‹ Les survivances du culte impérial romainChapitre 39 sur 51 · Saint Jean Chrysostome, Hom. xi {P. G., LIX · texte numérisé non relu

Saint Jean Chrysostome, Hom. xi {P. G., LIX

l'empereur se rend au triclinium du Kathisma où il est adoré par les sénateurs^. Décrivant la cérémonie de l'investiture des frotectores et des domestici, il dit qu'autrefois elle consistait dans la seule cérémonie de l'adoration. De son temps, l'empereur expédiait d'abord le brevet, puis l'adoration avait lieu au Consistorion. L'empereur interpellait chacun des candidats qui se prosternait à l'appel de son nom ^.

Et même au sixième siècle, le rite de l'adoration s'était en quelque sorte aggravé. Au lieu de s'agenouiller simplement, l'adorant se prosternait la face contre terre et baisait les pieds de l'empereur. Dans ses Anecdotay ouvrage sujet à caution comme on le sait, Procope accuse Justinien et Théodora d'avoir introduit cet usage emprunté à l'étiquette des cours d'Orient -^ Toujours est-il qu'on le trouve en vigueur à l'époque de Pierre le Patrice et rien ne nous montre mieux que, loin de disparaître et de s'atténuer, les rites de l'adoration se sont, au contraire, développés à Byzance.

Cependant, on voit qu'à cette époque l'adoration impériale est interdite le dimanche*, mais il faut moins voir dans cette mesure une concession à l'opinion publique qui ne semble pas s'être montrée défavorable à l'adoration qu'une imitation des usages de l'Eglise qui veulent que le dimanche les fidèles prient debout en souvenir de la résurrection du Christs

Au dixième siècle, on retrouve les mêmes pratiques sans aucun changement. Les jours de fête a lieu l'adoration régulière et par ordre hiérarchique. Avant la procession solennelle à Sainte-Sophie, l'empereur est adoré successivement par tous les ordres de la noblesse, magistri^ anthy-pati, stratèges, officiales, etc. ^. Il en est de même à chaque promotion, et, le dimanche, le prosternement est remplacé par une simple génuflexion ^.

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