‹ Les suppurations de l'apophyse mastoïde et leur traitementChapitre 69 sur 83 · MANUEL OPÉRATOIRE DE LA TRÉPANATION · texte numérisé non relu

MANUEL OPÉRATOIRE DE LA TRÉPANATION

Pour faire comprendre la conduite à suivre, nous commencerons par opposer l'un à l'autre les deux cas extrêmes : celui où la besogne du chirurgien e>t à peu près tout entière faite par la nature ; celui où, au contraire, l'apophyse présente seulement une dénudation limitée. Entre les deux se présente le cas de la fistule osseuse plus ou moins large.

Soit d'abord le cas le plus simple, celui où le rocher est en grande partie détruit par l'ostéite. Sous la peau, ou pénètre alors dans une large perforation, qu'on rend plus large en quelques instants en enlevant à la curette le rebord friable qui l'entoure ; et l'on entre ainsi dans une vaste cavité qui contient des séquestres, des fongosités., du pus caséeux. En quelques coups de curette, ce contenu est évacué, on poursuit de proche en proche les fongosités, et l'on arrive enfin, sans avoir pris le burin, jusque dans la caisse, la paroi postéro-supérieure du conduit se trouvant spontanément détruite, rongée ou séquestrée. Cela fait, dans la cavité que l'on a sous les yeux etquel'on (amponne pendant quelques minutes pour y arrêter le suintement sanguin, on vérifie avec le stylet la consistance des parois osseuses, on entame à la curette les pointes rouges et friables, jusqu'à ce que partout le tissu soit dur, mais en agissant avec lenteur, douceur et prudence, millimètre par millimètre, quand on approche de la voûte de laditus I

h Dans une observation de Martin [Soc. médico-prat. </<• Paris.

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— c'est-à-dire de la dure-mère — du facial et surtout du sinus. Assez souvent sinus et dure-mère se trouveront à nu, mais ils n'auront pas été perforés. On termine en fendant le conduit et en tamponnant la cavité comme il a déjà été dit page 1 i(j.

Qu'a fait la nature dans le cas que nous venons de schématiser? Elle a transformé en une cavité unique la caisse, l'aditus, l'apophyse. C'est précisément ce que nous devons faire artificiellement dans le cas que nous allons envisager maintenant et où, l'apophyse étant dure et simplement dénudée, il existe en même temps des lésions osseuses delà caisse ou de son contenu. Alors est indiquée l'opération typique qui consiste à partir de l'apophyse pour entrer dans la caisse et la curetter.

Le procédé typique étant celui qui est décrit p. 131 et 143, il nous reste à montrer comment on doit le modifier selon les divers cas particuliers. Pour mener à bien celte intervention, la première règle consiste à ne pas tenir compte outre mesure du siège de la dénudation de l'apophyse ou de la petite perforation que l'on trouve. Bien évidemment, si sous la peau, après ruginalion de l'os, on rencontre un point peu ou pas perforé, mais carié, friable, on sera en droit de l'attaquer à la curette, pourvu qu'en arrière on se méfie du

27 avril 1885) lorsque la curette, évidant une apophyse cariée, atteignait la paroi supérieure de l'excavation, les extenseurs des doigts du côté opposé se contractaient.

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