‹ Les suspects en 1858; étude historique sur l'application de la loi de sureté générale; emprisonnements - transportationsChapitre 26 sur 53 · RamUmi Umm Mt 1« ooubi da ngntlaîito WM d · texte numérisé non relu

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CORRÈZfi.

Voici les noms des transportés de ce département :

BORIB.

DiuLLBi agent d'afibires à Bort.

Arrêtés le S4 février ils furent conduits à Marseille en voiture cellulaire. Ils faisaient partie de ce eonvoi qui mit 96 heures pour aller de Guéret à Mar- «iUa et qui comprenait l'infortoné GhasMignon de la IHndogne.

Transportés en Afrique, ils furent internés, au nombre de 23, à Mascara, où on les logea d'abord dans la caserne du bataillon d'infanterie légère d'Afrique. Pour recevoir leurs noureani hdtea» lee soldats de ce bataillon avaient préparé le café et le cognac sans oublier les cigares. Mais des ofiiciers ayant su ce qui se passait, envahirent brutalement les chambrées, et renversèrent tous les apprêts.

Puis, incontinent^ les transportés durent quitter la caserne et on les conduisit an gmuin des tureos. On voulait imposer aux sous-officiers des turcos la charge de

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surveiller nos amis, mais ces courageux et honnèteB soldats répondirent : qu'ils n'étaient pas des gendarmes.

Ainsi il n'était pas permis anx soldats d'honorer leors concitoyens dans le malheur I H est mi que le maréchal

Randon l'avait ainsi ordonné I

GELEUSE.

La Creuse compte quatre transportés :

Andrieu, instituteur à Guéret.

DELABIBEaRBITE.

Bou.

Ces quatre citoyens arrêtés à la même époque, se trouvaient dans cette voiture cellulaire portant le n* 6, qui mit 96 heures pour aller de Guëret à Marseille ei qni contenait le citoyen Ghassaghon de la Dordogne.

Le citoyen Ain>RTSu fut le seul, à causé de sa constitution exceptionnellement robuste, qui put descendre sans aide de la voiture. On fut obligé de porter à bras tous les autres. Mais quelle que fût sa ibite il écrivait quelque tempe après : « J'étais en arriTant dans vne sorte

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rôlétit être fusillé que de repasser par une semblable épreuve. » Ajoutez à ce'a qu'on les avait tous mis ati (ét Le coadttctettr de la voiture cellulaire leur di&ait 4o*uii ieiii booime» un forçat do Mans, y avait séjourné trois heures de plus qu'eux, mais qu'à l'arrivée on Tavait trouvé mort dans sa cellule.

Que faut-il penser de semblables cruautés ? La loi punit ceux qui frappent les animaux, ebsottt*elie ceux qui martyrisent les hommes t

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