‹ Les suppurations de l'apophyse mastoïde et leur traitementChapitre 39 sur 83 · TBA1TEMENT DES MASTOÏDITE* AIGUËS · texte numérisé non relu

TBA1TEMENT DES MASTOÏDITE* AIGUËS

seuse jusque dans la caisse, sans avoir besoin de se livrer à l'avance à des explorations plus compliquées. Pourtant, il sera toujours bon de rechercher, par l'exploration au stylet coudé, si dans Tattiqueon ne rencontre pas un point osseux dénudé ; manœuvre il est vrai souvent délicate, et d'autre part souvent infructueuse même quand le squelette est malade : si un renseignement positif est une preuve sans réplique, un renseignement négatif ne démontre rien.

.Nous nous bornons, pour le moment, à cette étude sommaire des indications opératoires : c'est en effet en nous occupant des fistules mastoïdiennes que nous allons avoir l'occasion d'entrer dans des développements qui, pour une bonne part, s'appliqueront aux abcès mastoïdiens des otites chroniques. Ces notions se trouveront complétées par le chapitre que nous consacrerons aux lésions mastoïdiennes latentes qui compliquent souvent lesotorrhées chroniques, par lésions de l'attique en particulier.

§ 5. — Traitement <le« iiia^toiûlite.*» aiguë*.

I. Traitement non opératoire. — Nous avons dit qu'on pouvail considérer que la propagation aux cellules de l'apophyse mastoïde de l'inflammation siégeant primitivement dans la caisse était presque

ll»i TRAITEMENT DES MA8T0IDITES AIGUËS

la règle dans l'otite moyenne aiguë. La mastoïdite

esl donc en quelque sorte la compagne habituelle de l'otite. Il peut venir un moment où cette compagne prend le pas sur l'otite, évolue pour son propre compte, présente une symptomatologie particulière et entraîne des incidents qui lui sont propres.

Celte considération fait que dans toute otite aiguë on surveillera avec soin la marche de l'inflammation : on sera pour ainsi dire à Ta Mut de la mastoïdite, on aura pour préoccupation constante de l'empêcher et lorsqu'elle se sera produite à un léger degré, on tachera d'avoir en main des moyens simples destinés à la taire rétrocéder. A ce titre, on prendra soin que le pus s'écoule facilement au dehors par le conduit. Si la perforation de la membrane e<t trop petite ou mal placée, on l'agrandira ; si besoin est, on en fera une large dans un point déclive de la membrane.

La douche d'air fréquemment répétée, plusieurs fois dans la journée, le cathétérisme si la douche d'air est insuffisante, aiderontà l'évacuation du pus. Il faut insister sur la douche d'air donnée selon les règles: avec la poire, selon le procédé de Politzer. Son efficacité est supérieure à celle des lavages de la caisse parla trompe d'Eus tache. L'air, en eflet, entre bien plus facilement que l'eau dans tous les interstices de la caisse, et pari1 aditus ad antrum — quion lésait est placé sur la face postérieure de la caisse, sur le pro-

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