‹ Les survivances du culte impérial romainChapitre 40 sur 51 · Ebersolt, Mélange d'archéologie, p · texte numérisé non relu

Ebersolt, Mélange d'archéologie, p

6. De caerim. I, i {P. G., CXII, 129-131). — 7. Ibid., 29 (400).

Au quatorzième siècle, si l'adoration paraît moins fréquente, c'est que le nombre des fêtes a diminué, mais ses rites n'ont pas changé. Le traité de Codinus nous montre l'empereur rentrant au palais après l'office de Noël et recevant les adorations des dignitaires ^ La prohibition du dimanche paraît même être tombée en désuétude. Après l'office du dimanche de Pâques, a les archontes étant entrés tous, depuis le plus grand jusqu'au plus petit, baisent d'abord le pied droit de l'empereur, puis sa main droite, puis sa joue droite^ ». L'adoration de l'empereur est toujours regardée comme un privilège. Le podestat de Gênes, dont le gouvernement a conclu un traité d'alliance avec Michel Paléologue, en est investi et se prosterne comme les officiers impériaux. En entrant dans la salle du trône, il fait une première génuflexion à la porte, une seconde au milieu de la salle, puis il vient baiser les pieds, la main et la joue de l'empereur en se découvrant la tête. Au contraire, les Vénitiens et les Francs ne possèdent pas ce privilège et se contentent de fléchir le genou devant l'empereur ^.

L'adoration revêtait un caractère particulièrement solennel à l'avènement d'un empereur : elle était comme la première reconnaissance de son autorité. Aussi au cinquième siècle, elle avait lieu au moment même oii l'empereur était élevé sur le pavois*. On retrouve le même usage au sixième et au neuvième siècle, et l'on voit par le traité de Siméon de Thessalonique qu'il était toujours en vigueur au quinzième siècle &. Il est remarquable, au contraire, qu'après le couronnement à l'ambon de Sainte-Sophie, le patriarche n'adore pas l'empereur. Le geste du pape Léon III adorant Charlemagne more antiquorum frinci-pum n'est donc pas tout à fait conforme au céré-

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