Ebersolt, le Grand Palais, p
prêtre ^ La fête de Maïoumas célébrée le i"mai est un souvenir païen ^. Le même jour, à partir de Basile I", on célèbre au palais l'anniversaire de la dédicace de la nouvelle Église 3. Le ii mai est lejour anniversaire de ladédicace de Constantinople,Yevé6'Xiov T-^ç Tlôlebiç. C'est une véritable fête nationale, marquée par de grandes courses à l'Hippodrome^. Le 21 mai était réservé à la mémoire de saint Constantin : l'empereur allait prier aux Saints-Apôtres devant le tombeau de Constantin, puis se rendait au palais Bonos, à l'église dédiée sous les noms de saint Constantin et de sainte Hélène^. Le 20 juillet, on célébrait la fête du prophète Élie instituée par Basile le Macédonien, accompagnée de cérémonies à l'intérieur du palais, de jeux votifs et de représentations figurées analogues à des mystères dramatiques 6. Le i*"" août, on portait en procession dans la ville la relique de la Vraie Croix, puis elle était rapportée solennellement au palais et placée sur le trône impérial, au Chrysotriclinium'^. Au mois d'août, tantôt le 6, tantôt le i5, on célébrait au palais d'Hieria ou parfois au fond de la Corne d'Or, la fête des vendanges, survivance de cultes bachiques, mais à laquelle assistait le patriarche qui bénissait les fruits^. Il en était de même de la fête des Broumalia célébrée au mois de novembre, pendant vingt-quatre jours et qui avait résisté aux prohibitions des conciles. Elle était marquée au palais par de nombreuses réjouissances et les invitations se faisaient par ordre alphabétique : à chaque jour correspondait une lettre de l'alphabet 9.
Sans doute, ces fêtes n'avaient pas pour objet spécial la vénération de la personne impériale, mais elles étaient indé-