HA8TOID1TES SANS LÉSION DE LA CAISSE
primitive ; et d'après une observation personnelle Kœrner pense que, surtout chez les diabétiques, les suppurations d'oreille seraient la suite et non la cause de l'affection mastoïdienne 1 .
On pourrait être plus affirmatifet adopter les vues de Kiïster pour les cas où la lésion mastoïdienne survient sans avoir été précédée (ïotorrhée ; pour ceux où on constate en opérant qu'elle ne communique pas avec la caisse. Mais encore faut-il être réservé dans cette interprétation. Bon nombre des enfants que nous avons opérés n'ont jamais eu d'écoulement par l'oreille: et pourtant nous pensons que l'infection leur est venue presque toujours du pharynx, mais que le tympan ne s'est pas perforé ( 2). D'autre part, après ce que nous dirons sur les éburnations de l'apophyse au cours des vieilles otorrhées, sur l'isolement possible de certaines cellules, qui ira affirmer qu'une lésion chronique ne communiquant pas actuellement avec la caisse n'a pas communiqué avec elle à un moment donné ?
(l'est donc avec une extrême réserve que, abstrac-
(1) A propos de la glycosurie, nous croyons intéressant de signaler un fait où, inversement, Truckenbkodt a vu ce symptôme marquant le de'but d'une méningite à laquelle a succombé un malade au cours d'une otite moyenne aiguë grippale, h uxiéme congrès des n/<>h»/i>trs <!<■ C Allemagne <ht Nord, tenu à Merlin le 7 avril 1890. Compte rendu dans Zeitschr. /'. Ohrenh., 1890, I. XXI).
(2) Cf. D.Prbvitt, St-L<>iii< Courrier ofmed., juin 1887. — Deroukt, Arch. de méd. ctpharm. mili/.. oct. 1889, t. XIV, p. 330, Giles, Glasg. med.journ,, mai 1889.
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lion faite du cholestéatome dont nous n'avons pas voulu parler dans ce mémoire, nous acceptons leâ suppurations des cellules mastoïdiennes idiopathiçues, indépendantes d'une otite moyenne initiale. 1^ t nous sommes aussi sceptiques, mais pour d'autres motifs, en ce qui concerne les périostites externes, primitives ou idiopathiques. (les périostites, qui sont le triomphe de l'incision de Wilde, ont été décrites surtout par Voltolini, par Knapp, et récemment M. Lévi (1 ) croit en avoir rapporté des exemples. Consécutives souvenl à des refroidissements, elles seraient volontiers bilatérales, il n'y aurait aucune modification du côté de l'audition . Quoique les auteurs qui se sont occupés de la question tentent d'établir un diagnostic différentiel entre cette affection et le furoncle ou l'adénophlegmon, nous croyons, comme le professeur Terrier (2), qu'ils ont dû commettre assez souvent celle erreur de diagnostic et, d'autre part, il est à noter que dans certains cas étiquetés pé/iostites primitives de l'apophyse mastoïde, l'origine auriculaire est évidente, et que même il y a lésion des cellules. Nous citerons à cet égard les observations d'Ayres | 3) (de Cincinnati).
(t) Lévi, L'ostéopériostite externe primitive de l'apophyse mastoïde et l'inflammation purulente primitive des cellules mastoïdiennes, Gaz. hebd. de méd. et chirurgie^ Paris, 1889, p. 660.
(2) Jamaix et Tehribr, Man. depathol. et clin. chirurg.,t. IIf p. K78.
(3) A.YRKS, Arch. of otology, 1890, t. XIX. p. 95. Dans le premier cas la malade n'avait jamais rien eu aux oreilles, mais après