‹ Les survivances du culte impérial romainChapitre 41 sur 51 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

4. Pierre le Patrice, De caerim., I, 91 {P. G., CXII, 749) adoration de Léon, en 457.

5. CoRippus, De laudibus Justini,!, \Sy ; Siméon de Thessalon.,/'. G. CLVII, 352.

monial byzantin^. C'est seulement lorsqu'il est descendu de l'ambon, couronne en tête, que le basileus se rend au metatorion et, assis sur son trône, reçoit successivement l'adoration de chacun des ordres de dignitaires^. La même réception est célébrée après le couronnement d'une impératrice ou après celui d'un César au tribunal des Dix-neuf Lits 3, En outre, nous voyons qu'au quatorzième siècle l'impératrice adore l'empereur aussitôt après avoir été couronnée*.

Ainsi le rite essentiel de l'ancien culte impérial s'est conservé intact jusqu'aux derniers jours de Constantinople. Sans doute, ce n'est plus la divinité de l'empereur qu'on adore, mais la volonté divine qui l'a placé sur le trône. Comme les autres rites d'ailleurs, l'adoration perdit beaucoup de sa force et devint un pur geste d'étiquette. Lorsque le pape vient à Constantinople au sixième et au septième siècle, l'empereur l'adore, mais le pape à son tour adore l'empereur^. De même au dixième siècle, l'empereur et le patriarche s'adorent mutuellement lorsqu'ils se rencontrent à Sainte-Sophie^. Au quatorzième siècle, ils se contentent d'incliner la tête'.

L'adoration de la personne de l'empereur était en somme restreinte à un petit nombre de privilégiés qui pouvaient seuls approcher de lui. Pour la masse des sujets au contraire, il y avait l'adoration de l'effigie impériale qui était l'acte d'adhésion publique à la doctrine du caractère surhumain de l'empereur.

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