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DIAGNOSTIC DES ABCÈS RÉTRO- AURICULAIRES

le désir de suivre un des pertuis jusque dans la caisse, on fait sauter la paroi post-supérieure du conduit. L'os est mou et friable, saignant abondamment. Le protecteur conduit dans une autre cavité se dirigeant non en haut et en avant mais en bas et en arrière, et contenant des esquilles osseuses, au niveau du canal demi-circulaire et du facial. Celui ci est aperçu dans sa loge trop tard pour éviter sa blessure. Gurettage complet, tamponnement par la plaie postérieure et par le conduit.

Le malade se réveille avec une paralysie faciale.

Les suites de l'opération sont simples, pas de fièvre, le pansement se fait par la plaie postérieure et le conduit.

Aujourd'hui toute la cavité paraît cutanisée excepté en un point situé en haut et en arrière, large de quelques millimètres et où l'os est encore à nu.

Quel que soit le sens dans lequel Terreur se présente, les éléments généraux de diagnostic sont les mêmes. Tout d'abord, à un examen attentif, même avant que le stylet n'ait senti l'os dénudé, la tuméfaction du furoncle n'a pas tout à fait le même aspect que la chute de la paroi posté ro-supérieure du conduit : elle est acuminée en effet, et non point arrondie ; le moindre attouchement avec la pointe du stylet arrache des cris au malade s'il s'agit d'un furoncle, tandis que le gonflement des cellules limitrophes forme une tumeur à peu près indolente à la pression . La douleur du furoncle est même si vive qu'on doit procéder avec ménagement à l'introduction du spéculum ; enfin, il est rare que le furoncle soit unique et, ensemble ou successivement, il en existe presque

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