INCONVÉNIENTS DU FORET
pophyse est la moitié antérieure de la base, et nous ajoutons: a 4-5 millimètres en arrière du conduit, pour éviter à coup sûr d'entrer profondément dans le conduit qui, on le sait, est oblique en haut et en arrière.
Mais comment attaquer l'os ? Trois instruments ont été proposés : le foret, le trépan, le ciseau.
Du trépan, il n'est plus question parce que c'est un instrument aveugle ; et nous dirions volontiers du foret pas davantage, si quelques auteurs modernes n'avaient cru devoir en inventer quelques nouveaux modèles. Ne parlons pas delà discussion qui a eu lieu entre Schwartze et A. H. Buck pour démontrer que c'est le foret pour l'un, le ciseau pour l'autre, qui prédispose davantage à l'érysipèle (1) : avec ce que nous savons aujourd'hui (et même lorsque Buck écrivait) sur l'étiologie de l'érysipèle, le débat devient oiseux. Mais ce qui est certain, c'est que le foret est un instrument à la fois trop étroit et aveugle : il fait une perforation insuffisante et va facilement piquer le sinus, si, rencontrant des couches profondes plus molles qu'on ne le pensait, il fait une échappée dans la profondeur. Perte de substance trop étendue des couches osseuses superficielles, d'où lenteur de la guérison, cicatrice plus déprimée, incision
(1) A. 11. Buck. Sur quelques points du manuel opératoire de la perforation de l'apophyse mastoïde. Soc. amer, (/Vo/., 20 juillet 1886. Transact., etc. New Bedford, t. III. p. 623.
Broca II l.l bet-Barbon o
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plus grande (1rs parties molles : autan! de reproches Qon justifiés que t'ail Buck à la gouge. Oublions-donc
1rs forcis et vrilles récemment proposés (1), et constatons qu'àpeu près Ions les chirurgiens, Imitant en cela Schwartze, se sont ralliés à remploi du ciseau et de la gouge, actionnés par le petit maillet de plomb.
Ciseau et gouge peuvent être ceux de l'arsenal ordinaire, larges d'environ 1 centimètre. Mais pour creuser un os dans lequel une erreur d'un ou de deux millimètres peut entraîner des complications opératoires graves, nous conseillons d'employer plutôt des instruments à lame ('droite, large de i à .*> millimètres si Ton opère chez l'enfant, et bien affilés, car mieux un tranchant coupe et plus on est maître des échappées.
Mais un coup de maillet intempestif n'aura-t-il pas vite fait d'enfoncer le ciseau dans le sinus? Dans celte crainte, certains auteurs recommandent d'abraser pour ainsi dire l'apophyse, copeau par copeau. avec le ciseau tenu parallèlement à la surface osseuse. C'est l'avis de Hartmann, auquel se range Ricard, et Poli tzer (2 y insiste. Mais pour un opérateur qui con nait i'anatomie de la région, qui sait se se guider sur les points de repère osseux, cette
(1) Laurent, 3e réunion des otologistes Belges, 1892; La clinique,
Bruxelles, t. VI, p. 391.
2) Inc. cil., p. 329.