I. Mémoires de — . Paris, Delaunay, 1837, 2 vol. in
Ces Mémoires sont apocryphes.
n. Lettre à M. Juge. Paris, 1824, in'4.
Cet industriel, auquel on a élevé une sUtue ^à Villers-Bocage (Calvados), et qui a donné son nom à nn des nouveaux boulevards de Paris, s'appelait Richard. Il était au commencement du siècle fllateur à Paris, roe de Gharonne, et associé de M. Lenoir-Dufresne ; Richard-Lenoir est donc une raison sociale, mais ce Ait sous ce nom que Richard fut connu après la mort de Lenoir-Dufresne. arri\'ée en 1806. U fut décoré en 1814 par Louis XVIII comme officier de la garde nationale ; il ne pouvait l'être comme introducteur de la filature mécanique du coton en France, puisque l'intrododioD de cette industrie est due à un fabricant belge, Bauwens. qui créa la filature des fions-Hommes à Ghailloi, et que l'empereur nomma à ce titre chevalier de la Légion d'honneur par décret du 9 mai 1810. (« Petite Revue*, VIII» trimestre, p. 72).
M. Frère (mot Richarà) signale entre antres notices celle de M. Fayot dans^les c Portraits et Histoire des Hommes utiles », année 1840, p. 483-502.
RICHARD SAUNDERS, auteur suj^sé [R. Franklin].
Voy. Bonhomme Richard, 1, 555 e.
-f- RICHE A SENTIMENTS POPULAIRES
(Un) [le marquis Voyer d*Argenson].
Boutade d'— . Paris, 1833, in-8.
Opuscule de 10 pages, qui n'a pas été mis dans le commerce.
RICUEBOURG (de), aristonvme de six personnes qui ont cultivé les lettres:
Bourdot, Le Givre, Macé, Mauguin, Porcher, et Toustain de Richebourg. Pour la liste de leurs ouvrages, voy. notre a France littéraire », aux premiers de ces noms*
-h RICHE-GARDON [Luc-Pierre Riche]* Voir dans la « France littéraire», t. XII,
p. 364, un article fort détaillé sur cet écri*
vain.
-f- RICHELET (P.), aut. supp.
Dictionnaire des rimes, par P. Richelet. Parisy Delaurey 1700, in-lsi.
La première édition de ce dictionnaire est de 1648. Void ce que l'on lit à ce sujet dans l'avertissement (dft
RICHELET
RICHEUEU
à Lenglat Diifresno;) qui précède c l'Histoire de la Floride *. tradoite de Garcilasso de la Véga, par Pierre Richelet, édit. de 1709. « M. Hichelet a travaillé, aussi bien cpie M. Frémont d*Ablancoart, an Dictionnaire des rimes, mais ce n'est pas lui qui Ta fflia en l'état oti un certain libraire, nommé Delaure, Ta fait imprim<.*r sons le nom de Richelet. 11 a été rajusté on glté par un bon vieux prêtre nommé Lefëvre. *
+ RICHELET (Ch* J.)> ^^^^^ supposé.
Du Baro mors et vis, conte du xii* siècle,
publié par — . Paris^ Techenerj 1832, in-8.
M. Richelet est Ini-mftme l'auteur de ce pastiche, que M. Raynonard (« Joom. des Savants *, Janvier 4833) a signalé comme une supercherie littéraire. — Tiré â 29 exempl.
RICHEUEU (Armand Du Plbssis, cardinal duc de), apocr, [Paul Hay, marquis DuChastrlet].
Testament politique d'Armand Du Piessis, cardinal duc de Richelieu. Amsterdata, 1687-1696, 2 part, in-12.
Le c Testament politique de' Richelieu » est traité par Jamet le jeune d'ouvrage d'imagination du spéculatif Paul Hay, mardis du ChasteUt, fils de l'acidémien, auteur de la « Politique militaire >. dans les Mémoires de Trévoux, année 1765, décembre, page 1412, oh Ton ajoute que M. Lancelot t démontré celte assertion dans un écrit particulier qui doit te trouver parmi la b^S portefeuilles d'AnaUctes qu'il a légués à la Bibliothèque du Roi.
{Problème hist, et lUtér.) A. A. B— r.
Testament politique d'Armand Du Plcssis, cardinal auc de Richelieu, etc. Troisième partie, indépendante des deux premières. Amsterdam (Lyon), H. Deshordes, 1689, in-12.
Ce volume n'est autre chose qu'une réimpression du « Traité de la Politique de France », de Paul Hay, marquis du Ghastelet. Voy. P. H., ffl, 96 a.
Le Long, c Bibliothèque historique de la France », n* 13998, assure que ce volume a été imprimé à Lyon par les soins de Jacques Pineton de Chambrun, ministre d'Orange ; mais, à cette époque, Pineton était en Hollande.
Bayle nous apprend que Pineton de Chambrun a publié, sons le nom de « Melanchton «, une réponse au troisième chapitre de l'ouvrage de du GhasteleL Jusqu'à ce Jour, il ne m'a pas été possible d'en trouver un exemplaire; mais l'abbé Sepher en possédait un, n« 5950 du catalogue de sa bibliothèque. Pineton de Chambrun a aussi publié, sous le nom de Melanchton, le poëme de J.-A. de Thon à la postérité, avec des not«8. « Œuvres de Bayle, in-fol., t. IV, epistola de êcriptis adespotis », p. 165.
On ne trouve aucun détail sur ce troisième volnme do c Testament politique » dans l'article très-étendu sur le cardinal de Richelieu qui fait partie des « Éloges de quelques auteurs firancais » (par l'abbé Joly, Michault et autres). Dijon, 1742, in-8.
Il existe des exemplaires de la troisième partie du susdit Testament, qui portent pour titre : « Mémoire politique d'Armand Du Plessis, cardinal duc de Richelieu », etc. Amsterdam, Henri Desbordes, 1689, in-ia.
— Le môme ouvrage, avec des observations politiques de M. Tabbé de Saint- Pierre. VJU* édition. Amsterdam, Jansons, 1738, 2 vol. in-12.
— Le même ouvrage sous ce titre :
Mémoires d'État, ou Testament politique d'Armand Duplessis. (Nouv. édit., avec une préface et des notes par Cl. Marin). Paris, Le Breton, 1764, in-8. — Lettre sur le Testament politique du cardinal de Richelieu, imprimée pour la première fois en 1750, et considérablement augmentée dans cette seconde édition (par de Foncemagne). Paris, Le Breton, 1764, in-S de ij et i& p.; en tout 2 vol. in-8.
Cl. Marin, dans sa prélkee, combat le sentiment que Voltaire a émis dans ses « Mensonges imprimés » (voy. plus bas).
L'authenticité de ce Testament a été contestée, et il a paru dans cette polémique :
l» c Des Mensonges imprimés, et do Testament politique du cardinal de Richelieu », par Voltaire. Chapitre I«r. Paris, Lemercier, 1149. — Chapitres n et m. Paris, le même, 1750, in-8.
Un morceau intitulé ; < Des Mensonges imprimés ». et imprimé k la suite de la tragédie de « Sémiramis ». 1749, in-12, se composait, sauf les variantes, de ce qui forme aujourd'hui les vingt et un premiers paragraphes. A la snite < d'Oreste >, 1750, in-19, parurent un Chapitre H sur les Mensonges imprimés (c'est ce qui forme aqjoard'hui les paragraphes XXH à XXX VI), et un Chapitre UI, sur les Mensonges imprimés : Raisons de croire que le litre intitulé : c Testament politique du cardinal de Richelieu » est un ouvrage supposé. Le morceau imprimé en 1749 fut reproduit, l'année suivante, dans le tome IX de l'édition des (Euvret de Voltaire publiée à Dresde , et encore séparément, avec des remarques et des notes, en Hollande, 1750, petit in-8 de iv et 62 pages. Sur le fiiux-litre de cette édition séparée on lit: « Défense des librairei hollandais contre les Mensonges imprimés de M. de Voltaire ».
Le « Recueil des testaments politiques de Richelieu, Golbert, etc. ». Amsterdam, Chdtelain (Paru), 1749, 4 vol. in-12, avait donné naissance I l'opuscule c Des Mensonges imprimés ».
La conviction de Voltaire sur la non-authenticité de cette production ne changea Jamais, ainsi que le prouve sa lettre à un gentilhomme d'Avignon qui lai avait écrit au sujet de doutes sur l'anthenticité du Testament du cardinal de Richelieu (1).
c Le septuagénaire de Femey doit. Monsieur, um réponse à votre lettre ingénieuse et pleine de raisons séduisantes. Une fluxion sur les yeux et son l^e ne lui permettent pas toogours de s'acquitter de ses devoirs aussi promptement qu'il le désirerait.
c Si vous joignez à mes « Doutes sur le Testament politique de Richelieu » : 1» que le manuscrit de cet ouvrage n'a jamais été vu ni par ses héritiers ni par
(1) Celte lettre est an nombre des sept lettres de Voltaire exhumées par M. Gustave Brunet d'un Journal bordelais oh elles avaient été imprimées il y a une quarantaine d'années, et qu'il a foit réimprimer dans le « Bulletin dn Bibliophile belge *, t, m. 1846, p. 319 à 324.
RICHELIEU
RICHELIEU
les ministres qai lui succédèrent; 2<> qn'U ftit mis soos presse trente ans après sa mort sans avoir été oonnn auparavant ; 3(* que le style est différent de celai des autres écrits da cardinal ; 4^ qne l'ouvrage fourmille d'idées et d'expressions peu convenables & un grand ministre qui parle à un grand roi ; 5» qne l'éditeur ou le faussaire lui fait signer son nom d'une manière qu'il n'employa Jamais; 6« que cet éditeur ne dit ni de qui il lient le manuscrit, ni en quelles mains il avait été déposé, vous aurez quelques soupçons sur son authenticité.
c L'ouvrage parait plutôt la production d'un politique oisif que d'un ministre vieilli dans les grandes affaires. En le relisant avec attention, vous finirez par penser comme moi sur un livre très-médiocre qn'on t voulu accréditer par uu nom illustre.
r J'ai l'honneur, etc. »
Au ch&teau de Femey, 10 février i756.
Dès 1750, pour combattre l'opinion de Voltaire, on publia quelques écrits.
99 « Lettre sur le Testament politique du cardinal de Richelieu » (contre Voltaire). (Par Et.-L. de Foncemagne). 1750. in-12. — Nouvelle édition, très-aagmontée. ParU, Le Breton, 1764. in-8 de ij et 153 p.
La dernière édition forme le tome second du Testament du cardinal de Richelieu, qui parut dans la même année.
La querelle entre Voltaire et Foncemagne s'était réengagée sur le même sujet en 1764.
30 « Réfutation du sentiment de M. de Voltaire, qui traite d'ouvrage supposé le Testament politique du cardinal de Richelieu. » (Par Léon Ménard, mort en 1767) ,Parit, 1750, in-12 de 31 pages.
4<> t( Les Mensonges imprimés par M Aroœt de Voltaire P. Hollande, 1750, in-8.
5« « Doutes nouveaux sur le Testament attribué au cardinal de Richelieu 1, par Voltaire. Genève (Paris), 1705. in-8.
Voltaire n'avait cessé de reproduire dans divers ouvrages son opinion sur le c Testament politique > ; et les nouvelles objections de Voltaire étaient réfutées dans la Lettre de Foncemagne. Voltaire écrivit des c Doutes nouveaux 1 , qu'il a datés lui-même d'octobre 1764. La c Lettre écrite depuis l'impression des Doutes *, qui est à la suite, fait partie de la première édition, tellement mcme, qu'une réclame typographique en indique l'existence. Il eht donc été plus exact de dire que cette Lette avait été écrite pendant l'impreseUm. La publication des c Doutes nouveaux 1 eut lien en novembre 1765; mais, selon l'usage établi dans la libraine, de dater de l'année suivante les impressions faites dans les derniers mois do l'année, le frontispice porte 1766.
6« Lettre de IT** (Mercier, abbé de Saint-Léger) aux auteursdes < Mémoires pour servir à l'hisloire des sciences et des beaux-arts», touchant les nouveaux écrits sur le véritable auteur du c Testament politique dncardina de Richelieu ». 1765, in-8 de 24 pages.
-4- Les deux Testaments latins, et surtout le « Testamentum politicnm > , qui renferment assurément des pensées et des paroles de Richelieu, sont l'ouvrage du Jésnite Pierre Labbé , et ont été publiés dans ses « Elogia *. Lyon, 1643 (c Nouvelle Biographie générale *). On trouve indiquée an catalogue Leber {09 4310) r f Ordonnance de dernière volonté (testament civil) du cardinal de Richelieo ».
-Ç- La Bruyère s'est exprimé avec énergie au sujet du Testament de Richelira : c Celui qui a achevé de si,
grandes choses, on n'a jamais écrit, on t dû écrira comme il l'a Ikit. »
4- On sait comment ils ont été composés ; un tissu historique écrit en style boursouflé par un secrétaire da cardinal, dans lequel s'intercalent à la date des événements les aperças de Richelieu sur les conceptions et les résolutions de sa politique. Là est la griffe du grand homme. Ces exposés sont des modèles de composition ordonnée, d'argumentation précise et mâle; ce sont d'admirables discours politiques. » (E. Forcade, « Revue des Deux Mondes », 15 mars 1867, p. 518.)
RICHELIEU (Louis - François - Armand Du Plessis, duc de), maréchal de France, atU. sup.
Mémoires historiques et anecdotiques du duc de Richelieu (par M. le baron de Lamothe-Langon). Paris^ Marne et Delà»nay-ValUe, 1829, 6 vol. in-8.
Ces Mt^moires, qui ne sont rien moins qu'anthenUques, se composent d'une compilation d'anecdotes et de faits controuvés pour la plupart
On avait depuis longtemps :
c Vie privée du maréchal de Richelieu » , contenant les amours et intrigues et tout ce qui a rapport aux divers rôles que Joua cet homme célèbre pendant plus de quatre-vingts ans. (Rédigée par Faur, ancien secrétaire du duc de Fronsac (1). et publiée par Soulavie l'alné). Paris, Buisson, 1790, 3 vol. in-8i — on 1792. 3 vol. in<li.
Cet ouvrage, aussi mal digéré que mal écrit, est suivi d'un grand nombre de Lettres originales et de Mémoires particuliers, écrits par Richelieu lui-même, et qui vont presque jusqu'à la fin de la Régence. Il s'y confesse au public avec une franchise hardie, qui est encore une des singularités de son caractère. A l'exemple de tous ceux qui publient leurs confessions, il fait en même temps celle des autres, surtout des femmes qu'il avait soumises i son char.
( Mémoires du maréchal duc de Richelieu », pair de France, premier gentilhomme de la chambre da Roi , etc. , pour servir & l'Histoire des Cours de Louis XIV, de la Régence du dac d'Orléans, de Louis XV, et à celle des quatorze premières années du règne de Louis XVI, roi des Français, et restaurateur de la liberté : Ouvrage composé dans la bibliothèque et squs les yeux du maréchal de Richelieu, et d'après les portefeuilles, correspondances et mémoires manuscrits de plusieurs seigneurs, ministres et militaires ses contemporains ; avec des portraits, des plans et des cartes nécessaires à l'intelligence de l'ouvrage. (Publiés par Sonlavle l'alné). Londres, de Boffe; et Paris, Baissons 1790. 9 vol. in-8.
Le fils du maréchal de Richelieu (le duc de Fronsac) a déclaré publiquement que ces Mémoires n'avaient point été rédigés sous les yeux de son père. On y trouve cependant des pièces originales très-curieuses.
Les quatre premiers volumes ont été réimprimés à Liège.
c On s'est souvent demandé de qui pouvaient être les Mémoires qu'un impudent éditeur s'est avisé de publier sous le nom du maréchal de Ricbelien. 11 serait superflu de dire qu'ils ne sont point l'ouvrage de ce maréchal, ridicule de croire qu'ils peuvent avoir été
(1) Que l'on a aussi fait auteur. Voy. dans ce livre an nom de Fronsac.
RICHELIEU