Ebersolt, Mélanges d'archéol., p
9. Continuateur de Théophanes, VI, 35. De caerim., II, 18, 52, 53,
pendantes des fêtes de l'Eglise et avaient presque toutes pour objet d'exalter la puissance impériale ou de manifester son caractère de sainteté. Par là, elles appartiennent bien à la religion monarchique. Mais en dehors de ces fêtes d'un caractère exceptionnel, il existait un certain nombre de rites accomplis régulièrement et qui formaient l'élément essentiel de cette religion : le principal était l'adoration de la personne de l'empereur.
L'adoration telle qu'elle avait été instituée par Dioclétien en 284 était la reconnaissance publique et formelle de la divinité de l'empereur ^ Il est évident qu'après Constantin le sens de la cérémonie s'est modifié, mais la cérémonie elle-même s'est perpétuée jusqu'au quinzième siècle.
Aux quatrième et cinquième siècles, aux jours solennels, tous les dignitaires adorent l'empereur par ordre hiérarchique. C'est là un privilège envié et qui classent ceux qui l'obtiennent dans les premiers ordres de l'Etat. Une constitution de Théodose II parle des tribuns des scholaires qui « sont admis aux banquets divins et ont mérité le privilège d'adorer le prince - )>. Toute promotion à une dignité est accompagnée de l'adoration. Le récipiendaire admis en présence de l'empereur s'agenouille, saisit un pan du vêtement de pourpre et le porte à ses lèvres^. De là l'expression : adorer la pourpre, furfuram venerari, qui prévaut après Constantin ^. Dans un de ses sermons, saint Jean Chrysostome, pour indiquer avec quel respect on doit recevoir l'eucharistie, rappelle que <( personne n'oserait recevoir la pourpre impériale dans des mains impures^ ».
Au sixième siècle, le traité de Pierre le Patrice nous montre le même usage toujours en vigueur. Avant d'assister aux jeux,