ABCÈS A LA POINTE DE L'APOPHYSE
premiers jours, la suppuration a été assez abondante, mais elle n'a pas tardé à diminuer.
Le tamponnement a toujours été fait surtout par le conduit.
Le 25 février, le conduit bien dilaté ne suppure plus. La cavité postérieure est réduite à une surface granuleuse large comme une lentille. A partir de ce moment, L'état local a toujours été bon, mais il persistait, vers la pointe de l'apophyse, une fistulette intarissable, sans que rien coulât par le conduit. Le 28 octobre 1894, en faisant un pansement, on trouva au fond de la fistulette un crin de Florence, qui fut coupé. Le 29 octobre, la fistule était fermée. En février 189.v>, la guérison se maintenait.
Le siège de ces abcès est assez variable. Dans la majorité des cas, ils occupent la partie supérieure de l'apophyse, en arrière du conduit, parfois même au-dessus de lui, gagnant vers la fosse temporale, soulevant et effaçant le sillon rétro - auriculaire . Quelquefois la bosselure apparaît à la face externe du pavillon, soulevant les cartilages et effaçant les plis à la région supérieure du conduit, et de ce point à l'abcès rétro-auriculaire on perçoit la fluctuation.
Chez d'autres malades, c'est à la pointe de l'apophyse que se forme l'abcès, alors en général plus petit, séparé du pavillon par le sillon rétro-auriculaire conservé. Nous donnerons comme exemple de cette forme nos observations IV, LIV. Quelquefois même lapointe paraît libre, lepusétani descendudans la pallie supérieure de la gaine du slerno-masloïdicn (obs. V),