Cod. Theod., XII, 1, 112 et 148 (p
3. Fallu de Lessert, les Assemblées ■provinciales et le culte provincial dans V Afrique romaine (1884), p. 78-82. Beurlier, p. 3o2. Dom Leclercq, art. «Adoration », du Dict. de Dom Cabrol.
i6 L'ÉGLISE ET LES SURVIVANCES
que ces sacerdoces jouissent d'immunités civiles, privilégia, dont les avantages qu'ils procurent ne sont que trop tentants; elle dénonce l'imprudence qu'il y a à les solliciter, à les accepter, fût-ce pour se dérober aux écrasantes charges du fisc, (( pr opter publicarum necessitatum moles tias declinandas » ; elle gémit des défaillances où se laissent ainsi entraîner des Chrétiens qui ne sont pas assez forts, « et, quia non omnes fortes inveniuntur, etia'tn subprincipibus christianis plerique sunt lapsi », c'est saint Ambroise qui parle ainsi (EpistuL, XVII, 2). Pourtant il ne prononce pas un interdit absolu. Pourquoi ? Parce que la matière ne le comporte plus. Que le flamine soit chrétien ou qu'il ne le soit pas, le culte impérial est vidé de tout rite idolâtrique, et cela est rappelé par une loi d'Honorius, en 399. Nous avons aboli les rites païens, dit Honorius, (( profanas ritus iàni salubri lege submovimus -» ,noviS ne voulons pas abolir les assemblées de fêtes des citoyens et l'allégresse publique, « festos conventus civium et cornmunem omnium, làetitiam, non patimur submoveri » ; il est donc permis de célébrer ces fêtes conformément au vieil usage, « secundum veterem consuetudinem », étant bien entendu qu'il n'y entrera pas de sacrifice, ni aucun rite idolâtrique, « absque ullo sacrificio atque ulla super stiiione damnabili^ ».
Donc « omnis super stitio penitus eruenda », et, en vertu de ce principe, suppression de tout acte impliquant le culte idolâtrique de la personne de l'empereur. Cependant, dès là que le principe était posé, il semble que les empereurs les plus scrupuleux, un Gratien, un Théodose, aient accepté des hommages qui, matériellement, sinon formellement, nous semblent parfois justifier le reproche d'idolâtrie politique °. L'Eglise ne s'en offensa pas, estimant que tout ce qui est cérémonie et