I. Jean Lydos, De magistratibus, I
3. Pierre le Patrice, De caerimontis, I, 91 {P. G., CXII, 748).
peuple entier t'a acclamé ; le grand sénat s'est associé à lui ; l'impératrice a approuvé et le décret a été publié*. » Dans la compilation juridique attribuée à Léon l'Isaurien et Constantin V, le pouvoir impérial est ainsi défini : « Le pouvoir de l'empereur est une autorité légale établie pour le bien de tous les sujets; quand il frappe, ce n'est pas par haine ; s'il récompense, ce n'est pas par faveur ; mais semblable au juge d'un combat, il décerne à chacun le prix qu'il mérite^. »
Telle est la base juridique de l'autorité impériale et il en résulte qu'elle a un caractère providentiel. L'empereur est suscité par Dieu pour maintenir la chose publique. (( L'empereur, dit Jean Lydos, fait preuve envers ses sujets d'un amour de père et de chef qui nous le rend agréable comme un dieu^ », Tel est le thème des acclamations poussées par les soldats en 457 à l'avènement de Léon P"" : « Léon empereur, la république te réclame! Léon, le monde t'attend! L'armée te réclame! Les lois t'attendent!. Le palais te réclame! Voici les vœux du palais! Voici les résolutions de l'armée! Voici les prières du sénat! Voici les prières du peuple! Léon, l'univers t'attend* ! » Dans sa lettre à Louis le Débonnaire (824), Michel II pourra dire que son pouvoir vient de Dieu^. Et au quinzième siècle, Siméon, archevêque de Thessalonique, professe la même doctrine. Il dit qu'après son élévation sur le pavois, qui fait de lui le chef du peuple, l'empereur se rend à l'église afin de montrer qu'il est a l'esclave de Dieu », car « c'est par le Christ, roi des rois que régnent les rois^ ».
L'empereur et l'empire sont donc également saints, car leur puissance n'est que l'émanation de la volonté divine. Dans son ordre du jour de 457, Léon P"" parle de la sainteté de son pouvoir impérial et dans les acclamations poussées par les sol-