SITUATION DU SINUS LATÉRAL
La limite postérieure serait très importante à connaître d'une façon précise parce que dans les régions profondes, à la partie posté ro- supérieure du processus mastoïdien, se trouve un organe important, limitant l'antre en haut et en arrière et dont la blessure doit être évitée : c'est le sinus latéral. L'ouverture de ce gros vaisseau, si elle peut ne pas être suivie d'accidents graves, a toujours le désavantage d'être un accident opératoire fâcheux et de donner lieu à une hémorrhagie qui devient une préoccupation suffisante pour empêcher souvent l'opération d'être terminée.
Malheureusement, la situation du sinus est éminemment variable: tantôt il est situé sur les confins supérieurs de l'antre et en est séparé par de la substance compacte épaisse ; tantôt il est très voisin de cette cellule et descend très bas vers la pointe de l'apophyse (1).
Les anatomistes (Schwartze, Zuckerkandl, Ricard) ont montré qu'on court le minimum de danger en limitant en arrière le champ opératoire à un peu moins de un centimètre et demi en arrière du conduit.
(1) Dans une série de mémoires, Kœrner a étudie' les variations de ces rapports, selon que le crâne est dolichoce'phale ou brachyce'phale. Il n'y a pas la de données actuellement importantes pour le praticien. Cf. Schuelzkr, Arch. /'. Ohr., 1889-00, I. XXIX, p. 201 et 1890, I. XXX, p. 137. — A. Randall. Preliminary notes on craniometric studios in relation lo aurai analomy, Trans. ufthe am. olol. Soc., 1892 (tir. à pari .
rRÉPANATION DE L APOPHYSE
3° Ouverture de l'antre. — CVsl dans les limites de ce quadrilatère que la trépanation doit être faite el donne le plus de chances de trouver l'antre mastoïdien. D'abord on applique le ciseau à 5 millimètres
en arrière de la moitié supérieure du bord postérieur du conduit, bien parallèlement à ce conduit, el par quelques petits coups secs de maillet on l'enfonce de 1 ou o millimètres, en le maintenant solidement de la main gauche pour bien limiter sa pénétration. On continue parle Irait supérieur, bien horizontal, au niveau delà spina supra meatum. Le troisième liait sera l'inférieur, situé à 1 centimètre au-dessous du précédent chez l'adulte, à 5 millimètres cbez l'enfant, et lui aussi bien horizontal, bien perpendiculaire au premier. Après quoi, il reste à faire sauter le petit carré de corticale en sectionnant le bord postérieur, qui est le bord dangereux : pour y parvenir, on incline un peu la lame vers le conduit, de façon à tailler un léger biseau, mais sans réaliser le parallélisme à la surface de l'apophyse que désirent Hartmann, Politzer et Ricard.
Lorsque le petit carré que nous venons de limiter a sauté, à quelle profondeur trouvera-t-on l'antre mastoïdien, el. si on ne le trouve pas, à quelle profondeur pourra-t-on pénétrer sans danger? Quelquefois la corticale esl >i peu épaisse que du premier couj) de ciseau on la brise comme on ferait d'une