ACCIDENTS GÉNÉRAUX GRAVES
l'enfant à l'hôpital. Pendant toute la semaine, l'état fébrile s'était progressivement aggravé.
.1 Ventrée, la température marquait 40° ; l'enfant n'avait pas conscience de ce qui se passait autour de lui, état typhiquetrès accusé, délire ; pupilles égales, pouls régulier, lèvres et langue fuligineuses. On voit dans le conduit des croûtes sanglantes. Derrière l'oreille existe un œdème peu prononcé, mais l'apophyse est douloureuse à la pression, comme l'enfant en témoigne par un geste.
La trépanation fut pratiquée le jour même, à 4 heures du soir. Il n'y avait pas de pus sous le périoste. Les cellules, ouvertes au lieu d'élection, ne contenaient que quelques fongosités, mais en les curettant je trouvai que l'os était friable en arrière et en l'évidant je mis à nu le sinus latéral, autour duquel il y avait une petite quantité de pus fluide et sanguinolent. Cela fait, pour éviter à coup sûr toute rétention de pus, je trépanai et curettai le canal de l'antre et la caisse ; il y avait des fongosités ; mais les osselets étaient sains. Tamponnement à la gaze iodoformée comme de coutume.
Dans la soirée, la température était tombée à 38° 9 et le lendemain matin elle était à 37° 2 ; à partir de ce moment, elle ne bougea plus de 37° à 37° 5.
Le 1er pansement fut fait le 15 juin, il n'y avait pas de pus. L'enfant sortit et revint se faire panser deux fois par semaine. A partir du 18 juin, la cavité commença à suppurer.
19 juillet. — Le fond 'le la < -a\ ité bourgeonne bien et se comble. En bas, on voit l'apophyse blanche, nécrosée.
16 septembre. — Le séquestre est mobile et esl extrait.
A partir du moi- d'octobre, l'enfant l'ut ramené au pansement avec beaucoup moins de régularité.
*1() octobre. — Il est revu avec un pertuis cicatrisé derrière l'oreille. Il \ a nu peu d'otorrhée. Glycérine phéniquée.
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L3 avril L894. aucune otorrhée. Cavité épidermisée jusque dans La caisse et ouverte derrière l'oreille.
L'examen bactériologique du pus, pratiqué par M. Péron, a révélé la présence du streptocoque.
En même temps que la fièvre s'allume, plus ou moins intense, ou même sans fièvre, les douleurs qui avaienl présidé au début de l'otite aiguë et qui avaient cédé après la perforation de lamembrane, se montrent à nouveau, tantôt sourdes. et constantes, tantôt a\ec des exacerbations surtout nocturnes. Spontanées, ces douleurs siègent d'une façon fixeen arriere du conduit et de la elles irradient en diverses directions, vers l'occiput, le cou, la nuque, vers la face, quelquefois, dit Politzer, vers les dents, vers l'épaule. La mastication peut être douloureuse, ce qui est en relation avec un certain degré d'inflammation du conduit osseux et par conséquent de la cavité glénoïde de l'articulation temporo-maxillaire.
Dans son mémoire déjà cité, M. Pauzat insiste sur la valeur de ce symptôme pour faire diagnostiquer à son début ce qu'il appelle L'ostéomyélite aiguë et totale du temporal. 11 est évident qu'il était particulièrement marqué dans les trois observations personnelles où l'auteur nous met sous les yeux cette ostéomyélite, avec ses conséquences les plus graves. Mais depuis que nous avons eu connaissance du mémoire de M. Pauzat, nous avons recherché ce symptôme et nous L'avons trouvé assez net chez une