‹ Les supercheries littéraires dévoiléesChapitre 669 sur 898 · XIX. Voltaire à M. le comte de Caylus... (Par le même · texte numérisé non relu

XIX. Voltaire à M. le comte de Caylus... (Par le même

Espèce de consultation sur l'andenne Egypte, impri- Bée. pages 35 à 48 d'une brochure intitulée « La Muselière *, etc. Par l'auteur des « Lettres de Llvry ». Genève, de l'imp. de £. Pelletier; Paris. Abr, Cher- Mie», 1839, in-8 de 73 pag.

4- XX. L'Arbre de science, conte inédit, publ. par M. Arsène Houssaye.

On sait aqjonrd'hni quel est l'auteur de ce pastiche, inséré lans la c Revue de Paris > et tiré ensuite i part; une polémique piquante s'engagea à ce snjet entre le f National » et la ■ Revue >. Cette dernière dut passer condamnation et reconnaître tacitement que le conte n'était pas de VolUire.

-f- XXI. Epître de M. de Voltaire aux Parisiens, pour servir de suite à son Retour des Ombres. Liège, Gerlache, 1776, in-8, i2pag.

XXU. L'Odalisque, traduit du turc.

A ConstarUinople, chez Ibrahim Bectas, mprimeur du grand-vizir, avec privilège de Sa Hautesseetdu Muphti.

Le nom de Voltaire couvre une spécuIati<Hi effrontée et des épisodes sans esprit. D'après VAvit au lecteur. Voltaire a composé cet ouvrage à 82 ans ; « le maDiiscrit nous a été remis par son secrétaire intime, ce qn nous autorise à assurer l'^thenticité de ce que nous a»nonçons. i

Il est impossible de se laisser prendre à ce piège vulgaire- Ce récit est absolument dépourvu d'iatérèt. sur la page du titre, au milieu d'un cadre de flears ^ d'oiseaux, un J, un F, et un M msjnscnlcs sont entrelacés. Ce chiffre nous fkit supposer que l'édiienr de « l'Odalisque f pourrait bien ^tre Jean François Mayeur, assea coutumier de œs indignes snperdieries (Monselet. ■ Galerie du xvin* siècle », p. 158).

-{- Ce livre a été réimpr. à Bruxelles ea i868. in-18 de 92 pag.

H- XXIIL Réponse de — à M. J. Chénier (par Aug. d'Aldeguier). Paris, 1806, in-8.

Ecrit provoqué par « l'EpItre i Voltaire > de Ghénier.

•f- n existe une traduction anglaise d'une portion des ceuvres de VolUire {Londres, 1761-1769. 36 vol. in-lS). Le titre annonce qu'elle est accompagnée de notes historiques et critiques par le docteur SmoUeli. Franklin et autres. Les éditeurs payèrent généreuse* ment SmoUett et Franklin pour que ces noms fussent mis en avant, mais en réalité ces littérateurs ne prirent aucune part à cette oeuvre.. C'est du moins ce que nous lisons dans le « Bibliographer'slianual «deLovirftdes, lequel indique, p. 3791 et suiv.,des traductions d'un grand nombre d'ouvrages de Voltaire. On conpte quatre traductions de la i Heuriade », et trois de la f Pncelle » (sans parler d'une des cinq premiers chants seulement). La c Guerre de Genève », elle-même, a trouvé un interprète. Lowndes indique les ouvrages Trançais de Voltaire, imprimés en Angleterre, mais il se trompe pour la plupart d'entre eux. qu'il range dans xette catégorie tandis qu'en réalité ils ont été mis soes presse en France et en Hollande, avec l'indication supposée de Londres. ^

4- Lm lettres insérées sons son nom dans les t liémoires secrets et inédits » de M»* Du Barry. {Parie, 1839. 6 vol. in-8, 1842. 5 vol.). sont tout aussi apocryphes que ces t Mémoires » fabriqués par M. de Lamothe-Langon.

4- Mentionnons, au sujet de Voltaire, une supercherie remarquable. Il a paru en 1796. à Londres, une traduction de la t Pucelle », D'après l'assertion de quelques bibliographes anglais assez peu exacts, le c Manuel du libraire » avance que cette traduction anonyme est de feu Lady Charleville ; qu'elle n'a polnl été destinée au publie; qu'après distrii>ution de 55 exemplaires, le reste de l'impression fut détruit à la sollicitation de la famille. M. J.-Ch. Bmnet ajoute: « Ce livre est donc doublement remarquable, et comme l'ouvrage d'une femme, et comme une rareté typographique. »

-|- D'après t t'Bdinbnrgh Review *, {tfi%Ak, avril 1864, p. 331), lady Charleville, morte dans un âge fort avancé en 1649, était complètement étrangère à ce travail; le coupable était Lord Charleville, qu'elle épousa en secondes noces, qui s'était amusé, avant son mariage, émettre en vers anglais les fictions de Voltaire, et qui

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