‹ Les survivances du culte impérial romainChapitre 22 sur 51 · Ibid., IV · texte numérisé non relu

Ibid., IV

6. Mgr Batiffol, La faix constantinienne et le catholicisme (Paris, 1914), p. 255-259.

Son pouvoir émane d'une volonté divine et il a droit par conséquent à des honneurs exceptionnels, que tous, chrétiens ou païens ont le devoir strict de lui rendre.

D'autre part, l'empereur met au service de Dieu la puissance qu'il a reçue de lui, mais, pour que cette puissance soit efficace, il faut qu'elle apparaisse aux hommes comme vénérable entre toutes. Et les chrétiens ont un devoir particulièrement strict d'honorer la puissance impériale; ils doivent être les sujets fidèles par excellence.

II y a donc place dans l'empire chrétien pour une religion impériale qui repose sur des principes quelque peu différents de l'ancien culte de l'empereur, mais qui peut conserver la plupart de ses rites et de ses pratiques.

Tout d'abord, par une série de mesures Constantin a réglementé le culte impérial pour les païens. Ce culte n'a pas été supprimé sous sa forme païenne, mais considérablement atténué. Des monnaies disparaissent les effigies mythologiques et les symboles païens qui assimilaient Constantin au soleil. C'est ce que montrent l'émission de 320 et surtout celle de 324 après la victoire sur Licinius^ Constantin répudie ainsi son identification avec le soleil.

Une loi de 325 défendit de conserver les images de l'empereur dans les temples-. Là encore, il s'agit d'écarter tout ce qui permettrait d'assimiler la personne de l'empereur à une divinité païenne. Il en résulte que les temples uniquement dédiés à l'empereur et oii on ne trouve pas d'autre image que la sienne, continuent à être autorisés, comme le montre la pétition des habitants d'Hispellum (Ombrie) rappelée par Mgr BatiffoP.

Mais, ces précautions prises, Constantin a maintenu, semble-t-il, presque toutes les pratiques et les usages de l'ancien culte impérial.

Constantin renonce à porter sur ses monnaies, le titre de

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