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l-~>«; FISTULES MASTOÏDIENNES
on trouve à l'orifice <lu conduit un polype assez volumineux qui baigne dans le pus. Le polype esl enlevé au serre-nœud ; il ne parait pas venir de la caisse mais de la paroi même du conduit : en effet l'oreille étant lavée, on trouve sur la paroi postérieure du conduit des granulations qui semblent border un orifice. Un stylet introduit parmi ces granulations fait découvrirun pertuis assez profond dirigé presque perpendiculairement à la direction du conduit, d'avant en arrière et de bas en haut et tel qu'un stylet coudé introduit suivant cette direction pénètre à une profondeur de deux centimètres. Au fond du trajet fistuleux, on sent l'os qui parait dénudé.
En arrière du point où siègent les granulations, le conduit est rétréci : on ne peut pas voir s'il existe ou non de membrane mais, par la douche d'air, on constate un bruit de perforation. La montre est entendue à 5 centimètres.
18 juillet. — Gurettage des granulations de la paroi postérieure.
2C>. — La malade est très peu soulagée ; elle souffre la nuit et éprouve une sensation de tension dans l'oreille : elle est pale, anémiée, a perdu l'appétit. A l'aide d'une canule coudée introduite dans le trajet fistuleux, on fait un lavage de la cavité à laquelle ce trajet aboutit. Ce lavage ramène du pus casée ux très fétide. Il est suivi d'une augmentation dans la douleur et nous nous décidons dès lors à trépaner l'apophyse mastoïde.
L'opération est pratiquée le 1er août. Incision en arrière du pavillon qui conduit sur le plan osseux. On n'a pas de peine à effondrer avec le ciseau une corticale peu épaisse qui forme la coquille d'une vaste cavité remplie de pus caséeux à gros caillots et tapissée de granulations. Cette cavité communique par le trajet fistuleux déjà observé avec la lumière du conduit et n'est séparé de celui-ci que par des parties molles. La paroi postérieure du conduit osseux ayanl disparu jusqu'au niveau