LE* VOIES DE MIGRATION DU PUS
pophyse. Déjà le siège de la collection dans la mastoïde sera en rapport avec le mode de répartition des cellules : à la base de l'apophyse, lorsque l'antre sera seul développé ou à peu près, comme c'est le cas chez l'enfant en bas âge : dans le corps même de l'apophyse, lorsque nous serons en présence du type « pneumatique » de Zuckerkandl. Mais ce qui est le plus important, c'est la direction dans laquelle le pus tend à fuser, c'est le processus en vertu duquel il se propage plus ou moins loin.
Ces! presque toujours vers la face externe de l'apophyse que le pus cherche à se faire jour, donnant ainsi naissance à l'abcès mastoïdien classique, rétro-auriculaire. Quelquefois, mais bien plus rarement, c'est vers la face interne qu'il se porte, pour fuser de là dans le cou, le long des insertions du digastrique ou du sterno-mastoïdien ; nous aurons à insister, dans l'étude clinique, sur cette forme spéciale de mastoïdite.
Mais si, de ces côtés, pour une raison ou pour une autre, la migration est entravée nous sommes en présence de deux alternatives égalemenl dangereuses. Sans doute, les cellules limitrophes du conduit offrent bien encore une planche de salut. Après avoir produit, parleur gonflement, ce que l'on appelle la - chute » de la paroi postéro-supérieure du conduit, elles peuvent se fis tuliser au dehors, et par là s'écoule le pus : c'esl ce qui a eu lieu chez trois de nos mala-