‹ Les survivances du culte impérial romainChapitre 23 sur 51 · Voy. plus haut, p · texte numérisé non relu

Voy. plus haut, p

divus qui disparaît après 3i5 ', mais il laisse ce titre à ceux de ses ascendants qu'il veut commémorer. L'émission de 325 montre des pièces dédiées : Divo Claudio optimo imp. ; Divo Constantio, Divo Maximiano ^. Bien plus, après la mort de Constantin en 33/, figure sur les monnaies la légende : Divus Constantinus pater Augustorum^.

Il n'a pas renoncé davantage au nimbe, symbole de la divinité, qui apparaît sur les monnaies impériales sous les Antonins, est usité sous Dioclétien et reparaît sur les monnaies de Constantin à partir de 325. Il est attribué aussi à l'impératrice Fausta^. Il n'est pas inutile de remarquer qu'à cette date le nimbe est encore absolument inconnu à l'iconographie chrétienne; il n'a donc encore qu'une signification païenne.

Un des rites les plus caractéristiques de l'ancien culte de l'empereur était l'adoration des images impériales. C'était celui qui répugnait le plus aux chrétiens et qui avait suscité de nombreux martyres. On voit cependant Constantin ériger sa propre statue en 328 au sommet d'une colonne triomphale sur le Forum qu'il avait construit. Le fût de cette colonne de porphyre, calcinée par les incendies, existe encore. Elle supportait une statue d'Apollon à la tête entourée de rayons, mais d'après les chroniqueurs, on y voyait l'effigie de l'empereur luimême; d'une main, il tenait une lance, de l'autre, le globe du monde qui aurait été surmonté d'une croix ^. L'inauguration de cette statue donna lieu à des fêtes solennelles 6, et, longtemps après la mort de Constantin, elle était encore en grande vénération. L'arien Philostorge, hostile à Constantin, lui reproche d'avoir forcé les chrétiens à encenser sa statue et à l'adorer ''. En faisant la part de l'exagération, Philostorge va jusqu'à

Page 1