‹ Les suppurations de l'apophyse mastoïde et leur traitementChapitre 42 sur 83 · OUVERTURE DE L'ANTRE PAR LE CONDUIT · texte numérisé non relu

OUVERTURE DE L'ANTRE PAR LE CONDUIT

sa ni article où M. Ricard | I ) a insisté sur l'anatomie de la région et s'est rallié, au point de vue opératoire, an procédé de Hartmann et Politzer, lequel, il est vrai, n'est pas le meilleur à nos yeux, comme nous allons le dire.

Schwartze a publié à plusieurs reprises le résultat de ses statistiques et dans son Trahé des maladies de F oreille on trouve une élude remarquable delà question qui nous occupe.

Sa méthode est, sauf quelques modifications de détail, celle que nous employons. C'est donc par son exposé que nous terminerons cette étude opératoire, bien qu'elle soit la première en date, après avoir fait la critique des autres procédés proposés.

L'anatomie de l'apophyse nous fait voir que trois organes sont faciles à léser si Ton n'opère pas avec prudence et adresse : le sinus latéral, situé en arrière; la dure-mère et le cerveau, situés au dessus du plafondde l'antre; le nerffacial, situé en bas el en avant.

Si [ions en umérons immédiatement ces organes, dont la situation précise sera plus utile à spécifier quand nous indiquerons notre procédé opératoire, (•Yst que la crainte de léser le sinus a depuis longtemps déjà conduit von Trœltsch à proposerd'ou^ rir

(1) A. Ricard, De l'apophyse mastoïde et de sa trépanation, Gaz. des hôp., 1889, n° 25, p. 205.

Fantre par le conduit De celle idée on peul rapprocher celle de Karl Wolf,qui a recommandé d'enlever

au ciseau, couche par couche, la paroi postérieure du conduit après avoir décollé le pavillon et le conduit cutané « comme si l'on voulait élargir en arrière le

conduil osseux ».

Celle méthode ne nous semble pas devoir èlre recommandée et nous comprenons fort bien que Kisselbach, après lui avoir dû de mauvais résultats, se soit rallié ensuite au procédé de Schwartze (1).

Tout d'abord, l'ouverture de l'antre par le conduit seulement n'est pas toujours exempte de dangers. Oui, elle éloigne du sinus et de la fosse cérébrale moyenne, mais elle rapproche du facial et du canal demi-circulaire transversc, que Ton peut facilement léser. Or, entre la blessure du facial et celle du sinus, on pourrait presque dire que la première est, sinon la plus grave, au moins la plus ennuyeuse. En effet, lorsqu'un opérateur antiseptique et doué de sangfroid ouvre le sinus, il est rare que l'opération eu soit aggravée : le malade ne succombe presque jamais si l'on tamponne bien la plaie, et le véritable inconvénient de cette complication opératoire est que l'on est forcé d'interrompre l'intervention, quitte à la

(1) Pour la discussion spéciale de ce point, voyez Hessler, L'ouverture de l'apophyse mastoïde par le conduit peut-elle être regardée comme ayant la même valeur que les autres méthodes, Cung. intern. de Berlin, 189(1 ; t. IV, lie section, p. 35, Berlin, 1891.

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