Livre pour la jeunesse
LXXXIU. Les plus belles parties de l'Imitation de Jésus-Christ, ou Leçons à la jeunesse, extraites du Corneille et Jerson Isie) de M. Onésime Leroy, par M. Fabbé D., vicaire-général de Montpellier. Paris, M^ V* Maire-Nyon, 1843, in-12.
LXXXIV. Preuves que l'Imitation de Jésu&Christ a été composée à Bruges, etc., par l'abbé C. Carton, instituteur des sourds-muets de Bruges. Bruges^ 1844, in-8.
LXXXV. Notice sur un manuscrit de Thomas à Rompis, appartenant au séminaire de Liège, par M. Bormans, professeur à l'Université de cette ville.
bnpr. dans le « Compte rendu des séances de la commission royale d'Histoire, on Recueil de ses bulletins », t. X,n« 11. séance du 6 avril 1835. Bruxel* Ut, Haye%, in-S.
c Cette dissertation, nous le déclarons en conscience, semble trancher la question si longtemps controversée de l'auteur de « limitation •. Malgré les efforts ingénieux de U. Onésime Leroy, et la lutte opinifttre soiih tenue pendant toute sa vie par feu Gence en fkveor de Gerson. Thomu à Kempis triomphe. Qu'on lise U. Bormans sans prévention, et on, se prononcera certainement pour' le chanoine régulier du Mont-Sainte- Agnès. Nous ne nous inquiétons pas de Gersen, que M. de Grégory a voulu tirer des limbes de l'oubli. Gersen est un adversaire peu redoutable, et pour ainsi dire hors de combat. »
RsiFFBMBBRa, cBuU. du BlUlop. belge i, U, 428.
LXXXYI. Monument de Gerson à Lyon.
Lettre de M. Onésime Leroy à MM. les membres de l'Institut historique, sur une
étrange découverte de M. T ifi., Tho-
massy). Paris, Hachette, 1845, in8y
20 pag.
C'est une réfutation des opinions émises par M. R. Thomassy dans sa t Vie de Gerson *, qui fidt partie de la collection intitulée « les Gloires de la France ». M. R. Thomassy y a discaté et même contesté les savantes et consciencieuses recherches de M. 6, Leroy sur les fragments des manuscrits de diverses époques de llmiUtion de J. -G. et sur le lieu de son entière composition.
Le fimx-titre de cet opuscule porte: c Gerson, auteur de l'Imitation de Jésus-Christ. Monument c Lyon. Etrange découverte de M. T......
Combien, en lisant ce court opuscule, on s'aperçoit de la peine que se donne le très-estimable auteur pour appuyer une opinion qni, malgré ses efforts, sera encore contestable 1 Qne de contradictions dans les écrits des deux derniers champions de Gerson t
Pages 4 et 5, M. 0. Leroy dit que Gence avait été heureux de montrer Gerson composant l'Imitation de Jésus-Christ pendant son séjour (bien court 1) à Melch (lises Mfl»lck), en Autriche. Dans une lettre de M. 0. Leroy, en date du SO mai 1858, que nous reproduims plus bu, Gerson n'annit pas (ait à Mœlck on se*
THOMAS A KEMPIS
THOUAS A KEBfPIS
Jour Men ccurti mtU il y serait demeuré H Umg^ Umpi!
• Geoce. se complaisant dans son idée, qne semblaient appuyer en effet plostears anciens mannscrits trooTés à l'aj^baye de liœlek, Genoe yU, avec qnelqne peine, son système ébranlé par la lettre dn prieur des Gélestins, qni nons peint si admirablement Gerson dans les dix dernières années de sa retraite de Lyoù et de sa vie, travaillant an livre immortel ».
Selon H. 0. Leroy, Gerson à prêché < l'Imitation» à Bnges, devant le doc et la dnchesse de Boulogne, avant de la développer en latin chei les Gélestins de Lyon.
Ainsi, de la part de deux critiques qni ont mis beaocottp de lèle dans lenrs investigations, voilà deax versions différentes sur le lien de composition de ce livre célèbre. Là ne s'arrêtent point les contradictions. II. l'abbé C. Carton, inslitntenr des soords-mnets de Bmgas. publia, en 1841, des « Preuves que l'Imilation de J.-G. a été composée à Bruges » ; Gerson est resté dans cette ville de 1396 à 1403. donc M. Carton peut avoir raison. Toi^jours est-il que cela ne peut être qne le germe dn livre, prêché devant le duc et la dnchesse de Bourgogne.
LXXXVn. Dissertation sur Fauteur de rimitatioD de Jésus-Christ, par P.-H -J.-F. Géraud.
Nons ne connaissons cette < Dissertation • que par la mention qu'en Ihit M. Onésime Leroy dans son écrit intitulé: c Monument de Gerson à Lyon » (1845. in-8.
p. 7). 4 Le modeste et savant Gérand qne nons
avons en la douleur de perdre (le 9 mai 1844) lorsqu'il venait de consacrer à nos recherches sur Gerson six excellents articles insérés dans de bons journaux 1 > Vraisemblablement dans c l'Univers » auquel Géraud a fourni des arides pendant quelques années.
L'auteur de la Notice sur Hercule Gérand, imprimée dans la « Bibliothèque de l'Bcole des Chartes *, I^iérie, t. V, ne parle point de ees six articles.
LXXXVm. Gersoo, Gersen und Kern* pis, oder : ist einer vor diesen dreien. und Tveicher ist der Verfasser der vier Bi!icher von der Nachfolge Christi ? mit einem kritischen RUckblick auf die Behauptungen der neuern franzœsischen Kritiker A. A.
Barbier und J.-B.-M. Gence, von J.-P.
Silbert. Leipzig und Géra, J.^M.^C, Arm~ bnuter, 1846, in-8.
Ou ranteora mit beaucoup de temps à la composition de ce livre, on il l'a gardé longtemps en manuscrit, car son ff Coup d'oeil sur les observations des nouveaux critiques firancais » ne va pas au delà de l'ouvrage de MM. Barbier et Gence, publié en 1813. Nous ne voyons pas, en effet, parmi les critiques consultés ni M. 0. Leroy ni M. Bonnani : leur avis vaut cependant la peine d'être pesé.
LXXXIX. Recherches historioues et critiques sur le véritable auteur au livre de Flmitation de Jésus-Christ : examen des droits de Thomas à Kempis, de Gerson et de Gersen. avec une Réponse aux derniers adversaires de Thomas à Rompis, UM. Napione, Cancellieri, de Gregory, Gence, uaunou, Onésime Leroy et Tho-
raassy ; suivi de Documents inédits, par Mgr J.-B. Malou, évoque. Louvain, Fimteyn, 1848, in-12, 250 pag.
Ce livre a en une deuxième édition (1).
Dans cette réimpression revue et augmentée on trouve une bibliographie complète de la controvene. Les titres de Thomas A. Kempis sont vivement déCeodns dans cet écrit
Nous sommes, en France, assez peu an courant des publications qui se font chex nos voisins ; aussi n'a-ton parlé de cet ouvrage, très-remarquable, que plus de trois ans après qu'il a été imprimé. C'est au journal c la Liberté de Lille » qu'en revient l'honneur. La note suivante qu'il a donnée a été reproduite presque aussitôt par trois journaux de Paris : le c Journal des Débats >, dn 13 mai 185S, « l'Assemblée nationale ». du 14, et c le Moniteur », du 15.
« Depuis quatre siècles, dit t la Liberté de Lille», les savants étaient divisés sar la question de savoir quel était l'auteur de c limitation de Jésus-Christ ». Une foule d'écrits ont paru à ce s^jet, qui a même occupé tout particulièrement la littérature de notre département. On se rappelle que M. Onésime Leroy, de Valenciennes. a publié, il y a quelques années, le résultat de longues rechercha ».
c Un manuscrit de la biblioUièque de Valaociennes le conOimait dans la conviction que le véritable antear de « l'Imitation» était le chancelier Gerson, sumommé le Docteur trèê chrétien, mort en 14i9. Or. Monsei* gneur Malou, évèque de Bruges, vient de trouver un manuscrit beaucoup plus ancien, portant le non de Thomas à Kempis. Ce manuscrit appartient à la biblioUièque de Bruxelles, et date de 14S5, c'eet4-dire qu'il n'est postérieur que de dix ans à l'année oà fat composée c l'ImitaUon » .
f En même temps qne monseigneur de Malou publiait à ce sujet des < Recherches criUques et historiques », monseigneur Mttller, évèque de Munster, découvrait auui plusieurs manuscrits, dont un de la même date et portant encore le même nom d'auteur ».
t Ainsi, comme nous le disions, le pieux solitaire dn XV* siècle, mettre Thomas, du mont Sainte-Agnès, et chanoine régulier à Utrecht. appelé Thomas i Kempis. du nom de Kempen, son lien de naissance, est ai^ouTd'hni reconnu comme le véritable auteur de ce livre si célèbre et si inimitable ».
Cette note ne pouvait rester sans réponse de la part de M. 0. Leroy, dont tontes les opinions émises se trouvaient ainsi renversées ; aussi s'empressa-t-il d'écrire, aux trois journaux qui avaient reproduit la noie de c la LUierté de Lille », la lettre que voki :
Monsieur,
J'ai d& m'informer, avant de répondre à votre obligeante note dn 15 mai, sur la découverte de manuscrits allemands et belges qui viendraient éter à Ger* son, à la France, la gloire d'avoir produit c l'Imitation de Jésus-Christ » , et Tadinger tu moine aUemand de Kempen, Thomas k Kempis.
Si le latin de ce beau livre, que Corneille trouvait si (irancals et si clair, est aussi plein de germanUmeê qu'on le dit, seraitril si &miller à la France, à l'Espagne, à l'Italie, à la Belgique même, et à tons les pays de l'Europe latine?
Qne les amis de Gerson se rassurent; ees manas-
(1).-|- Une troisième édition de ces Recherchât Parii et Tn/wmaii, 1858, gr. in-8.
THOBIAS A KBMPIS
THOBfAS A KEMPIS
oXd
crits qn'on noos oppoM lont signés Thomat à Kem^ pit 00 s'appaient de sa sifpiitore. L'oovrago n'est donc pas de loi : ranrait-il signé, et signé plnsiears fois, s'ii en était l'anteor? lui qni prie Diea, et si siscèreinent, de n'être pas conna: Da mihi n€sciri/ Un mannscrit d'aillenrs porte ces mots : Per manus Thomœ a Kemifit, c De la main de Tliomas à Kempis t.
Or, qu'était ce Thomu à Kempis? Je l'ai dit, d'après la chronique de son monastère : un religieux, copiste très-babile et payé par le couvent. Pro domo et ^etio» L'esprit de corps, qui grossit et se permet tout, a pu seul en faire un écrinin sublime, à la fkvenr de quelques écrits ascétiques qui sont loin des beautés, mais surtout des rapports Àrappants, remarqués par nous entre les écrits de Gerson et f limitation de Jésus-Christ ».
Enfin, Thomas à Kempis aurait-il parlé de gloire et de lui-même, comme a pu le faire Gerson ?
Nous avons tu quels motifs le chancelier de l'Uni- Tersité de Paris avait de cacher son nom. et avec quel mystère il achevait, ches les Gélestins de Lyon, l'onvnge dont son firère, qui en était prieur, nous dit, dans une lettre du plus haut intérêt (mai i4S3), le touchant contenu, m^s non le titre, qu'il ne peut révéler. Cette lettre admirable, restée si longtemps dans l'oubli, nous l'avons tirée des in-folios de Gerson, pour en éclairer nos études t et non pas num iystàmêt comme veut bien dire un de nos adversaires : je n'ai pas de système, point de parti pris; J'ai trop vu l'esprit de parti méconnaître et dénaturer tout. C'est U ce qui m'a surtout attaché k Gerson.
Quand Je l'ai vu, ami des siens, sans doute, mais bien phis de la vérité, la dire à tous avec courage, s'aliéner tous les gens de parti, et c'était alors tout le monde, un monde d'insensés que notre pauvre Charles VI ne pouvait contenir ; quand J'ai vu l'homme évangélique, au sein de ce chaos, ne s'attacher qu'à la Vé» rUé Dieu ; désespérer de la voir triompher ches nous, la chercher tour à tour à Bruges, en Allemagne, y chercher un air libre, y puiser YinUmelle eontolation et la paix ; semer sur son passage les premières traces de < l'Imitation », retrouvées depuis par fragments de un, deux, ou trois livres, à Cambrai (siège épisoopal de son ami d'Ailly), à Bruges,' à Saint-Trond, à Helck, en Autriche, o& il demeura si longtemps; rentrer en France pour y descendre, on plutôt pour s'y élever à la touchante humilité de pauvre catéchiste des enfonts pauvres de Lyon ; enfin, quand Je l'ai vu se renfermant Jusqn'è son dernier Jour dans le dottre* près de son digne firère, confident de tet écrits, mais du dernier surtout, le quatrième livre, et des paroles qu'il nous cite, J'ai compris que t limitation » était peut-être aussi une expiation, et J'en ai vénéréjdavantage i'anleur.
6i l'on ne rencontrait quelques-unes de ces études falataircs, dans de telles recherches, et dans la pourtnita d'un nom, ce serait là un travail bien stérile, et de plus bien pénible pour nous qui avons trouvé si peu de sympathie chei quelques hommes qu'on pouvait (soire supérieurs à de honteuses petitesses.
Corneille les a vus, ces hommes ; dans une des prémices de son « Imiution », que J'ai réimprimées en tète de mon livre, il dit aussi ce qu'il pense de ceux qui comprennent si mal l'humilité chrétienne, qu'ils veulent que l'auteur en ait pu donner le précepte Ama neeeiri, et se dispenser de le suivre lui-même. Cette lettre, trop longue, est trop courte encore; teuiUei. monsieur, l'excuser et me croire votre trèthumble et très-obéissant servitenr.
Vemillci» 80 mai 1858. 0. Lbrot. |
P, s. Je vois par on Journal que l'indication d'un manuscrit de i 485, qui est le grand dada de nos adversaires, tombe à piaf devant la vieille autorité de Picot et de Gence(i).
XC. Thomas von Kempen, derPrediger der Nachfolge Christi. Nach seinem aeusseren und inneren Leben dargestellt, von Bemhard Baehring. Berlin, Verlag v&n Hermann Schultxe, 1849, in-8 de xu et 39âpag.
Cet ouvrage est divisé en dix chapitres : le cinquième est intitulé : c Sur les ouvrages de Thomas à Kempis en général, et sur le livre de limitation de Jétns- Ghrist en particulier. *
Si, dans la dernière moitié du xvm* siède, les partisans quand même de Gerson, comme auteur de f l'Imitation », avaient lu plus d'ouvrages de leurs adversaires qu'ils n'en ont lu, an lieu de ressasser tout ce qui avait été dit de coqjecûiral, de paradoxal et surtout d'orgueilleux par leurs devanciers prévenu, ils eussent bien modifié leurs opinions, et, nous le répétons après la lecture du livre d'Amort, ils eussent reculé devant l'idée de recommencer une polémique qui durait depuis deux siècles et demi, car Amort, dès 1704, a répondu de bonne foi aux ot^ections les plus importantes d'autres époques reproduites depuis, et qni se sont perpétuées Jusqu'à M. 0. Leroy.
A ceux qui restent encore, et ils sont nombreux, nous recommandons le chapitre v du livre de M. Baeh* ring. Il serait impossible de résumer plus clairement et plus brièvement une histoire longue et embrouillée que ne l'a (kit l'auteur en treixe pages : toute la question pendante entre Thomu à Kempis, Gerson et Gersen est là. On y trouve rappelés deux faits dont Amort avait d^ parlé, sur lesquels lesGersonistes, dans l'intérêt de leur cause, se sont tus. EUies Dupin, éditeur de « J. Ger^ sonis Opéra. Antvp. (Amst), 1706, 5 vol. in-fol., dans lesquelles, par parenthèse, il n'a point inséré l'Imitation (8), a parlé dans sa c Bibliothèque des Auteurs ecclésiastiques » de deux manuscrits de l'Imitation » connus dès cette époque. Le premier, à Anvers, qui portait pour signature : Per manui Thomœ à Kempi». De là, les adversaires ont conclu t que Thomaa à Kempis n'étaitqu'un religieux, copiste très-habile, et payé par le couvent : Pro damo et prefio. L'esprit de corps, qui grossit et se permet tout, a pu fiiire un écrivain sublime, à la faveur de quelques écrits ascétiques (3) qui sont loin des beautés, mais surtout des rapports frappants remarqués entre les écrits de Gerson et
(1) L'anUn-ilé de Picot etdeGence est donc plu respectable que celle de deuxantres hommes de ce siècle, qni étaient de beaucoup supérieurs à Picot et à Gence : Mercier, abbé de Saint-Léger, et François (de Neafchàteau) ; et oui 1 parce qu'aussi bien que M. Malou, Ils voyaient, avec d'autres encore, dans Thomu à Kempis le véritable auteur de limitation de J.-C.
(8) Tandis que, 106 ans auparavant, Sommalius lisserait dans la première édition régulière de c Thoma à Kempis opéra omnia, Aniverpim, in-4. et qu'elle se trouve dans les suivantes : Amtere, 1607, 1615 ; Cologne, 1788, 1759, in-4.
(3) Ces quelques écrits sont pourtant au nombre de trente-huit (V. Amort. p. 147), dont plusieurs ont été traduits en firancais au xvm* sièccle, et un grand nombre dans celui-ci (V. notre première liste). Les (Euvres de Tboou à Kempii ont eu cinq éditioni, et
THOBfÂS A KEMPIS
THOBfAS A KEBIPIS
ff l'Imitation de Jésiu-Glirist (1) ». C'est l'aceosation ordinaire. Mais à ce masnscrit étaient Joints plnsieors traités qai ne sont point contestés à Thomas à Kempis ; il fallait avoir beaucoup de mauvaise.... volonté pour ne pas s'en apercevoir, et on en eut. Le second mannserit, de dix ans antérieur à celui dont nous venons de parler, était à Loovain et portait pour inscription : !Re liber icriptut manu et eharaeteribut reverendi et religioti patrie Ttumue à Kempie, eanonici et rtfftUarie in monte S.-Agnetie prope SvboUam, qvi ett author horum devotorum îibelUtrum.
Un antre fidt trës-signiflcatif en Caveur de Thomas à Kempis, c'est celui-ci : on réimprimait f l'Imitation » fréquemment, en France, au xvn* siècle, mais tour à tour sous chacun des noms d'écrivains auxquels on l'a attribuée (3). Le gouvernement, sur la demande de l'archevêque de Paris, voulut mettre un terme à une chosequi n'était pas régulière, et chargea le Parlement de prendre une mesure k cet effet. Après la vérification Juridique des différents manuscrits &ite tant à Paris qu'à Rome, il intervint un arrêt du Paslement de Paris, en date du 12 février i65S, qu'Amort,page.... de de son livre, a donné in exteneo, qui prescrit de ne plus imprimer ce livre, à l'avenir, qu'avec le nom de Thomas à Kempis.
Allons, messieurs les Gersonistes, opposes nn maiwserit de c l'Imitation » avec la signature de votre auteur à ceux des Kempietee; mais cela ne vous est pas possible. L'un de vous autres n'a-t-il pas dit que justement parce qne Gerson ne s'était pas bit connaître pour l'auteur de ce livre, il devait l'avoir composé? et antre part, que les découvertes récentes par M. Goremans, Mgr Malon et Mgr Mnller, de plusieurs mss. signés Thomas i Kempis ou qui s'appuient de sa signature ne- prouve absolument rien, — sinon que « l'ouvrage n'est donc pas de Thomas à Kempis : l'auraitril signé, et signé plusieurs fois, s'il en était Tauteur. lui qui prie Dieu, et si sincèrement, de n'être pas connu : Da mihi neteiri\ » raisons eonvaincantesl Alors Haltes intervenir un arrêt de Cour d'appel qui prononce que vous seuls êtes dans le vrai.
XCI. Sur Fauteur de Tlmitation de Jésu^-Christ, par Duchfltelet, anc. élève de récole des Chartes. — Imp. dans « le Siècle », D» du 5 juillet 1852.
Tout en concluant qu'on Ignorera toojours, an milieu de ces contestations sans cesse renaissantes, le nom du véritable auteur de limitation, M. Duchâtelet
Von n'a réimprimé on traduit de Gerson qne quatre de ses opuscules depuis un siècle et demi I
(1) M. G. Leroy, lettre du 20 mal 1852.
(2) Nous avons entre les mains une preuve bien curieuse du désordre que la polémique, i l'occasion du véritable auteur de llmitaUen, a jelé dans les Mprits de ses lecteurs aussi bien que dans l'histoire littéraire : eUe consiste dans le foe-simiie du titre d'une édition ancienne, pen commune en France : il est ainsi conçu : « Libellus de Imitatione Christi dicitur loiBnis Gerson », Venetiie, 1685. L'édition est in-a2 et forme 144 pages, au bas de la page 144 dont nons tfons aussi le fao-^imile on lit :
Quanviê iete lihellut dicat Joanit Gerson t Author ipeiue fuit Thomae de Kempie, canonieue regularie,
Vefieiiis, per Joannem Patauinum et Venturi^ mm de Buffinelii, Au» Domini ii.o.xzxv.
parait considérer le » Codai de advoeatis » comme le manuscrit authentique de l'Imitation, lequel annit été composé au xm* siècle, bien antérieurement i In naissance du chancelier Gerson et du chanoine à Kempis. C'est l'opinion de MM. de Grégory et du dumoine Weigl (voy. les n«* LXI et LXXX), qui aUrilme ce livre à Gersen, abbé de Verceil, celle qui a le moins de défenseurs.
+ 1. Alex. Paravia, Dell'antoredel libre « de IraiU- Uone ChrisU >. Discorso. ToHno, 1853, in-8 (en Ihveur de Gersen).
n. J.V.Leclerc, préface de l'édition de «limitation», in-fol. exécutée en 1855, à l'Imprimerie impériale, pour figurer i l'Exposition universelle.
Le savant deyen de la Faculté des leUres de Paris ne croit pas à l'unité de composition de « l'Imitation •; il pense qu'elle appartient à plusieurs mains et 4 plnsienrs ftges.
m. Moren, t NachrichtenUber Thomas A Kempis ». CrefeU 1855, in-12 (fort bonne biographie).
IV. BibUothèque de l'ImiUlion de Jésus-Christ, par M. Vert, contenant : < Etemelle consolation », t Stades historiques et critiques sur l'imiution » , « Gersoniana i . « Relevé des textes », c Résumé et oondusion ». TouUnue, A, Abadie, 1860, 4 vol. in-8.
Indiquons aussi, d'après M. Graesse, comme àeoDsolter dans l'étadede la controverse : cGatalogusBiblioth. Bnnavians », tom. n, p. 1648 ; t Catalogue la Vallière ». tom. IV, p. 180; Measel, c Hist. BiUiotfa. Vog. «. 1. 1, p. 127; Muratori. « Anliqnit. Ital. » t. m. p. 987; t Serapeum », 1861, in-8; Melsi, « Dixionario degli anonimi », tom. n, p. 18.
Nous ne saurions nous dispenser de signaler c llntemelle consolation », ouvn^e divisé en trois livres et qui a la plus grande conformité, pour le fond des idées et pour leur développement, avec c llmitaUon ». Quelques critiques ont émis l'opinion que l'ouvrage latin était traduit du fhmcais, d'autres ont pensé que les deux compositions étaient du même auteor. Ce problème restera sans doute insoluble; il est discuté dans la remarquable introduction (96 pages) qneMM.L. >foland et Gh. d'Héricault ont mise en tète de leur très-bonne édi* tion du c Livre de l'Internelle oonsolation. premièn version française de c llmiUUon », Parie, Jamnett 1856, in-16. (Voir dans le c Manuel du Libraire »» 5* édition, tom. 01; col. 448-452 , le détail des anciennes éditions de c l'Internelle consolation »; la plus ancienne de toutes est un petit in-lbl. de 82 fenillels» sans lieu ni date, qui parait avoir été imprimé à Lfon vers 1495. Ajoutons que M. G. Ch. Vert a pnblié à Touloute, en 1854, un volume in-82. intitulé: c Jean Charlier de Jarson » . t L'Internelle oonsolation, ou Imitation de Jésus^rist éditée pour la premièn fois en son texte authentique du xv« siècle » ; mais, ainsi qne le fait observer l'auteur du c Manuel », l'éditeor a probablement été induit en erreur par quelque com** munication apocryphe, car son tekte n'est rien moins qu'authentique.
N'oublions pas les lérieuk travaux sur tbomis I Kempis, par Gh. Rnelens (ektrait de la revue c la Belgique ». BruxeUeè, 1859, ïïï^S, 29 pag.), et dans le ff BnlleUn du bibUophile belge ». 2o série, tom. I» p;68.
-h Voir la noUce mise en tète de la tndacUon de « l'Imitation » par Corneille (tom. VIO de l'édition donnée par M. Ibrty Uveaax. Parie, BacheUe^ in-8). Au moment oh le gnnd poète entreprenait cette ttadne» tion, les bénédictins et les chanoines réguliers de Sainte- Geneviève se disputaient avec la pins grande vivacité ;
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