RECHERCHE DE L'ANTRE
ici intervient, pour nous créer des difficultés, la sclérose de l'apophyse. Déjà nous avons t'ait allusion à un malade chez lequel l'un de nous dut en deux acte-distincts ouvrir une cellule mastoïdienne close de toute- parts puis la caisse avec l'antre: et souvent, dans ces mastoïdes éburnées, à corticale épaisse, il faut de la conviction pour trouver à coups de maillet le reste des cellules mastoïdiennes.
Parfois même on sera forcé d'y renoncer, aucune cavité, aucun point dépressible n'existant dans l'apophyse et nous rappellerons le malade chez lequel l'un de nous, comptant trépaner l'apophyse pour une fistule rétro-auriculaire, dut modifier son plan opératoire et s'en tenir à une opération de Stacke, en laissant intacte l'apophyse éburnée et atrophiée «.h-. 1 . Mais ces cas sont rares et presque toujours on trouvera une cavité persistante, si l'onobéit à certaines règles de conduite (1).
Le but principal doit toujours être la recherche de l'antre.
Nous avons dit dan- le chapitre précédent, en décrivant le manuel opératoire de la trépanation dans la mastoïdite aiguë (voy.p. 136 .en quel point il fallait chercher l'antre : c'est dans un espace quadrilatère
(1) Huntington Richards insiste sur la gravité de ces cas. Mais chez son malade il a opéré aveuglément, au foret. Or on ne vient ,-, Im.u! de ces opérations qu'à l'aide de la gouge el du maillet (Transact. ofthi Am. Otol. Soc, New Bedford, 1890, t. IV, p,
206 FISTULES MASTOÏDIENNES
limité en haut parla opina supra medtum et la lirieà temporalis, m avant parla paroi du conduit, la limite inférieure étant variable et d'ailleurs de peu d'importance, la limite postérieure étant variable aussi, mais, à l'inverse de la précédente, d'une grande importance, puisque sa transgression expose à la blessure du sinus. Nous avons dit qu'on s'exposait à cet accident lorsqu'on s'éloignait de plus de un centimètre et demi de la paroi postérieure du conduit. Dans ce champ, la corticale étant enlevée, on met l'antre à nu.
Mais dans les cas spéciaux qui nous occupent, il s'en faut qu'on tombe toujours aussi facilement dans une cavité. En effet, l'os que l'on trépane est un os malade depuis longtemps, ayant subi des poussées inflammatoires successives qui ont changé sa contexture, ont éburné sa substance et fait disparaître ou grandement diminué ses cavités.
Il n'y a plus de grandes cellules, la cavité de l'antre est repoussée très haut, raccourcie, quelquefois réduite à un cul-de-sac del'aditus ; et à leur place une apophyse éburnée, dans laquelle le ciseau a autant de peine à se frayer une voie que dans une bille de billard. 11 est à remarquer, que dans ces cas l'apophyse, comme rétractée, est moins volumineuse que celle du côté sain, et on la voit en retrait sur la saillie de l'écaillé.
Si, dans ces conditions on veut trouver l'antre, il