauteurs du sacerdoce, puis-je m'étonner que vous preniez un homme moins pécheur que moi pour lui révéler vos desseins? Oui, Pères, tel serait votre langage, et vous n'iriez pu peser en comptes les pailles qu'il y eut peut-être dans l'œil de cet enfant de l'Église lavé par vous-mêmes dans les sacremente dont vous avez la dispensation. Vous diriez de vous-mêmes comme de lui : Ignobilia mundiet contemptiHlia elegit Deus,., (Cor., 1-28). c Hélas 1 c'est après un homicide et caché pour cela dans le désert de Madian que Moïse reçut la grande révélation et la plus grande mission qui furent jamais ; c'est après un adultere et un assassinat que le roi David se montra roi prophète ; et vous savez quelles furent les dernières années du roi qui nous laissa les livres sapientiaux.
I Oh sont donc nos titres an choix de Dieu en de-
(1) L'accusation a éte si peu détruite, que Vintras a éte condamné à cinq années d'emprisonnement, non pour sa mauvaise foi antérieure, mais pour avoir, postérieurement après s'être posé en homme de la divinite, détourné des sommes par des manœuvres flrauduleuses. (Voy. page 498).
(2) On voit effectivement figurer sur la liste actuelle des fanatiques qui font partie de la religionvintrasienne, le baron de Razar, l'abbé Héry et les demoiselles Garnier, qui, avant le procès, accusaient le Dieu de Tilly. Beati pauperes II!
(3) Nous partageons l'opinion de ces deux dignes ecclésiastiques : voleurs, imposteurs et jongleurs ne tnwveiont jamais grâce à nos yeux.
PIERRE-MICHEL
PIERRE-MI€HEL
hors de sa miséricorde? Pierre-Michel n'in^cxpie qu'elle pour sa défense : accusateurs, dressei-vous devant lui sur voire justice pharisaïque, et demandez à Dieu pourquoi il ?ous a préféré l'humble ouvrier de Tilly.
< Ainsi toute prévention écartée, examinons devant Dieu les points que condamne votre troisième décret ».
XXIV. UOfficialité d'Orléans et M. le doyen de Beaugency (l'abbé Desbois) au tribunal de l'opinion publique, par M. Alex. Charvoz. Pan*, Ltdoyen, 1830, in-8, 16 p.
Non seulement l'abbé Desbois était accdsé d*êtrc un propagateur lélé du « Livre d'Or », mais le jour de l'Epiphanie, 6 janvier 1850, il lit un sermon entaché des doctrines hétérodoxes de l'Œuvre de la Miséricorde; H. Dupanloup, évèque du diocèse, suspendit, le 28 du même mois, le discret sectaire de Vintras de toute fonction, et canoniquement le déposa. C'est contre ce jugement canonique que s'insurge l'auteur dn pamphlet que nous citons.
XV. L* Avenir prochain de la France, entrevu dans les vrais principes de la société, de la liberté, de la souveraineté, soit populaire, soit nationale, et dans la Révolution de 1789. Ouvrage philosophique, politique et religieux, par l'abbé C.-F. Nicod, curé de la Croix-Rousse. Lyon, Dumoulin^ et Paris, Ganme frères, 1850, in-8. Dans plusieurs de nos bulletins (1), notamment dans ceux des 11 et 28 novembre dernier, nous avons prévenu nos lecteurs de se tenir en garde contre ces prétendus miracles, prédictions, extases, etc., qui ne sont ni approuvés, ni reconnus par l'évêque diocésain, et que répandent sourdement et mystérieusemeût eerUlnes personnes peu sensées, pour ne pas dire perfides et de mauvaise foi. Nous avons, hélas! pour parler ainsi, de trop bonnes raisons, et la secte pernicieuse, dite de la Miséricorde, que nous avons fiit connaître, en est une preuve évidente. Nous ajouUons néanmoins que cette secte, malheureusement, n'est pas la seule, qu'il y en a d'autres que nous aurions occasion de faire connaître plus tard, car nous avions alors entre les mains un livre que nous venions de lire avec autant d'effroi que d'indignation, et qui est assurément le plus mauvais dont nous ayons jamais entrepris la lecture.
Ce livre est intitulé « TAvenir prochain de la France », etc., et a pour auteur M. Nicod, curé de la Croix-Rousse, à Lyon. Par égard pour un prêtre respecUble, et qui jusque-là, à ce que nous sachions, n'avait donné aucune occasion de suspecter sa foi, nous nous sommes tû, n'ayant d'ailleurs aucune mission pour livrer à un blâme public un livre, quelque mauvais et dangereux qu'il nous parût. Nous attendions donc que nos évoques, sentinelles toujours vigilantes de la maison d'IsraSl, et seuls juges compétents en ces sortes de matières, eussent donné l'éveil et sur la secte naissante et sur le livre qui en contient la doctrine. Cette attente ne ftit pas longue, car, selon Mgr l'évêque de Nantes, cette secte, qu'il vient de condamner par un jugement doctrinal, en présence dé son chapitre assemblé ad hoc, 9i une parenté très intime avec l'hérésie récente de Michel Vintras, dont nous parlions le mois dernier, et qui a été condamnée par les conciles provinciaux de Paris et de Tours, ainsi que par le Saint-Siége.
(1) Bollelin religieux du journal « le Pays ».
Pour ce livre, qui, & notre avis, est un lissa de Utiles, d'impiétés et de blasphèmes, il a pour bat d'établir, par l'abus le plus étrange et le plus scandaleux de l'Écriture sainte, et cela d'une manière fort adroite. que la sociéte civile et religieuse a trois libérateurs, le premier dans Moïse, le second dans Jésus-Christ et le troisième dans Louis XVI, qui ne (ait qu'une seule et même personne morale avec son fils, M. le baron de Richement, dans lequel il ressuscitera comme le Christ est lui-même ressuscité. On ne pourrait nous en croire sur parole et l'on trouverait sans doute notre jugemeat trop sévère, si nous n'appuyions nos assertions au moins d'une citation. En voici une prise an hasard sar plus de cent aussi audaciensement téméraires :
« Les traite de similitude des deux autres libérateurs avec le type divin se trouvent fondés sur les mêmes décrets éternels ; ils n'ont rien d'arbitraire, et ils sont l'expression de la plus pure vérité. Jésas- Christ a éte sauvé du massacre des Innocente. Moise. libérateur figuratif, a été sauvé des eaux; et le troisième libérateur, modelé sur Jésus-Christ, et figuré par Moïse, a été sauvé du massacre de sa famille. U fallait qu'ils fussent sauvés aussi avant d'être sanveurs ». (Page 357.)
...«De tout ce qui est renfermé dans ce chapitre (XXII). il résulte que le fils du roi-martyr réunît dans sa personne les quatre principaux traits de ressemblance avec le libérateur figuratif et avec le iibératear divin. De là. je conclus : 1« qu'il sera libérateur, à son tour ; libéraitenr de la servitude de la voUmté, comoie Jésus-Christ, quoique libérateur universel, est spécialement le libérateur de la servitude de Vinteiligence.
c Mais comme la libération de la volonté est one œuvre surnaturelle et divine, nons disons qu'il n'en sera que plus uni au divin libérateur, qui agira dan* lui et par lui, et dont il sera le représentant dans sa puissance, comme il le représente aujourd'bni dans ses humiliations et ses douleurs. De ces caractères de similitude qui se rencontrent dans les trois servitedes et dans les trois libérateurs, je oondas : 2o que ce troisième libérateur, et avec loi les temps actuels, occupent une gratule place dans les livres I saints et même dans la tradition. » (Page 372.) L'auteur de t l'Avenir prochain de la France • ne ménage pas plus le clergé que l'orthodoxie catholique, dans la prévision sans doute que celui-ci n'admettrait pas son système impie et blasphématoire et qu'il le condamnerait comme tel. C'est un moyen adroit de se moquer des condamnations de l'Église.
c (^ue le clergé, dit-il, me le permette: c'est i lui que je m'adresse et que je demande : Oh est le fils de Louis XVI? Il n'y a plus moyen de dire qu'il est mort : ou renversez tous les principes que nous avons établis, ou convenez qu'il est vivant. S'agit-il maintenant de son identité ? Deux témoins irrécusables , MoUe et Jésus-Christ, ont atteste qu'il doit être en butte à la contradiction du Clergé... Ne cherches plus... vous l'avez nommé : c'est M. le baron de Ricbemont ». (P. 303.)
ff S'il est en butte à la contradiction de l'aristocratie de la nation (lisez l'Episcopat firançais, comme l'indique la note latine au bas de la page), qui n'a pour lui) (iomme l'aristocratie juive ponr Jésus-Christ (Luc, xxiit 66), que l'insulte et l'outrage, et ne sait plus offrir à la royauté qu'un lambeau de pourpre et une couronne d'épines, je me dis encore : c C'est bien là celui qu'on peut appeler aussi l'honuiu de douleur ■ . Qu'un sacerdoce qui a prodigué des hom'mages à Hérode (liset Louis-Philippe) n'ait plus i
PIERRE-MICHEL
PIERRE-MICHEL
prodiguer à cet homme qoe l'indifférence ou le mépris, je comprends qu'il doit en être ainsi du nouveau fils de David, et qu'il est cette fierté placée dam Sùm (i, saint Pierre, ii) centre laquelle doit venir se heurter tout ce que l'orgueil et la pi6té pharisalque aveuglent ». (P. 253.)
« Comme le monde ne peut recevoir l'esprit de vérité, il arrive que tout ce qui participe à son esprit participe à l'erreur ou au mensonge et devient ennemi de tout ce qui porte un caractère surnaturel et divin ; on se prend à en juger comme un aveugle voudrait juger des rouleurs. Telle est, dans le sanctuairef d'ok elle ae répand dans un certain monde qui te croit religieux, la disposition générale des espriU ». (Page 431.)
En voilà suffisamment pour jusUfler ce que nous avons avancé. Mais on nous dit que le livre de M. Nicod est inspiré; nous ne le nions nullement, mais évidemment il n'a pu l'être que par Satan, et alors nous répondrons, avec saint Paul, aux partisans de la nouvelle secte : « 11 y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l'Évangile de Jésus-Christ. Mais quand nous vous annoncerions nous-mêmes, on quand un ange du ciel vous annoncerait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu'il soit anathême. Je vous l'ai dit. et je vous le redis encore une fois ; si quelqu'un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit anathême ». (Galates, ch. I, v. 7, 8 et 9.) L'abbé André, chanoine, dans * le Pays ». 47 déc. 1850).
XXVI. Bulletin religieux (du journal « le Pays »), par Tabbé André, chanoine. — Imp. dans « le Pays », n*^ des 11. 28 novembre, il décembre 1850 et 6 janvier 1831.
XXVn. Deux Lettres de l'abbé C.-F.
Nicod, contre la condamnation de son « Avenir prochain de la France » par Mgr révoque de Nantes.
Imprimées dans la feuille intitulée c l'Inflexible. Joaroal des intérêts de tous » , ou avec pins d'exactitade, des intérêts d'un autre imposteur que Vintras, qui a voulu longtemps se faire passer pour le fils de Louis XVI. et qu'on sait aujourd'hui d'une manière positive, d'après les révélations des « Faux Dauphins », publiées par « l'Univers », en juillet 4850. et d'après une correspondance imprimée plus tard dans un journal de Lyon, n'être que Claude Perrin. né le 7 septembre 478G. àUgnieu (Ain), de Jean Perrin, boucher, et de Marie Morel, sa femme. Entre ces deux imposteurs il existe une parfaite entente. Le prophète soutient les droits du prétendant, et le prétendant, dans son journal, les folies du .prétendu prophète et de ses adeptes.
Voici encore ce que dit M. l'ahbé André dans son bulletin religieux du journal t le Pays », n» iln 6 janvier 1854, en parlant des deux Lettres de l'abbé Nleodt
f L'Église a toujours à gémir de nouveaux scandales; mais elle ne s'en inquiète guère, car elle a des promesses d'immortalité, et saint Paul nous a appris, il y a dix-huit siècles, qu'ii fallait çu'U y eût du hiréntê. Nous aurions donc a signaler encore aujourd'hui l'essai d'une nouvelle secte qu'un prêtre apostat* dont l'esprit et le jugement sont aussi étroits et aussi faux que son orgueil est démesuré, voudrait établir à Paris. Mais le bon lens public saura faire juetioe de ce
nouveau Châtel, et flétrira du mépris qu'elles méritent les parodies sacrilèges et bouffonnes de ce pvtrmée de schisme et d'hérésie». *
« Pour M. Nicod (de Lyon), il continue de défendre ses erreurs dans t l'Inflexible», journal sans doute peu connu de nos lecteurs. Il vient d'y publier deux longues lettres contre la condamnaUon que Mgr l'évoque de Nantes a cru devoir promulguer contre son livre mUtulé: « l'Avenir prochain de la France » et dont nous avons fait connaître la docirine dans nôtre Bulletin religieux du 47 décembre dernier. M. Nicod pousse l'oubli des convenances jusqu'à dire que son bon livre, comme il le qualifie si modestement, est complètement à l'abri de la sentence doctrinale portée dit-ll ab irato, par Mgr l'évêque de Nantes, sentetice qu% fera, dan* Vhittoire, un pendant de plua au brigatidage d'BpMse. Voilà la modération de ce nouveau seclaire, et jusqu'où s'étend son respect pour le jugement des évoques! Nous comprenons maintenant pour nous servir des expressions de l'auteur, que la destination providentielle de ce livre inspiré, et dont les pensées descendent du ciel, ett de séparer la paille d'avec le bon grain. Seulement il s'agit de savoir qui sera paille ou bon grain. Toutefois, nous poumons déjà dire oii est l'ivraie, et qui la sème dans le champ du père de famille ».
Malheureusement M. l'abbé André, qui s'élève contre les miracles de Tilly-sur-Seulle, admire ceux de la chapelle Saint-Satumin d'Apt (Vauclusc), provoqués par une humble fille, nommée Rose Tamisicr (voy f le Pays», du 6 janvier 4854). Décidément, trop de prêtres catholiques français se font les continuateurs des jongleurs sacerdotaux d'Egypte, et cela au XlX« siècle 1 Leur chef suprême, l'archevêque actuel de Paris, ne partage pas heureusement leurs croyances en mo^ merie et en fanatisme, ni pour tels et tels miracles ni pour tels et tels habiles qui les exploitent. Très heureusement pour la religion catholique, que les lànatiques ultramonUins et secUires tendent à faire déconsidérer.
XXVllï. Le Mandement du Ciel en présence des mandements de la terre, ou Dieu défiant la majorité des prêtres qui l'ignorent, par son Œuvre de la Miséricorde qui le glorifie : à cette fin de consoler le Monde, et de faire trembler ceux qui perdent le Monde, à la veille de sa régénération, par M. Ânt. Madrolle. Edition populaire perfectionnée. Paris, Garnier frères; et Rome, P, Merle, année jubilaire 1851 in-8, 19 p. '
XXIX Les Merveilles de l'Œuvre de la Miséricorde devenues plus éclatantes que jamais par Taveuglement et les malédictions mômes de leurs dénégateurs, ou Bref contre Bref,par l'auteur du « Mandement du Ciel » et de « la Grande Apostasie dans le lieu saint » (M. Ant. Madrolle). De Vimp, de J.'B. Gros, à Paris, s. d. (1851), in-8, 8 p.
Dès l'inslant que la secte Vintrasienne a un aussi lélé défenseur que l'auteur des deux pi^cédentt écrits, elle et le prétendu régénérateur du monde peuvent considérer leur cause comme bien malade ; ce prolixe avocat eu a perdu d'autres meilleures, avant que son extravagance, pour m pas dire plus, fttt à son apogée
167 PIERRE, PAUL, et JEAN
PIGALLB
Pape, prélats, prêtres, et vous, calholiqnes aposto- 1 (i liqnes et romains, tremblez tons t Yintras est Diea, et M. Madrolle est son prophète, et ponr qae tons croyiez à ces deux vérités et Jasqn'i ce qoe vons y croyiez, le Voyant vous menace d'un déluge d'écrits drolatiques,
sortis de son ceneaa de d'inspiré, afin devons
faire rentrer dans le giron de l'Église de Tilly-snr- Sentie 1 Sor les dernières pages des denx écrits que nous venons de citer, le Voyant (pen clair sous pins d'nn rapport), noos annonce, pour poursuivre sa mission, la publication prochaine, des publications suivantes, qni seront faites à la plus grande gloire de Sthrathanaél et de l'Œuvre de la Miséricorde : i^ La grande Apottasie dans le lieu taint, génératrice de tons les maux de l'Église et du Monde, dont la fin est la République divine et sociale, qu'elle accélère en voulant l'arrêter. Beau et compacte volume, équivalant à 10. C'est, dit l'auteur, dans la seconde édition des « Merveilles de Tilly », le second et terrible volume du c Prêtre devant le siècle » ! 3o Le grand Propliéte et le grand roi de France^ appelés par toute la suite de l'Écriture sainte, et la tradition universelle, à renouveler la fiice de la terre. Autre volume compacte, équivalant à 5. Le grand prophète est le jongleur de Tilly, et le roi de France est cet imposteur qui dans le monde a porté tant de noms, mais plus connu sous celui de baron de Richement. A quoi sert d'être stupide à demi? Le voyant Madrolle, après l'abbé Nicod, de Lyon, et tant d'autres niais et dupes, reconnaît dans Claude Perrin, fils d'un boucher de Lagnieu (Ain), le fils de Louis XVII 1 II parait qoe c'est Claude Perrin qui porte panni les seâaires vintrasiens le nom augélique à^Anoraëlt c'est au moins ce que nous fait présumer une première annonce du livre que nous citons. 30 Le « Peuple Roi à jamais », ou le Peuple nouveau et la Terre nouvelle (théorie, théologie et histoire du socialisme). Édition abrégée (d'un livre qui n'existe pas encore), à l'usage du plus grand nombre, i^ La ff ConsUtolion divine, humaine et sociale » imminente, seule capable de sauver la France, elle-même seule capable de sauver le Monde. Autre édition analysée (d'un livre encore dans le cerveau de l'auteur). Volume en une feuille I 5<> c Rome encore inconnue » . Partie de l'Apocalypse dans son éclat, compacte volume, équivalant & dix. Il va sans dire que l'ex-ultramontain Madrolle verra qoe Rome n'est plus dans Rome, et qu'elle est à Tilly. Son « Bref contre Bref * le prouve par avance.
Que de lectures réjouissantes pour les vintrasiens et les hôtes de l'hospice de Charenton 1
-|- On trouve de longs détails sur P. M. Viotras et ses disciples dans l'ouvrage de M. Ërdan (psendon. de M. A. A. Jacob), « la France mystique *, 1855. lom. n.
PIERRE, PAUL et JEAN (MM.), ps.
S Gabriel et Brazler, Francis (I'Allarde et OUSLIN DE LA SaLLB].
Le Magasin de masques, folie de carnaval en un acte, mêlée de couplets. Représentée sur le théâtre des Variétés, le 25 février 1824. Paris, Duvemois, 1821, in-8..
PIERRE-VICTOR, auteur déguisé [Pierre- Victor Lbrbbours, d'abord élève au Conservatoire de musique et à Técole de dé* damation, puis garde d'honneur en 1813.
Après les événements de 1814, il reprit
ses études théâtrales, et fut acteur tragique à rOdéon et au Théâtre-Français.
Des ennuis qu'on lui suscita lui firent abandonner la scène, et alors il se retira dans sa ville natale, à Besançon, où il s'adonna à la culture des lettres. M. Lerebours est membre de l'Académie de Besançon. Nous connaissons de lui les ouvrages suivants, qui tous ont été publiés sous Je nom déguisé de Pierrt-Vicior^,
I. Uarald, ou les Scandinaves, tragédie en cinq actes. Représentée sur le second Théâtre-Français, le 4 février 1825; précédée et suivie d'observations historiques, littéraires et théâtrales, ornées de plusieurs vignettes d'après Devéria. Paris, Barba, t Auteur, 1825, 1826, in-8, avec une gravure et des vignettes.
n. De l'Égarement de l'opinion publique en France, sur la révolution de Belgique, et de la nécessité d'une alliance entre la France et la Hollande, pour résoudre la question belge. Paris et La Haye, 1831, in-8.
m. Documents pour servir à l'histoire du Théâtre-Français sous la Restauration, ou Recueil des écrits publiés de 1815 à 1830, par Pierre- Victor. Paris, GuUlaumin, 183 i, in-8.
On trouve dans ce volome: 4^ Notice snr Tenterrement de M"« Ranconrt; — 2o Lettre à M. Decazes sur mon arrestation ; — 3<> Idées snr les denx Tbéfttres- Français et snr l'école de déclamation ; — A^ Note contre les sociétaires du second Théètre^rançais ; — 50 Lettre à M. de Lanriston ; ~ 6» Reqnète an Conseil d'Etat contre le préfet de Hante-Garonne ; — 7o Mémoire contre le baron Taylor ; — 8<> Denx pétitions à la Chambre des députés ; — Oo Examen d'nn discoars de M. Sosthènes de La Rochefoncanld.
IV. Coup-d'œil sur les antiquités Scandinaves, ou Aperçu général des diverses sortes de monuments archéologiques de la Suède, du Danemarck et de la Norwège.
Paris, Challamel, 1841, in-8 de 72 pages.
V. Sur d'anciennes constructions en bois sculpté de l'intérieur de la Norwège. Avec trois planches de dessins. Pari*, Challamel, 1842, gr. in-8.
VI. Observation sur cette question : A Quelles causes faut-il attribuer la décadence de la tragédie en France? proposée
Îar le congrès scientiGque de France, en 840. Besançon, Sainte- Agathe, 1843, in-8.
4- PIERRON [Eugène Lacoste, acteur et auteur dramatique, né en 1812, mort en 1865].
Voir dans le c Gatalopne général » de M. OUo Lorenz, t. IV, p. 78, les titres de quelques uns de set écrits.
-I- PIGALLE [Jean Rousseau].
Les Manchettes de l'Autographe au salon
PIGÂLLB
PIMPURNUUX
de 1865. Paris, 1865, 12 livraisons in4 oblong.
-H PIGALLE [Villemot].
Des articles dans le « Figaro » .
PIGAULT-LEBRUN,apoc.Voy.B. (J.-N.).
etP.L.B.
PIGEON , pseudonyme [Guilbert db Pixérécourt].
Les Confidences de Thôtel de Bazancourt, ou Un Jour de détention. Paris, LhuUlier, 1818, in-8 de 48 pages.
U panit presque anssitAt un écrit sous ce Utre : > Des Faits opposés à des Mensonges . on Réponse à un libelle intitulé: « Confidences de l'hôtel de Bazaneourt », par M. Pigeon. Paris, de Vïmpr, d'Everat, 4818. Sji-8 de 2i pages.
4- PÏGHENAT (M. Pierre), curé deSaint- Nicolas-des-Champs, aut, supp.
On a pnblié sous le nom de ce zélé partisan de U Ligue un opuscule : c Prose du clergé de Paris adressée au duc de Mayenne après le meurtre du roi Henri 111, traduite en firançois par — ; cette version accompagne la « Prosa deri parisiensis ad ducem de Mena, Luteti», apud Sebastianum Nivellium », 4580, ln-8. Le nom du libraire est également une ironie. Celte prétendue prose, on Éloge de Jacques Clément, est de feil une satire contre la duchesse de Montpeosier et les ligueurs. Voir le caUlogue Leber, sfl 4044 ; i l'Analecta Biblion » de M. Du Ronre, t. U, p. 83 ; le « Manuel du libraire » au mot Prota, et surtout les « Anciennes poésies françaises b publiées par M. Anat. de Montaiglon ; on y trouve, t. II, une reproduction de celte Prote avec des notes intéressantes. Lire aussi nne notice de M. Duputel. dans le « Précis des travaux de l'Académie de Rouen », 4828.
PIGNET (Georges), gérant du « Moniteur du Calvados, ancien imprimeur à Angers, anU. supo. [M. Alexis Doinet, rédacteur en cher ae ce journal].
Beaucoup d'articles du « Moniteur du Calvados » sont signés du nom du gérant. M. Doinet est en ce moment (4860) directeur du c Journal de Bordeaux *.
-f. PILGRIM (Lord).
Pseudonyme de la rédaction de < l'Artiste »\ il a été adopté successivement par Gérard de Nerval et par Arsène Honssaye.
-h PILLON DUCHEMIN [Anne-Adrien- Firmin Pillon].
Nouveau théâtre d'éducation, à Tusage des demoiselles. Paris, 1837, in-lâ.
PILPAI, apoc. [Morellt].
Voy. M**^ II, 1008 /.
+ PILPA Y [Jean-Pierre Gallais], mort en 1820.
Dialogues des morts. 1793, in-8.
PIMANDRE, ps. rJean SirmondI.
Lettre de — à Théopompe (Rémi du Perron), publiée ci-devant sous le titre de
Lettres déchiffrées (en 1627). Paris, 1627,
Du Perron avait opposé au « Catholique d'Etat » de Ferrier. attribué bussement à Jean Sirmond, un libelle soui ce titre : c Vita Armandi Joannis cardinalis Richelii ». Aureliœ, 4626, in-8. Jean Sirmond s'est déguisé sous le nom de Pimandre pour y répondre. On pont consulter à ce snjet < Isagoge in notit. Script. Hist. Gall. edente Fabricio. Uamburgi, 4708. part. 2, p. 44. A. A.B— r.
PIMPURNIAUX (Jérôme), ps, [Adolphe BoRGNET (1), d'abord juge a instruction à Namur, aujourd'hui professeur à TUniversité de Liège, correspondant régnicole de TAcadémie royale de Bruxelles, classe des lettres, élu le 15 décembre 1836].