‹ Les supercheries littéraires dévoiléesChapitre 668 sur 898 · VII. Le Parloir de l'abbaye de ***, ou · texte numérisé non relu

VII. Le Parloir de l'abbaye de ***, ou

VCWLTAIRE

VOLTAIRE

Entretiens sur le divorce ; par M. de Y (par de Cerf vol), suivi de son utilité civile et politique (par le même). Genève, 1770, in-8.

Cette brochare ne contient aocon raisonnement ni aneane citation qui ne se trouvent dans plusieurs ou- Trages d'nn auteur nommé de Gerfvol. On doit donc la Ini attritmer malgré les lettres initiales qui décorent le frontispice. Gerfvol a voulu faire croire que cette brochure était de Voltaire ; mais'personne n'a été dupe de sa ruse. Yoy. la « Correspondance de Grimm », 2« parUe. t. n. p. 300.

« L'Utilité civile et politique du divorce • n'est autre

chose que le c Mémoire sur la population « Lan-

ires (Paris), 1768, in-8, attribué par erreur à Faiguet, par A. A. Barbier, sons le n« 11361, et dont le frontispice a été reCUL

Yin. Foka, ou les Métamorphoses, conte chinois, dérobé à M. de V. (par Baret, ou plutôt Paul Barret). Paris, veuve Duchestie, Î777, 2 part, in-12.

IX. Réflexions d'un citoyen catholique sur les lois de la France relatives aux protestants. Maestricht, 1778, in-8.

Edition imprimée sous le nom de Voltaire ; mais l'ouvrage est de Condorcet.

X. Pièces fugitives des œuvres mêlées de M*** de V. La Haye, 1777, in-12.

Reproduction du volume intitulé : « Poésies fugitives extraites des Œuvres mesléesdeM***(delléhégan)>. La Haye, /. Héavktme, 1755, in-12.

Xï. Voltaire aux Welches, facétie datée du Purgatoire. Amsterdam, et Paris, Gueffier, 1780,in-8de20p.

Xn. Élo^ de Voltaire, composé par Voltaire lui-même Londres et Paris» i)emonville, 1780, nn-8 de 31 p.

Xm. Lettres p>hilosophiques sur saint Paul, sur sa doctrine, etc., et sur plusieurs points de la religion chrétienne considérés politiquement; trad. de l'anglais par le philosophe de Ferney, et trouvées dans le portefeuille de M. V., son ancien secrétaire [attribués à Brissot). Neufchâtel, 1783, in-8.

XIV. Épttre de Voltaire à M"* Raucour, actrice du Théâtre-Français. Paris, les marchands de nouveautés, 1790, in-8, 12 p.

Contre Chénier et U^^ Vestris.

« Le secrétaire de Voltaire n'a rien moins que le génie de l'homme unique. Il a voulu looer M"* Raucour, à la bonne heure, puisqu'il la trouve digne de ses éloges. Mais rabaisser pour cela celle qu'il appelle sa rivale, parce qu'elle Joue le rôle de Médicis dans Char' les IX t tragédie de M. Ghénler, qui vaut cent fois mieux que l'auteur anonyme de cette Epttre, quoiqu'il en soit maltraité. voiU ce qui nous a paru fort mal vu. La force de sa poésie est égale à la justesse de ses senlimeols et à son zèle patriotique. On peut en juger par ce quatrain, qui n'est sûrement pas ce qu'il y a de plus mauvais dans la pièce :

Réjouis-toi, Rauoour. abandonne i Vestris Le soin ambitieux déjouer Médicis.

Laisse-la dédaigner les grands qui l'ont nourrie, Et fonder ses succès sur la démocratie.

I On peut aussi profiter des notes qui sont à la suite de cette Epttre. Elles nous apprennent que presque tous les littérateurs de notre siècle n'ont reçu de la nature qu'une taille de pygmte, conformément an principe des matérialistes, Vetprit et le corpt ne font (tu*un ; tandis que les auteurs du siècle de Louis XIV avaient une taille élevée et une flgnre remarquable ».

Note du tempi,

XV. Voltaire aux Français sur leur constitution, (par J.-L. Laya). Paris, Maradan, 1790, in-8, 61 p.

L'auteur de cette brochure nous parait avoir aises bien saisi le genre de celui dont il emprunte le nmn, pour la légèreté qu'il emploie dans une question anui grave et aussi importante. Quelques phrases plaisantes y tiennent souvent lien de ces raisonnements longs et pour cela même ennuyeux. Il est des gens qui aiment cette manière de raisonner, il en est d'autres qui sont plus sévères, et qui ne s'en contentent pas. Noos ne déciderons pas lesquels ont raison on tort, nous nous contenterons seulement de citer le passage oh le secrétaire anonyme de Voltaire expose l'égalité que la nature a mise entre les hommes, et le besoin réciproque qui soutient cette égalité, f Si tu veux être bien avec tout le monde , commence à être bien avec toi-même. — Si tu as une coudée de plus que ton frère, on que tu aies un chapeau rouge, tandis qu'il n'en a qu'un noir on gris-blanc, ne dis pas à ton frère que In es au-dessus de lui ; la main qui vous a pétris tous deux, vous a pétris de la même boue ; ainsi sois humble comme ton origine. — Si tu as h\m, ne dis pas à ton frère le cnisinier qu'il est un sot on un firipou ; car il se fichera et t'enverra coucher sans souper. — Ne dis pas ft ton frère le laboureur qu'il a de grosses mains velues, car ce sont ces mains telnes qui te nourrissent ».

XVI. Épltre de Voltaire aux nombreux éditeurs de ses œuvres complètes, avec notes et pièces justificatives ; publiée par N. (Ant. Serieys). Paris, Lefebvre, 1817, in-8, 20pag.

-h D'après une note manuscrite de Benchot, indiquée par M. Olivier Barbier, cette Epttre aurait pour aulenr Testas, âgé de 28 ans. Serieys n'a-i-il été que l'éditeur f

XVII. Épitre de Voltaire à U. Bouchot, l'un de ses éditeurs (par M. Jean Passebon). Paris, Cellot, 1817, in-8, 8 pag.

Tiré à très-petit nombre (100 exempt,) non desUné au commerce.

Le t Martyrologe littéraire >, publié en 4816, dit que M. Passeron est auteur de plusieurs épttres en vers de huit pieds, dans le genre de Voltaire et de Gresset, et il ajoute qu'elles offrent des pensées agréables et piquantes. Nous ne connaissons, comme imprimée à part, que celle que nous venons de citer.

XVIII. Lettres de Voltaire à M™ Du DefTandau sujet du jeune de Rebecque, devenu depuis célèbre sous le nom de Ben* jamin Constant (composées par M. Nico«

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las Châtelain, deRoIIe, en Suisse). Paru, tous les libraires, et Genève, librairie Cherbuliez, 1837, in-S, 28 pag.

Ces Lettres sont an nombre de quatre.

Dans ane pièce préliminaire, Ls prétenda éditeur dit que ces Lettres forent laissées par M"** du Deffand i Horace V^alpole. f II paraît, ^oule-t-il. que M. B. Constant a fiiit l'acquisilion des originaux qui le concernaient, de U . Walpote. qui ne vonlnt point céder les réponses de M"** du Deffand. Au reste, cette négociation explique pourquoi celles que nous livrons au public ne se trouvent dans aucane collection des Lettres de Voltaire ».

Nous donnerons ici les réflexions dont le consciencieux éditeur des Œuvres de Voltaire accompagna l'annonce de ces Lettres dans sa c Bibliographie de la France *. ann. 1838, n» 1317.

L'éditeur a fait tout son possible pour faire croire i leur authenticité. Après avoir fait semblant d'avoir en lui-même quelques doutes, parce que leur date (1774) ne pouvait s'accorder avec la « Biographie universelle s, od il dit avoir lu que B. ConstantéUit né en 1766 (la «Biographie universelle i, t. LXl, p. 305, dit 1767, sans donner l'indication du jour), puisque B. Constant n'aurait eu que 7 on 8 ans quand il demanda des lettres de recommandation pour se présenter chez M"** du Deffand, l'éditeur dit que s'éUnt adressé à la famille de B. ConsUot, deux des membres de cette famille ont bien voulu nous Oêturer que c'est la c Biographie * qui te trompe, et qut M. B. Coiutant était né en 1759. Pour dissiper tout soupçon, l'éditeur annonce que ceux qui ditireraientvérifier, trouveront letoriq\nauxche% H, Cheffitlard pire, notaire, rue du Bac, n** 15.

L'envoi qu'on ma fait d'un exemplaire est daté de Morgeê, en Suitte, 1» août 1837.

J'étais tenté d'aller à Uorges faire mes remerdments à l'éditeur anonyme ; mais avant de faire ce voyage, je suis allé à l'adresse oh l'on disait qu'étaient les originaux. Or, non-seulement il n'y a point à Paris de notaire du nom de Chevillard, mais encore la maison rue du Bac, n* 15, a son entrée sur la rue de Vemeuil, et il n'y demeure pas de nouire.

Enfin je me suis procuré l'extrait de baptême de notre grand publiciste. et j'y ai vu que Benjamin-Henri Constant, né le 25 octobre 1767, avait été baptisé le 11 novembre, le lendemain de la mort de sa mère.

Je laisse le lecteur tirer les conclusions.

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