‹ Les suppurations de l'apophyse mastoïde et leur traitementChapitre 49 sur 83 · POINTS DE REPÈRE OSSEUX · texte numérisé non relu

POINTS DE REPÈRE OSSEUX

à ce sillon. On décolle dans ce cas le périoste sur les deux lèvres de l'incision. Nous pensons que la cicatrice est moins cachée ultérieurement par le pavillon et que surtout l'on ne peut par une seule incision mettre à nu la partie utile de l'apophyse sur une aussi grande étendue. En effet, l'hémostase pratiquée et le lambeau triangulaire soulevé, on a découvert l'apophyse dans toute son étendue, en haut jusqu'à la ligne temporale, en bas jusqu'à la pointe, en avant jusqu'au bord postérieur du trou auditif externe, en arrière jusqu'à la naissance même du processus mastoïdien (1).

2° Points de repère osseux. — On cherche alors

(1) Depuis que ces pages sont écrites (lévrier 1894), nous avons un peu modifié notre manière de voir sur ce sujet. Il est certain que pour y voir très clair, le lambeau angulaire que nous avons décrit est particulièrement favorable, et les débutants se trouveront bien d y recourir. Mais lorsqu'on a acquis une grande habitude des opérations mastoïdiennes, on a assez de jour avec une seule incision longitudinale, et actuellement nous nous contentons d'une incision qui longe sur toute sa hauteur le sillon rétroauriculaire. De la sorte, on évite la cicatrice, toujours un peu visible, de la branche transversale de l'incision angulaire. Nous préférons cette incision à celle de Schwartze parce qu'elle nous mène plus directement sur le conduit, indispensable à voir pour nous bien repérer, parce qu'elle nous permet, après rugination de la Lèvre postérieure, d'aborder l'antre tout aussi aisément, parce qu'entin la cicatrice, cachée dans le pli rétro-auriculaire, est tout à fait invisible, à moins qu'on ne la cherche en tirant le pavillon en avant. Nous insistons sur ce dernier point, car on a parfois reproché a la trépanation de l'apophyse de laisser une cicatrice disgracieuse. Celle critique est dénuée de tout fondement.

♦1rs points de repère pour pratiquer la trépanation, à moins qu'une lésion osseuse bien marquée n'invite pour ainsi dire à pénétrer à sa faveur.

On se souvient que l'antre est silué vers l'angle postéro-supérieur du conduit, un peu en arrière d'une petite éminence osseuse, située sur le bord même du conduit, qu'on appelle spina supra meatum.

C'est donc en arrière du conduit et au niveau de la spina que l'on devra trépaner. On voit admirablement bien ces deux points de repère si l'on a eu soin de dénuder complètement l'apophyse à la rugi ne. C'est là un temps capital de l'opération. Après celle rumination, on met une sonde cannelée dans le conduit membraneux, puis sur le bord du conduit osseux on cherche l'épine avec l'ongle.

La limite d'action supérieure est marquée par la ligne temporale, la limite antérieure par le bord du conduit dont il faut se tenir éloigné à la surface d'un demi-centimètre au moins parce que, le conduit se dirigeant en arrière, on ne manquerait pas de l'atteindre dans la profondeur si l'on ne gardait cette distance.

La limite (Faction inférieure n'a pas une grande importance puisqu'on sait que dans bien des cas les cellules vont jusqu'à la pointe de l'apophyse et dans les cas d'apophyse éburnée où le système cellulaire est réduit à l'antre, on ne perdrait que sa peine à aller trop bas.

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